Cours 1 - Séminaire (Cheikh Hatim Al Maliki)

Hatim Al Maliki11,222 words

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Bismillah rasah. Donc inchallah taala on va entamer ensemble je l'espère un voyage spirituel qui nous sera extrêmement bénéfique. On demande et on implore Allah az w de nous accorder la sincérité et la véracité dans nos paroles et dans nos actions. Mais avant de commencer le séminaire, je tiens premièrement déjà à remercier grandement les sœurs qui ont organisé cette rencontre. Qu'Allah les préserve et leur accorde les plus grandes récompenses qu'on puisse accorder à ce genre d'action. Qu'Allah alourdisse leur balance le jour de la résurrection. qu'il blanchissent leur visage et leur accorde la grâce de pouvoir recevoir et réceptionner leur livre de la main droite. Et euh un remerciement particulier au cadeau que j'ai reçu dans ma chambre, ça m'a fait vraiment plaisir. J'étais je suis venu, j'étais fatigué. Wà, je suis épuisé. J'ai passé une semaine, il y a qu'Allah qui sait. Ah là, c'est dormir. Je sais même plus ce que ça veut dire en fait. Le prochain sommeil que je vais faire, je vais je vais Allah akbar. Quand j'ai vu ça qu' Camil, il a fait la route avec moi, j'étais épuisé sur la route. J'avais mal à la tête, j'étais fatigué. Je dis donne-moi la force de faire ce séminaire. Je suis rentré dans ma chambre, j'ai vu le petit mot, ça m'a redonné courage et foi en l'humanité. Donc hamdillah. Hamdah. Vous savez pas la la difficulté que c'est que de recevoir à longueur de journée des plaines, des difficultés, des problématiques et malheureusement quand on est au contact de la umma, on voit l'évolution de celle-ci. Les messages que je reçois, c'est d'une crasse que je n'aurais jamais pu imaginer à cela 10 ans, 15 ans. Et donc ça devient de plus en plus lourd pour l'âme. Et al hamdillah, en tout cas qu'Allah récompense récompense les sœurs. Donc euh le séminaire comme vous avez pu le voir se nomme, bon je l'ai appelé comme ça mais vous allez voir que c'est beaucoup plus beaucoup plus complexe que ça mais euh là c'est mieux. OK. Donc euh le nom c'est arrête de survivre, retrouve le goût de vivre par le thid. Alors le problème avec ce titre làà c'est que c'est des mots creux mais c'est l'air de c'est l'air c'est l'époque. C'est une époque de slogan, une époque où les mots ne portent plus leur sens. Donc quand on va lire ce titre là, beaucoup ne vont pas comprendre le sens réellement de vivre et encore moins du thid. Donc c'est ce qu'on va essayer inchallah taala d'expliquer durant tout ce séminaire et de redonner la texture, la profondeur au terme. D'accord ? Et le but de ce cours, le premier cours, il s'appelle diagnostiquer. Et on va expliquer pourquoi, d'accord ? Mais avant tout, je tiens à mettre en lumière quelque chose de fondamental parce que al hamdillah vous vous étudiez avec moi vous je pense que au fur et à mesure vous l'avez compris là vous savez que vous êtes partis pour x x x sujets. On va rentrer là, on va sortir là, on va passer par là, on va certains sont nouveaux, c'est la première fois qu'ils vont assister à un de mes cours, à un de mes séminaires et ils pensent que c'est une autoroute tout droite. on va en ligne droite. En fait, ils s'attendent à ce qu'on enchaîne les phrases creuses et qu'on avance. Non, forcément ce séminaire là va vous demander un effort considérable. D'accord ? C'est pour ça que j'ai mis la première loi du savoir. Le ne s'octroie et ne se donne et c'est Allah qui donne la science jamais à une personne qui fait preuve de retenu, qui fait preuve d'économie. Le ilm ne se donne qu'à une personne qui se donne entièrement au ilm. Et donc ce qu'il faut comprendre c'est qu'aujourd'hui on est dans une illusion à savoir que le il paraît accessible. Il y a des livres partout, il y a des cours partout, il y a des vidéos YouTube partout, des audios partout et pourtant le n'a jamais été aussi inaccessible. Parce qu'en fait quand on parle d'effort, ce que les gens ne comprennent pas, ce n'est pas un effort physique hein. Ne pensez pas que en ayant fait ces 4 heures de route et en vous asseayant devant moi ou en allumant votre PC et en vous connectant sur Zoom que vous avez fait le moindre effort, al hamdillah, vous l'avez fait. Vous avez fait une part de l'effort mais cette partie d'effort n'est pas suffisante à ce que le ilm vous soit octroyé. La part d'effort la plus compliquée, c'est d'accepter de rentrer et de osons le terme sombrer dans les profondeurs de vos âmes et de vos cœurs pour enfant trouver une lumière. Et ça, l'effort de la lucidité, c'est pas tout le monde qui est capable de le faire. Vous voyez ? C'estàdire qu'au fur et à mesure des questions désagréables vont être posées, des sujets désagréables vont être ouverts et le réflexe de la grande majorité des gens, c'est de détourner le regard et de dire "Alz, nous casse la tête, je suis pas venu pour ça. Moi, moi je suis venu pour apprendre quelque chose, hein. C'est-à-dire combler le manque de profondeur par un peu de technicité. 1 + 1 = 2. Alif ba euh mets une fatha ici, mets une ici marf hein. Euh lève les mains là, baisse les mains là. Ça ça rassure. Ça c'est facile. Ça c'est aimer de l'âme. L'âme elle a pas de problème avec ça parce que ça ne change pas l'être humain. Ça ne change pas l'individu. Est-ce que ça veut dire que c'est négligeable ce savoir ? Non, il est extrêmement important. Mais il est extrêmement important pour un cœur qui est préparé, pour un cœur qui est sain, pour un cœur qui est éduqué. Un cœur éduqué reçoit cette technicité et en fait un chemin vers Allah az wel, un cœur pervers. Reçois cette technicité et en fait un chemin vers l'égarement. Oh, en fait Lou, c'est juste une son, c'est pas obligatoire. Je le savais pas moi dis donc. Ah, en fait ici, il y a un Ah bah tant mieux. Ah, en fait ceci l'apprentissage de la technicité et de la sunna devient le meilleur moyen pour s'éloigner de celle-ci. Le débat autour des noms et attributs d'Allah az devient le meilleur moyen pour s'éloigner d'Allah parce qu'on se rassure par la technicité et on ne veut pas regarder la réalité de de nos êtres. Et donc ce séminaire va pas être confortable, je vous le dis tout de suite, il va être désagréable ce séminaire là. Il va pas vous présenter un chemin parsemé de rose. Non. Et si un moment ou un autre vous vous sentez mal à l'aise, dites-vous que al hamdillah, c'est pourquoi on est venu et c'est l'effort qu'il faut consentir. Est-ce que c'est clair pour ce premier point ? D'accord. Donc je tenais vraiment à établir ce fait pour qu'on puisse partir sur des bases correctes. Allez, on fait participer les gens sur Zoom. Mettez-moi tous des pouces, hein, pour que vous sentez que vous êtes aussi avec nous. Allez, ça y est. OK. Alors encore une fois là, on va parler d'une maladie précise. Et cette maladie précise, on va débattre autour d'elle et on va la mettre en lumière. Mais en fait, il y a une étape que la majorité d'entre nous évite ou voire même n'en comprennent pas l'importance et il passe à côté. Et le problème c'est que lorsqu'on passe à côté de cette étape là, on passe à côté de la guérison finalement. Et c'est pour ça que regardez, je vous ai mis le plan du premier cours. J'ai dit Add Adam alayhi salam le nommeur. Ensuite avant la lumière nommez les ténèbres et pour finir quand le langage devient une arme. Vous allez dire c'est quoi la relation avec le thid mais la relation elle est évidente pour celui qui a minimum médité le Coran. Alors, mettez-vous à la première enfin la première slide, Adam le Nommeur. C'est bon tout le monde là ? OK, c'est bon sur Zoom, vous êtes avec nous ? OK, très bien. Hamdah. Alors, comment je fais pour euh la mettre ? Attendez, laissez-moi juste deux petites secondes. Oui, c'est bon. OK. Alors, il y a un verset fondateur dans le Coran sur lequel beaucoup d'entre nous passons sans véritablement s'arrêter dessus. Et ce ce en fait c'est pas un verset, c'est une somme de versets. Elle relate un fait qui a eu lieu et ce fait a déterminé un des éléments les plus importants lorsqu'on parle de la nature humaine. Allah s'adresse aux anges. Allah waala décide de mettre sur cette terre un khalifa, un visire, c'est-à-dire une personne qui va être le dépositaire de la volonté divine. Ça veut dire quoi être dépositaire de la volonté divine ? Ça veut dire être le réceptacle de celle-ci et la matérialiser ici-bas. Et les anges ne comprennent pas. Les anges disent à Allah az, tu vas mettre sur terre une créature qui va faire couler le sang et qui va propager la turpitude. Et Allah leur répond en leur disant "Je sais une chose et je connais une chose que vous ne connaissez pas. En fait, les anges lorsqu'ils ont vu Adam alayhi salam et sa création parce qu'il ils l'ont vu, ils l'ont aperçu de A à Z, comment il était créé d'argile et comment Adam alayhi salam avant d'être un humain, ça veut dire une âme insufflée dans un corps matériel, il était terre et argile façonné. Et donc quand les anges ont vu ça et qu'ils ont vu euh bon je vous passe tout le récit hein dans le Sah Muslim on a vu ce hadith là lorsqu'on a fait justementad commentitan a pénétré Adam alayhi salam et que finalement Adam l'humain entier il est pétri de passion et de faiblesse. En fait, quand les anges ils ont vu ça, ils ont pas compris. Et là, Allah wala a voulu rétablir l'ordre hiérarchique entre ces créatures et il a convoqué les anges et il leur a dit "Nommez-moi ces choses." Nommez. Et là les anges dit gloire à toi on ne peut savoir une chose que tu nous as pas préalablement enseigné. Cette faculté de nommer les choses, on l'a pas, on ne la connaît pas. On n'est pas capable de faire preuve d'abstraction. Et ensuite Allah Ensuite Allah préalablement il avait enseigné Adam Adam alhi salam la capacité à nommer. Et donc quand il a convoqué les anges, il a convoqué Adam alayhi salam à ce moment-là c'est le premier acte de prophétie qui a eu lieu. Qu'est-ce que c'est la prophétie ? et recevoir l'enseignement divin et le et le transmettre. Et là, Adam alayhi salam a reçu un don divin, une faculté divine, à savoir la capacité à nommer. On va revenir sur ça. Et pour la première fois, Adam alayhi salam le transmet au aux anges. Sauf qu'on dit pas de Adam que ici c'est un ras pour la simple pour une raison que en fait les anges bon pas rentrer dans les détails. Et donc là les anges s'aperçoivent que Adam alayhi salam a une nature particulière, il a une capacité particulière. Il a un don qu'ils n'auront jamais. Alors oui, Adam alayhi salam est plus faillible que eux ne peuvent désobéir. Adam il désobéit. La nature d'Adam est dualité. Ne sont que lumière. Adam al salam est faible dans son adoration. Eux ne connaissent que l'adoration. Il ne se fatigue jamais. Mais se passe un événement qui fait que la hiérarchie, le sentiment de supériorité que les anges avaient s'effondre et ils comprennent de rien avant que la créature qu'ils ont en face d'eux est d'une toute autre nature. Lorsqu'ils s'aperçoivent que Adam alayhi salam commence à nommer les choses une à une et il nomme pas les choses. pas cette c'est pas Adam alayhi salam n'a pas reçu une liste d'objets qu'il a appris par cœur. Non, il a reçu une capacité. On va expliquer après ça. Et donc si vous comprenez ce que je suis en train de vous expliquer et c'est ce que j'essaie de vous mettre en évidence sur le diapo sur la présentation, c'est que cet acte là c'est un acte fondateur. Adam alayhi salam a affirmé sa supériorité par sa capacité de quoi ? D'abstraction. Ça veut dire quoi la capacité d'attraction ? Ça veut dire quoi ? Nommer, ça veut dire être capable de catégoriser, être capable de structurer, être capable de hiérarchiser, être capable de comparer. En fait, ça implique énormément d'autres fonctions. Ça veut dire avoir un impact sur le sur le réel. Pourquoi Adam alayhi salam khalifah ? parce que justement il a cette capacité d'abstraction, cette capacité de conceptualisation, cette capacité de compréhension profonde qui lui permet d'avoir une maîtrise et une saisie sur le réel. Vous voyez quand vous prenez un animal qui traverse une forêt, qu'est-ce qu'il fait lui ? Il traverse la forêt. Oui ou non ? Il la traverse, mais il la traverse comme un aveugle traverserait une forêt. Il ressent la forêt, il la traverse, il a ce contact matériel mais il n'est pas capable de la conceptualiser, de la penser. Il passe pas à côté d'un arbre, il se dit "Ah, ça c'est un arbre, à quoi pourrait-il servir ?" Quelle est la différence entre un arbre et cette et cette branche là ? Quelle est la différence entre ça et ça ? Et pourquoi ça ça serait pas ça et ça et ça ? cette capacité à nommer, à conceptualiser, à hiérarchiser et donc à j'en sais ça. C'est le propre de c'est le propre de l'humain. C'est la faculté divine que l'humain il a reçu. Est-ce que vous comprenez ce que je suis en train de dire ? Vous êtes avec nous sur Zoom ? Tout est clair ? OK. Alors, normalement, je vous ai mis dans ce diapo rapidement. Nommer, c'est quoi ? Alors, vous allez dans nommer un acte de pouvoir avec la photo du joli berger. Qu'est-ce que c'est nommé ? C'est ce que je vous ai expliqué juste ici. Nommé, c'est un acte de pouvoir. C'est prendre pouvoir sur le réel. Lorsque un berger nomme son troupeau, il crée une relation d'autorité et de soin. Lorsque un enfant est nommé par son père, on crée une entité, une une lignée. Et c'est pour ça que en islam, celui qui donne le nom à l'enfant, c'est le détenteur de quoi ? De de l'autorité. C'est le père. C'est le droit du père que de nommer l'enfant. Parce que nommer, c'est déjà imposer son pouvoir à l'autre. Toi quand tu viens, tu t'appelles Nordin. Mais qui a décidé que tu t'appelles Nordin ? Tes parents. Ils ont défini l'une des choses la plus intime, celle qui te donne un sentiment de différenciation par rapport à toutes les autres créatures. Vous imaginez s'il y avait pas de nom ici hein, on serait pas capable de de différencier. Si on narrive pas à vous différencier, comment on fait pour vous interpeller ? Comment on fait pour vous assigner un rôle ? Comment on ne peut plus agencer, on peut plus avoir d'emprise sur le réel. Mais dès que je nomme là, c'est autre chose. A il y a il y a un pouvoir qui s'opère. Est-ce que vous comprenez ce que je suis en train de dire ? Vous voyez ça ? Beaucoup ne le pensent pas. Beaucoup ne vous allez dire "Mais pourquoi on nous parle de ça ? Mais habibi, si tu n'es pas capable de nommer la maladie que tu as, tu vas avec elle toute ta vie." C'est juste ça en fait. Tu comprends pas en fait. Et donc nommer un enfant, c'est un acte lourd, c'est un acte de pouvoir et c'est pour ça que c'est un droit de l'enfant. Le choix du nom, c'est un droit de l'enfant. C'est son premier droit sur toi. Tu peux pas l'appeler n'importe comment. Ça a tellement d'impact sur lui et sur sa vie. C'est un pouvoir symbolique, c'est un pouvoir réel, un pouvoir de hiérarchisation, d'identification, et cetera, et cetera. Le roi nomme ses conquêtes. Vous voyez quand chaque président il vient, il établit une loi, on nomme la loi, on la différencie de toutes les autres. On lui donne un statut spécial. C'est une manière pour lui d'avoir une emprise sur le réel. sans cette nomination, elle serait indigeste, elle serait indifférenciée, elle serait interchangeable avec tout le reste. Sans les noms, avec les noms, alors sans les noms, la réalité est indistincte. L'homme est perdu dans le chaos. Il subit sans comprendre. Il ressent sans pouvoir exprimer. Il souffre sans savoir pourquoi. Impossible d'être khalifa. Voyez, vous êtes déjà tombé sur une personne, vous dit "Qu'est-ce que tu as ?" Je sais pas. Je sais pas dire quoi ? Je sais pas. Les sœurs c'est les plus fortes dans ça. Qu'est-ce que tu as ? Je vois tout noir. Tout est flou. Pourquoi tout est flou ? Parce qu'elles sont dans l'incapacité de nommer. Et c'est ce qui différencie l'homme de la femme. Adam alayhi salam quand il est établi comme khalifa. Est-ce que est-ce que Hawa existe ? Elle n'existe pas. Hawa n'existe pas. la capacité de nommer, de pointer, de hiérarchiser. S'il vous plaît les sœurs, faites un peu de preuve de retenu, hein. Cette capacité de nommer, de hiérarchiser est censé parce que le monde aujourd'hui bon est censé être plus prononcé chez quoi ? Chez l'homme que c'est la femme. C'est pour ça que la femme à un moment quand elle est perdue, elle a besoin que son mari il vient et il il met il met un mot. Et quand le mari il la regarde, il dit "Je suis aussi perdu que toi." Bon bah là, il y a un vrai problème qui a il y a il y a une déstabilisation qui s'opère au sein de la famille. Et là le le mari perd son pouvoir avec les noms. La réalité est organisée. L'homme peut naviguer, comprendre, agir. Il discerne, il choisit, il répond de ses actes. Le rôle de visser de khalifa devient possible. Voyez voyez ? Allah Akbar. Vous voyez comment notre principale mission sur terre est liée à cette notion là, hein. Regardez comment certains musulmans vont penser que là on est en train de philosopher, que est en train de raconter. Ouais. Parce qu'en fait le musulman, il faut qu'il soit médiocre. En fait, le musulman faut qu'il soyez gentil avec vos voisins, distribuez des gâteaux, il faut avoir un bon comportement. C'est important de sourire les frères, les sœurs, obéissez à votre mari. Voilà, c'est le le discours islamique ne doit pas dépasser ça. Alors bien sûr, tout ça c'est important, mais ça c'est un socle. Ça c'est un socle. Et si tu ne t'imposes pas des réflexions coraniques quand même, on est devant un acte fondateur. Allah t'explique comment tu es devenu khalifa et pourquoi. Et qu'il y a des créatures qui ont remis en cause ta et donc Allah az w t'a élevé a imposé ta supériorité et l'a mis en évidence par un acte. Tu ne penses même pas cet acte. Finalement tu es en train de mettre ce don divin de côté. Tu es en train de mépriser ce par quoi Allah az wel t'a élevé. Vous voyez la la gravité de cet acte, de cette ignorance. Et c'est là où je je reviens à vous dire que la loi de l'effort, les gens sont des paresseux intellectuellement et la paresse intellectuellement est le premier chemin vers quoi ? Vers l'enfer. Si nous étions des gens qui écoutions et réfléchissions, nous ser on serait pas en enfer qu'on serait pas en enfer. Qu'est-ce qui ramène à l'enfer ? L'effort, laapparesse de quoi ? De la réflexion. Oh là là, toi c'est trop compliqué, tu es en train de philosopher, laisse-moi tranquille. OK, pas de problème, je te laisse tranquille. Continue à vivre dans ton chaos. Continue à vivre avec la violence à l'intérieur de toi. Tu sais pourquoi ? Parce que à partir du moment où tu ne peux pas mettre des mots sur ce qui te traverse, le seul langage, ça va être la violence. Oui, les frères font l'erreur de vouloir discuter avec leurs femmes au moment où elles sont dans ce chaos émotionnel. Dans le chaos émotionnel, tu vas recevoir qu'un truc, hein, une rafale de paroles que tu ne voudrais pas entendre parce qu'elle n'est pas capable de mettre des mots. C'est pas qu'elle veut pas, elle ne peut pas. Et donc le seul langage qui lui est imposé à ce moment-là, c'est le langage de la violence. Quand vous prenez des des des personnes qui ne sont pas formé spirituellement, qui ne sont pas formés intellectuellement, vous voyez que très vite il bascule dans quoi ? Dans dans la caricature. Wah wha et après quand il a fini ce mot parce qu'il connaît que ça wallah wallah sur le Coran wallah sur le Coran làbas il bascule dans la violence. On avance. Donc la leçon fondatrice, ça c'est important. Je vous ai mis cette phrase là, retenez-la. Tant que ce n'est pas dit, ça n'est pas vraiment là. Mettre un mot sur une chose, c'est lui donner quoi ? Une une réalité. Regardez ce que je vais faire. Je sais pas. Là, je sens un apaisement. Je sens une ambiance qui m'apaise ici. Qu'est-ce que je viens de faire ? Je viens de mettre un mot sur quoi ? Sur l'ambiance de la pièce. Tout de suite, elle s'est créée. Tout de suite, vous la ressentez. Oui ou non ? Il y a 2 secondes, elle était pas là. Elle n'était pas Elle était là mais elle n'était pas vraiment là. Vous étiez dans l'incapacité de la ressentir. Ce qui vous a permis de la ressentir, c'est le mot que j'ai imposé au-delà même d'employer imposé sur elle parce qu'il se peut que c'est pas un apaisement. Mais moi, j'ai dessiné que c'était un apaisement. C'est un pouvoir que j'ai. Et donc, on va arriver à une seconde euh dimension qui est tout aussi dramatique. Donc le mot ne décrit pas seulement la réalité, il la convoque, il la rend présente à la conscience. Il crée un focal connective qui attire l'attention là où elle devait se poser. Un enfant, un enfant, un nourrisson qui est en en symbiose totale avec sa maman, ils sont même dans quoi ? dans une unification. Il ressent plein de choses vis-à-vis de sa maman mais dans dans l'incapacité de les exprimer, de les comprendre. Si tu viens, tu lui dis est-ce que tu si Allah az lui aurait donné la parole à sa tu dis est-ce que tu aimes ta maman lui sait pas ce que c'est l'amour. C'est la première fois qu'il va entendre ce mot, il va dire mais vous voyez le mari qui est avar de mots avec sa femme. En fait arrivé à un moment la femme elle te Nous les hommes, comme je vous ai dit, on a ce rôle de khalifa. Notre niveau d'abstraction, il est censé être plus élevé. D'accord ? Bon, j'ai pas envie de rentrer dans ces détails là. Euh l'intelligence et la raison, ce sont deux choses différentes. Toi, tu peux être un bhlou et ta femme, elle est 20 fois plus intelligente que toi, mais c'est pas pour autant qu'elle est plus raisonnée que toi. Ça n'a rien à voir. Tu vas voir quelqu'un, c'est un berger, il a il sait pas lire, écrire et toi, tu as un bac + 72, tu viens avec euh toute ton érudition, tu pr il va t'enseigner la vie, il va te la prendre lui, hein. Au moment où tu vas perdre un un défunt, un proche où tu vas être touché par une catastrophe, tu vas voir comment tu vas réagir. On va voir qui est raisonné et qui est intelligent. C'est c'est totalement différent. Mais ce que je veux dire par là, ce que je veux exprimer par là, c'est que à partir du moment où toi tu es khalifa, tu es censé comprendre que ta capacité à nommer, à mettre des mots est supérieur en principe par rapport à ta femme. Et la femme en fait dans ta relation avec elle, elle sent que tu l'aimes. Mais cet amour n'existe pas tant que tu n'as pas apposé le mot dessus. Le mari dis je t'aime, ça se voit que je t'aime ? Non non, ça se voit pas. Mets un mot, mets le mot parce que à partir du moment où tu mets le mot, ça devient une réalité pour elle. Et donc celui qui est avar en mot, il laisse sa femme vivre dans quoi ? Dans un flou. Un flou émotionnel. Un flou. un une angoisse finalement tu es un khalifa, mets le mot rash, qui est la personne la plus aimée auprès de toi Aïa. Devant tout le monde. Je t'aime. Pas avard dans ses émotions, il posait des mots. Moi aussi je vous aime tous. Vous vous comprenez hein ? Et donc ce qui n'est pas dit n'existe pas vraiment. Est-ce que vous J'espère que vous êtes en train de comprendre l'importance de cette introduction, hein. Je vous ramène petit à petit parce que certains bah forcément le but de ce séminaire c'est cette lourdeur qu'on ressent tous ce vide hein. Mais habibi, comment si tu veux que j'en parle comprends déjà que si on pose pas le bon mot en fait on saura jamais de quoi on parle. On va déblatérer pendant 700 he mais à la fin on arrivera nulle part. Et c'est pour ça que le premier cours, c'est de comprendre que avant toute chose, il faut diagnostiquer. Et c'est pour moi des fois je reçois des messages. Oui, salam alkoum ch je suis pas bien et cetera. Est-ce que vous avez un conseil ? Cette question montre toute l'ignorance de celui qui la pose. Comment veux-tu que je te réponde à quoi que ce soit je ne te connais pas ? Et en ne te connaissant pas, je suis dans l'incapacité de poser un diagnostic et donc dans l'incapacité de nommer et donc dans l'apacité de trouver un chemin de guérison. Ça n'a aucun sens. Les fato de 10 secondes sur YouTube, c'est bien pour des adolescents immatures de 15 ans. Mais pour un individu qui a une expérience dans la vie et qui comprend ce qu'est la vie et qui se contente de ça, cela n'est que l'expression de son niveau d'intelligence. Voilà, il y a une courbe de gauche. D'accord ? Lui, il est plus du côté gauche que du côté droit. Et ce n'est pas être insultant que de dire ça, c'est le réveiller, lui dire "Eh, réveille-toi." Arrive un moment, "Rpecte-toi." Tu peux pas venir voir une personne et lui dire "Je suis pas bien. C'est quoi la solution ? C'est quoi ça ? C'est quoi ce niveau de médiocrité dans cette communauté ? Et je sais pas qui est le plus médiocre, celui qui répond ou celui qui pose la question. Donc nommé avant de guérir. Celui qui veut guérir doit passer autant de temps à nommer qu'à essayer de de guérir. On va le voir, on va l'expliquer tout à l'heure. La plus grande des maladies de notre époque, c'est quoi ? C'est la bienpensance, la faculté à nommer extrêmement rapidement. Je suis pas bien avec mon mari, relation toxique, mon mari pervers narcissique, ma femme, tuas tu as des réponses à tout en 2 secondes. C'est une vérité que les traditions médicales a fini par admettre, mais que la tradition spirituelle savait depuis toujours. Quand on fait l'histoire des idées et qu'on voit comment la médecine elle a développé, les vous savez là ce qu'on appelle aujourd'hui le savoir empirique en fait la méthode médicale aujourd'hui c'est quand tu vas voir un médecin qu'est-ce qu'il fait un médecin il procède par élimination fait des tests et il élimine les pistes. Ça vous pensez que ça c'est comme ça habibi pour que ça ça s'opère dans la dans l'humanité il a fallu que l'islam vienne. L'islam est venu avec sa méthodologie spirituelle et ensuite elle a déteint sur quoi ? sur le champ médical et ensuite les musulmans, ils ont ramené c cette méthode d'expérimentation et elle a été repris par quoi ? Par l'Occident. Parce qu'aujourd'hui quand on te présente le monde des sciences, tu as l'impression que les Grecs et les Romains, il s'est rien passé. Non, entre les Grecs et les Romains, c'est c'est les musulmans. Ce qu'on appelle l'épistémologie, ça veut dire supprimer et rayer de l'histoire de l'humanité toute une civilisation et inventer un pont. Nous sommes une civilisation greco-romaine. Ouais, vous êtes plus musulmans que greco-romain, mais ça on va pas vous le dire. Donc ce qu'on voit aujourd'hui dans les dans les hôpitaux quand tu t'adresses à un médecin, ça a été depuis tout temps auprès des des muraboun des qui étaient spécialisés dans l'éducation religieuse. Ils sont où ces savants aujourd'hui ? Ouais, on c'est quand même bizarre hein. On a le f on a leura, on a laakida. Mais ils sont où ? Où sont passés ces savants ? Où ont-ils disparu ? Non pas non pas qu'ils ne sont pas là, c'est que les gens n'arrivent plus à mettre un mot dessus. Voyez quand tu viens, tu dis Mabbi Oh là là, c'est quoi ce mot ? C'est quoi ce truc ? Morabbi, j'ai jamais entendu moi. Ah ouais ? Et Allah il dit, je dit, tu sais quoi ce verset-là ? Tu le mets où ? Qu'est-ce que tu en fais de ce verset ? Tu lis pas le Coran ? Et qu'est-ce que c'est le prophète si ce n'est unab ? Mais ce que j'essaie de vous faire comprendre aujourd'hui, c'est que avant lorsque la personne se présentait auprès d'un chir, tout se faisait dans le silence. Le chir, il passait déjà un certain temps avec son élève, avec la personne juste pour diagnostiquer. Va manger, va sortir, va voir, parle au téléphone devant moi, discute, échange ta posture, comment tu es. Un moment, je vais te crier dessus, je vais voir comment tu réagis sous la pression. Un moment, je vais être gentil avec toi, je vais voir comment tu réagis sous la gentillesse. Tu sais quoi ? un moment je vais être proche de toi, un moment je vais t'éloigner, on réagit hein. Je procède par élimination jusqu'au moment où je pose un un diagnostic, je pose un mot et là je te dis voilà ça c'est ça en fait toi. Ah aujourd'hui les musulmans l'acceptent dans les sciences profanes. Même si cette dicotomie profane sacrée, elle est elle est euh inopérante en islam. Mais disons que euh c'est une classification reconnue, on va la prendre. OK. Profan, il accepte. Mais dans le religieux, les gens l'acceptent pas. Dans le religieux, on a euh confiné le savoir à son côté technique. Halal, haram, lève les mains, baisse les mains, ça c'est va là-bas, fais ceci. En fait, ce qui était censé être un outil devient l'objectif. Est-ce que vous comprenez ce que je suis en train de dire ? de savoir qui a pour principale mission d'éduquer. Ce savoir-là devient invisible, on l'invisibilise et on le substitue par son outil, ce qui est censé le renforcer, la technicité. Et après, on se retrouve avec des musulmans qui débutent dans la religion et qui veulent tous devenir, qui veulent tous devenir presque, ils ressentent un manque s'ils sont pas Je sais pas si vous comprenez. C'est presque s'il monte pas sur le mimbar, on dirait que c'est pas un bon musulman. À croire que ce qui détermine la qualité du musulman ou non, c'est son niveau de connaissance euh abstraite, de connaissance technique. Mais qui t'a dit ça ? il dit tu juges la réalité de ta science à la réalité de ta crainte révérentielle vis-à-vis d'Allah az pas au niveau de connaissance que tu as même si normalement ton niveau de connaissance est censé être corrélé avec ton niveau de piété mais c'est pas toujours le cas je parle tout seul hein vous êtes sûr OK ? Donc le temps consacré à nommer, c'est du temps perdu. Là par exemple, là les gens qui sont venus assister à ce séminaire là qui veulent juste vivre un moment émotionnel et ça je suis fatigué, j'en peux plus, j'en ai marre, je veux la solution. Voyez cela là pour eux là, on est en train de faire n'importe quoi. Perdre notre temps. Non, ils veulent me transformer en dolipran. Moi j'ai mal à la tête. Je prends un dolipran. Alors bien sûr, on ne va pas à la racine du mal. On ne cherche pas à savoir ce qu'il y a, on cherche pas à corriger. On cherche juste à atténuer la souffrance. Je suis indoliprane, moi. Je refuse et je le serai jamais. Comme on dit, tapez-vous la tête contre le mur si vous êtes pas content. Mais c'est ça, c'est ça la réalité. Non, le temps que tu passes à diagnostiquer et à nommer, c'est tout sauf du temps de perdu. Au contraire, c'est le fondement sur lequel repose tout le reste. Sans lui, sans cet effort, la guérison ne peut exister parce qu'en fait, elle ne s'établit pas sur un socle. Rater cette étape, c'est bâtir sur du sable. Voyez, hier après le cours, malgré que j'étais épuisé, j'ai reçu un couple et je les aime énormément Allah. Ah bah ouais, la sœur elle est là. Bon, la femme, elle est là, le mari il est pas là. Mais voilà bah elle sait que je les aime Allah m c'est un couple que j'apprécie profondément surtout le mari c'est quelqu'un que je connais depuis excessivement longtemps. Si je vous dis que ça fait plus de 20 ans que je le connais c'est pas une manière de parler. Ça fait plus de 20 ans que je le connais. Qu'Allah le préserve et le raffermisse. Et il est venu me voir épuisé, fatigué et il voulait une solution. Je lui dis non non non non non non non ça partir comme ça habibi. Ça ne marche surtout pas comme ça. Il va falloir déjà déblayer le terrain. Tu vas enlever déjà toutes les mauvaises herbes. Et quand je dis enlever c'est pas enlever. Déjà tu vas savoir qu'elles existent. Juste déjà regarde viens déjà juste on regarde le tableau. Comment ça on regarde déjà juste ça ? regarder le tableau, c'est déjà savoir où on va aller. Toi, tu veux qu'on aille tout de suite, qu'on se perd en chemin ? Non, je démarre la voiture, je vais venir en Belgique. Bon, je mets le GPS. Ça c'est le top du top, c'est la carte, je maîtrise le chemin, GPS, vousou, j'ai la capacité de déterminer le chemin le plus court. Ça demande un degré de science, de compréhension, de soi, de oui ou non ? OK, on n pas le GPS. Qu'est-ce qu'on fait ? On ressorte la on ressort la bonne carte, oui ou non ? prend la carte, on prend une carte grande comme je sais pas quoi. Donc la première étape dans la carte, c'est on est où déjà nous ? Oui ou non ? On se situe où dans cette carte B premier point deème point on va où ? Allez, on va là-bas. Bon maintenant viens, on différencie les nationales, des autoroutes, des Ouais, on différencie ça maintenant. Viens, on regarde ce qu'on a. On a les moyens de prendre un payage. Oui ou pas ? Il y a combien de kilomètres ? Il y a combien dans le réservoir ? Il nous faut toutes ces infos. Toi, tu veux que je parte comme ça ? Mais non, mais tu es complètement fou. On se calme, on patiente. Alors, je sais que c'est frustrant, je sais que c'est énervant. Certains même pensent que je suis en train de les snober. Oh, en fait, il veut pas nous donner beaucoup de temps, il veut. Non, c'est juste que je refuse la paresse et la médiocrité de l'époque. C'est juste ça Tayib. L'histoire de Yahya. Yahya, il pasin. Donc, mais c'est pour vous expliquer un petit peu parce que là, on va arriver euh au sujet, au cœur du sujet. Doncya fatigue profonde, inexplicable, le corps envoie des signaux que personne ne sait lire. Les examens ils reviennent. Tout est normau. Tout est normal. Tous les examens sont normaux. C'est la pire des situations. Oui ou non hein ? Tu vas voir le médecin, on sait pas. Sûrement le stress. Voilà. Bon alors c'est encore pire ça. OK. Et qu'est-ce qui se passe ? Le problème c'est que l'absence de non crée la honte. Je suis pas normal. Qu'est-ce qui m'arrive en fait ? Je suis tellement pas normal que ce qui m'arrive, ils peuvent même pas mettre un un mot dessus. Et le problème c'est que quand je vais aller voir la personne, la compassion et le fruit du nom. Quand je vais voir la personne, je dis "Ouais, j'ai un cancer." Ah, tu as un cancer ? C'est tellement terrible. Qu'est-ce que tu as ? Ouais, je suis diabétique. Allah, c'est pas facile à l'insuline et tout ça. Qu'est-ce que tu as ? Je sais pas. He, vous imaginez comment c'est terrible ? Ceux qui ont des maladies spirituelles et qui n'arrivent pas à mettre un nom dessus, ils sont là, ils peuvent pas parler avec les gens parce que la seule réponse c'est je sais pas. Et quand ils sont avec eux-mêmes, bah c'est pas normal quand même que je sais pas. ce que je ressens est réel. Mais peut-être que je suis juste en train de devenir fou. Peut-être que ce que je ressens, c'est une illusion de mon esprit là. Vous voyez jusqu'où ça peut aller. Et c'est pour ça que moi je dis tout le temps et ça il y a que ceux qui ont mon expérience qui peuvent le comprendre. Vous savez, je me rappelle il est là, je me rappelle quand je l'aurais fait alors je suis 15 ans 20 ans 20 ans de cela. Je leur avais fait un un on faisait un cours et je leur disais entre la raison et la folie, il y a juste un fil. Il y a c'est même pas un pas. Même un pas, c'est trop. Je leur dit là vous pensez comment vous êtes vous pensez être doué de raison et que vous allez vous le resterez à tout jamais. C'est juste que vous ne comprenez pas ce qui est en train de se jouer. Et je me rappelle quand j'ai dit ça, comment ça ? Qu'est-ce qu'il raconte ? Le chik il abuse jusque jusqu'au moment où ils ont vécu parce que moi je vis tout le temps des gens doués de raison machallah tabarakah qui basculent dans la folie en en une minute. Des frères que tu crois, tu te dis mais lui c'est impossible que un jour il devienne fou. Il est meilleur que moi, plus intelligent que moi, il connaît plus de choses que moi. Et du jour au lendemain, on va le chercher en hôpital psychiatrique. Le nombre de fois que cela m'est arrivé, Allah Akbar. Allah Akbar. Parce que quand la personne vit quelque chose et qu'elle ne peut pas l'exprimer et donc qu'elle ne peut pas être intelligible et compréhensible vis-à-vis des autres, elle se renferme en elle. Et en se renfermant en elle, arriv un moment, elle va se poser cette question là. C'est quoi ? Qu'est-ce qui m'arrive ? Moi, je suis fou ou pas ? Et c'est là où la rumination commence. Ça tourne, ça tourne, ça tourne, ça tourne. Et bon, je fais ça même si c'est pas làin. C'est là que ça se joue. Un moment le cœur sature et la folie touche pour que tu comprennes que le wallah, c'est l'un des plus grands bienfaits qu'Allah il donne à l'être humain. Remercie-le, prends-en soin. Et prendre soin de son, c'est valoriser cette capacité qu'Allah nous a donné à savoir nommer. Et un jour Yahya va voir un médecin. Sauf que ce médecin, il a une expertise. Ce médecin, il est sincère, il est authentique. Et ce médecin, il est ancré dans le réel. Et il va commencer à lui poser des questions, des questions différentes. Il va demander des examens différents. Il va être attentif au résultat. il va avoir une vision holistique des choses. Il va les il va pousser plus loin que la simple prise de sang qui montre qu'il n'y a rien et il va lui poser le diagnostic. Il va dire "En fait, tu as eu fibromyalogie, tu es vous savez cette maladie de la où tu te sens fatigué et cetera." Vous savez ce mot, qu'est-ce que ça va créer chez Yahya ce mot ? Ça va mettre un nom sur sa sur sa douleur. Qu'est-ce qui va se passer ? Premièrement, je n'ai pas inventé. Je suis pas fou. Vous comprenez pourquoi l'arme ultime de Satan, c'est l'invisibilité. Il pose, il part, il vient dans le cœur de Je crois que Lucas derrière toi, il est bizarre. et il te laisse avec ça. Et allez toi, c'est parti. le cas et ça tourne et ça tourne et ça tourne ça tourne et arrivé à un moment tu vas commencer à devenir tellement parano que toi-même tu vas commencer à avoir ce doute vis-à-vis de toi-même. Vous voyez ceux qui commencent à douter tout le monde à un moment ou un autre ce doute se retourne contre contre eux-mêmes. Vous voyez ceux qui sont durs avec tout le monde à un moment cette dureté elle se retourne contre contre eux-mêmes. C'est comme ça que ça marche. Lorsque tu vois ta force, ta perfection et que tu ne vois que la faiblesse chez les autres, attends-toi à voir un jour cette faiblesse qui te revient en pleine figure. Et ce jour-là, tu vas rien comprendre parce qu'en fait, tu es passé par un long processus jusqu'au moment où Sheitan t'a ramené au fait que ces pensées là, ce sont les tiennes premièrement. Et deuxièmement, ça se trouve tu es juste un fou en train d'inventer tout ce que tu penses. Oui, il y a des il y a des euh des femmes, il y a des hommes, ils sont dans une jalousie maladive. Oui ou non ? En fait, ces gens-là, ça y est, ils sont devenus fous. Ils sont devenus fous. Sauf que ça a commencé par une pensée. Ça a commencé par une pensée. Et donc cette capacité de nommer les choses, c'est un pouvoir qu'on enlève à à Sheitan. Parce que l'objectif de Sheitan, c'est que tu restes dans quoi ? Dans dans le flou, dans l'incapacité de nommer parce que ce que tu nommes pas n'existe pas. Et Sheitan existe dans quoi ? Dans l'inexistant, dans l'invisible, dans la furtivité. Vous comprenez ce que je suis en train de dire ou je parle tout seul ? Deuxièmement, quand tu arrive à nommer, tu deviens plus miséricordieux envers toi-même. Parce que quand tu nommes pas et que tu es dans le flou, arrivé à un moment, le réflexe naturel, c'est que tu te flagelles. C'est moi, je suis nul, je suis différent des autres, je suis un incapable, je suis un ceci, je suis un cela. Vous comprenez ou pas ? Et ça pour ceux qui se souviennent euh quand on a pour les frères et les élèves qui ont fait avec moi le processus le long processus de l'hypocrisie, sujet que je n'aborderai plus avec des novices parce que j'ai vraiment compris que les cœurs étaient trop faibles à cette époque-là et que un un sujet comme celui-ci peut ça peut ça peut Voilà, ça peut faire basculer des vies, des cœurs qui ne sont pas prêts, mais dans le long processus de l'hypocrisie, rappelez-vous cette notion de flagélation, elle est essentielle. Deuxièmement, voilà, il n'est pas fou. Vous avez compris ? Donc ce que fait un nom, il valide une souffrance. Cette souffrance là, elle devient légitime. C'est plus une bizarrerie. Deuxièmement, elle délimite là où quand justement c'est ce qu'on revient euh on revient à l'exemple que je vous ai donné. La femme a cette euh c'est ce réservoir émotionnel en elle. Quand il déborde, qu'est-ce qui se passe ? Elle est floue mais ce flou déborde sur tout le reste. C'est pour ça que la femme qui ne maîtrise pas sa langue, le ce ressenti, elle ne pourra jamais le maîtriser. Allah il l'a créé comme ça. C'est pas un défaut chez la femme, hein. Ce n'est pas un défaut. Encore une fois, sans sans cette qualité chez la femme, wallah ne mériterait pas d'être vécue. Bon, al hamdillah, ce qui mérite ce qui fait que la vie mérite d'être vécu c'est la compagnie d'Allah az w mais Allah az il a mis dans l'humain ce besoin de sane, ce besoin chez l'homme, ce besoin de de repos et de quiétude qui peut lui donner si ce n'est la femme ? Parce que cette femme-là a cette capacité, ce réservoir émotionnel de de partager l'amour via le sacrifice. Là où le l'homme c'est un pur égoïste. L'homme. L'homme c'est un égoïste. L'homme il est dans la compétition. Vous mettez deux hommes dans une pièce, au bout de 2 minutes, ils ont défini un projet pour se concurrencer et pour se jauger les uns les autres. Z là les hommes, les frères, je suis venu, il jouit au foot, vous inquiétez pas, il jouait pas au foot, il lui joue bien, il contrôle bien. D'accord ? Tout de suite là où les femmes, elles vont s'asseoir. Ça va ? Ouais, ça va. Elles vont échanger, s'il vous plaît. S'il vous plaît, elles vont elles vont échanger émotionnellement. Maîtrisez-vous les sœurs, s'il vous plaît. Elles vont échanger émotionnellement. Est-ce que vous comprenez ? C'est pas pareil. Elles sont dans la transmission d'amour et de miséricorde. Nous, on est dans la rudesse. Tu viens, tu pleures à côté de moi. Bon Allah mon frère. Donc mais le problème de la femme c'est quoi ? C'est que cette cette cette grâce elle déborde sur tout. D'accord ? Donc quand elle vient exprimer à son mari son mal-être, elle lui dit "Doute façon, toi jamais de toute ma vie." Voilà, tout de suite tout le temps. Vous comprenez ou pas ? Mais qu'est-ce qu' va pas ? Mais tout ne va pas. C'est tout cette maison, toi les enfants, tout. Pourquoi ? Parce que tout déborde. Vous comprenez ou pas ? Parce que elle n'est pas dans sa après quand elle retrouve ses esprits, elle se pose punaise, j'ai fait n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'elle fait ? Elle nomme, voilà, j'ai elle met des mots et en mettant des mots, elle se calme. Et quand ça dire quoi ? se calme. C'est pas que le malêtre il disparaît mais il reprend, il reprend son espace naturel. Là où un homme qui déborde, il n'est pas excusable parce que c'est pas sa nature. Est-ce que vous comprenez ? C'est un laisser aller. Ce n'est pas pareil. Pas pareil. Et attention, ce que je suis en train de dire, c'est que encore une fois la femme déborde naturellement, on ne peut pas lui reprocher. Par contre, elle ne se doit pas de prononcer. Elle a le droit de le vivre, elle a le droit de le ressentir, elle a le droit de s'isoler. Ça, il y a personne qui porra qui pourra lui porter préjudice ou la lui en tenir rigueur. Par contre, si elle matérialise ça par un mot, là, elle a dépassé les limites religieuses. Là, elle rentre dans quoi ? Kufran alir. Elle rentre dans l'ingratitude vis-à-vis euh de celui qui euh est là pour elle. Bon et un nom, qu'est-ce qu'il fait ? Il ouvre. Qu'est-ce que tu as ? Qu'Allah nous préserve tout ça. Je suis diabétique. OK. Bienvenue dans le clan des diabétiques, hein. Ça veut dire quoi ? Ah maintenant, on peut discuter, on peut échanger, je peux te donner des conseils, je peux te donner des Tu rentres dans un dans une communauté et tout de suite c'est beaucoup plus apaisant. Mais quand tu as un mal et tu sais pas le nommer, je vais où moi ? Je vais où ? Je vais nulle part, je suis tout seul. Il y a rien de plus terrible que ça. En fait là ce que je suis en train de vous dire, si vous réfléchissez un petit peu et moi je le dis souvent et je tiens à le dire encore une fois. Un musulman aujourd'hui qui ne participe pas à la vie de la mosquée mais de manière intense ou et ou ou alors et c'est le meilleur ou à défaut de et il faut un ou et dans un institut au-delà de prendre des cours. Je parle pas de prendre des cours, c'est de se retrouver avec ses ses frères et sœurs, d'avoir des rendez-vous d'introspection et de spiritualité pour poser des des mots. Vous assistez au cours du chir. Ah ah d'accord. Toi même si tu repars avec zéro information, tu repars avec quoi ? De la de la clarté, de l'apaisement. Celui qui n'a pas ces deux espaces dans ce monde là actuel, ça va être la déchéance totale. Mais à un niveau que vous ne pouvez pas vous imaginer. Ne vous ne pensez jamais que vous n'es pas de capable du pire. Jamais. Il y a que l'ignorant de soi qui s'imagine que son mal a une limite. Si aujourd'hui tu es devant moi en train de prendre des cours et tu penses que tu es Abdah ibn Mubarak ou tu penses que tu es un pieu parmi les pieux, wallah, demain tu peux être dans un dans un club échangiste avec la bouteille d'alcool sous cocaïne et ça ne m'étonnerait même pas parce que les cœurs ils sont entre les mains d'Allah, il les retourne comme il veut et c'est pour ça qu'on lève les mains. rafferm mon cœur sur ta religion. Ne me laisse pas à moi-même, ne serait-ce qu'une seconde inclinement d'œil parce qu'après ça y est, je suis perdu. Et ces espaces où le croyant peut se retrouver et remettre de la clarté dans ce monde, ils sont vitaux. Vous savez pourquoi ? Parce que arrivrive à un moment, vous dites "Mais en fait c'est moi, je suis fou." Tout le monde il fait ça et moi je suis fou en fait. Je sais pas si vous comprenez hein. Le frère qui par exemple essaie de préserver sa famille et toute la terre elle va il dit mais c'est quoi moi je suis fou moi en fait la femme elle vient voir son mari lui dit mais regarde toi tu interdit tout le monde fait ça pourquoi et si le frère il est pas ancré dans sa fo il est pas structuré si le frère il a pas des mots précis pour nommer les choses ça se trouve c'est vrai mais quand il il met des mots moi je suis pas un day voyez Je suis pas un day. Moi je suis pas quelqu'un qui vend l'honneur de mes femmes, ma mère, ma sœur. Non non non non non. Moi je sais ce que c'est être un là. Vous allez voir que c'est une question de quoi ? De vieux ou de mort pour lui maintenant. C'est pas négociable en fait. Après c'est soit ce mode de vie te convient soit il ne te convient pas. Je te force pas mais en tout cas moi je resterai frame sur mes positions. Et alors quand tu es entouré de tes frères qui tiennent ce discours là, tu dis hamdillah ah moi je suis pas tout seul. Vous voyez combien de personnes n'arrivent pas à pratiquer leur religion parce qu'ils n'arrivent pas à mettre des mots et deuxièmement ils n'ont pas d'espace où ces mots sont prononcés, où ces mots sont valorisés, où ces mots sont expliqués et donc il peut pas clarté. Et donc il repart avec une image de l'islam et de sa religion qui est totalement erronée. Et Sheitan là, il est heureux. Est-ce que c'est clair ou je parle tout seul ? OK. Allez, on essaie d'avancer. J'étais censé finir à quelle heure moi ? À 1230, c'est ça ? Bon, on va on va continuer au moins une vingtaine de minutes parce qu'il faut que je finisse le le courant. OK. la vérité que que l'on oublie. On ne peut pas traiter ce qu'on ne peut pas nommer. On ne peut pas guérir ce qu'on ne reconnaît pas. C'est bon, ça c'est clair pour vous. La question qui dérange, pourquoi avons-nous autant Ah voilà, là on passe sur un autre sujet. Pourquoi avons avons-nous autant de difficultés à nommer nos maladies spirituelles contrairement à nos maladies physiques ? Maintenant, bon c'est bien tout ça. On a une belle introduction. Maintenant, je pose la question fatidique mes maladies physiques alors certes ça t'atonne un peu, mais généralement je trouve des réponses. Je vais à l'hôpital, on me fait une balise de comment s'appelle d'examen. Je vais à droite à gauche dans les services tel spécialiste mais inchallah taala à la fin j'ai un mot et au moins défaut d'avoir un mot j'ai quand même une structure qui essaie de chercher ce mot. Par contre, quand je suis pas bien physiquement, c'est un om sland que font la majorité des gens ? Ils vont sur YouTube, ils vont sur les réseaux sociaux, ils écoutent des gens qui souffrent, qui ne savent pas de quoi ils souffrent, expliquer leur souffrance. Je répète, ils écoutent des personnes qui en souffrance d'une chose qu'il ne connaissent pas et il l'expliqu. Et après, on s'étonne qu'on vit dans un asile psychiatrique ouvert, à ciel ouvert. Pourquoi aujourd'hui le musulman n'arrive pas à mettre un mot sur ces maladies spirituelles ? La question mérite d'être posée honnêtement et c'est tout sauf le fruit du hasard. C'est les résultats de trois phénomènes distincts qu'on va nommer, qu'on va expliquer. Trois choses qui ont lieu et qui fait que le croyant vit dans le flou spirituel. Le premier point. Alors, je vous ai mis les trois points. L'éloignement de kalimatah. Je vais expliquer ça. Deuxièmement, la médicalisation de la métaphysique. Je vais expliquer. Troisièmement, l'ingénierie sociale par les mots. Trois phénomènes qui sont opérant à chaque seconde que nous respirons et dont la majorité des individus ignorent tout de leur existence. Et je vous le dis avec une énorme compassion et une énorme miséricorde parce que Allah az wel w sait à combien mon cœur saigne. Combien mon cœur saigne parce que moi tous les jours je suis au contact de la souffrance. Moi sur 100 personnes qui m'appellent, 100 personnes qui viennent me voir 99,9 viennent me voir. Pourquoi ? pour souffrir, pour m'exposer leur souffrance et 0,1 de temps en temps, j'ai un ch va comment ça va ? Et même moi, j'ai pourquoi il me pose cette question celui-là ? C'est une anomalie maintenant et et je vois la détresse des gens, je la palpe, je vis avec elle constamment. Et quand quand je vous dis constamment tous les jours là, si j'ouvre mon téléphone par Allah, je vais au moins avoir 300 400 messages en attente et j'ai juré par Allah. Et sur ces 400 messages, vous pouvez être sûr que la majorité d'entre eux, c'est des c'est pas des petits problèmes. C'est pas Ah oui, je me suis disputé avec mon Ah non non non non. Quand je vous dis qu'on a atteint un niveau de crâ humaine, ça fait peurdahin que vous êtes pas exposé à ça. Remerciez votre Seigneur. C'est un poids apporté tous les jours qui est tout sauf facile. Et donc c'est trois phénomènes. Le premier l'éloignement de kalimatullah et c'est le plus important et si le nom lui-même était faux ? Parce que oui, on pose des diagnostics mais tout diagnostic loin du Coran est un diagnostic qui est complètement faux et erroné. Aujourd'hui, on a énormément de noms qui sont imposés et apposés à des à des réalités et il y a une a il y a une une friction, il y a une opposition entre la réalité et le nom et la signification du nom qui est donné à cette réalité. Je vous donne un exemple simple. Parce que si je vais dans les problématiques spirituelles profondes, je vais en perdre trop. Je vous donne un exemple. Ça vous allez tout de suite comprendre. Prenez un enfant de 15 ans, qu'est-ce qu'il a ? C'est un adolescent. Mot qui n'existe pas dans le Coran, voire même qui s'oppose au Coran. Puisque pas que le terme maka n'existe pas dans la langue arabe. Bien sûr qu'il existe. Sauf que le Maka dans la langue arabe, c'est tout sauf l'adolescence. OK ? Pourquoi il s'oppose au Coran ? Parce que l'adolescence, c'est l'âge du taklif. C'est l'âge de la responsabilité religieuse. C'est là où les anges écrivent. C'est là où les où l'âge où Allah te considère comme apte à recevoir et appliquer son. C'est l'âge où tu deviens khalifa. Nous, c'est quoi ? C'est l'âge de quoi ? De la frivolité, de l'excuse, de vie ta jeunesse, te casse pas la tête. Pourquoi ? Parce qu'en fait la tension qui est en train de vivre cet enfant-là, on narrive pas à l'expliquer. On n pas les mots coraniques pour l'expliquer parce que cet enfant il est rebelle. Mais bien sûr qu'il est rebelle etillah qu'il est rebelle. Un enfant à 15 ans qui dit oui à tout c'est lui qui est malade. Parce que comment voulez-vous qu'Allah responsabilise une personne sans la liberté qui va avec ? Vous avez entendu ce que je viens de dire ? La responsabilité c'est la c'est la liberté de ces actes et donc assumer ses conséquences. Mais tu ne peux pas assumer des conséquences si tu n'as pas la liberté de tes actes. Et donc un enfant à 15 ans qui mais laissez-moi ma liberté, c'est simplement il est en train de te dire laisse-moi devenir un Abdah. Allah il a mis en moi cette fitra. Il a mis en moi qu'à cet âge-là, je dois l'adorer volontairement. Je dois commencer à suivre mon chemin pour le trouver. Et toi, tu me cadnasses, tu m'emprisonnes, tu m'interdis tout. Pourquoi ? parce que tu es adolescent, tu es encore trop jeune, tu comprends rien, tu ne saisis rien. Bah, tu avais qu'à m'éduquer pour que je comprenne. Et donc la maman, elle vient te voir, elle te dit "Je comprends pas, mon fils, il est pas bien." Oui, c'est normal madame, il est en période d'adolescence. Allez, hop, c'est bon, c'est parti. Tu sais que cet enfant-là, il va rater quoi ? sa jeunesse, il est foutu lui. Et elle, elle va souffrir et ils vont se réveiller à 25 ans, ils vont regarder derrière eux, ils vont dire "Punaise, pourquoi ?" Parce qu'ils se sont éloignés de quoi ? Du Coran. Ils se sont éloignés de quoi ? De kalimatah. Parce que Allah az wel dans le Coran, c'est pas juste des versets. Il pose des mots et des noms sur des réalités. Kafir mfas a des réalité coranique a des noms. Et quand tu éloignes ta vie de toute la terminologie coranique, etth ben il faut pas t'étonner que tu n'arrives pas à imposer et à imposer des mots sur des réalités spirituelles qui te ramènent de la clarté. Mes sœurs, mes frères, votre santé mentale, oh punaise, santé mentale, je suis foutu là. santé mentale. Alors là, plus flou que ça, plus indigeste que ça, plus éloigné de la réalité que ça, tu peux pas faire. Allez, des frères et des sœurs en hijab qui te font des podcasts sur quoi ? La santé mentale. Voilà, je peux t'assurer qu'on est foutu. Ouvre le Coran de A à Z. Cherche-moi cette notion de santé mentale. Alors peut-être pas de manière nominale, cherche-moi même quelque chose qui s'y rapproche même dans le sens. Allah ça vient d'où santé mentale ? Ça vient d'où ? En fait, c'est des magazines. Un jour, il y a un journaliste, il est venu, il a il s dit "Allez, santé mentale, santé, mentale, mentale, santé. Tout le monde est pas bien, allez. Hop." Et c'est devenu un mot dans la bienpensance qui a été repris et qui est-ce que vous comprenez ce que je suis en train de vous dire ? L'éloignement de quoi ? Kalimatullah. Toute diagnostic repose sur une doctrine. Ce qu'on oublie presque toujours avant de nommer quoi que ce soit, on a déjà décidé sans le savoir de quoi est fait le réel. Ce qui compte comme preuve et ce qui existe et ce qui n'existe pas. Vous avez compris ce que je suis en train de dire ou pas là hein ? Un médecin, il vient, il s'assoit devant toi avant même de poser le moindre mot, avant même de faire la moindre analyse, de lire le moindre examen, lui il a déjà une définition de ce que c'est l'humain. Ah bah oui, lui déjà, il peut te dire "Bon, cet humain là, il est unidimensionnel, tout est chimique chez lui. Donc s'il y a un problème, il ne peut être que chimique. Allez, rajoute de la sérotonine, rajoute de la dopamine, rajoute de je sais pas. un cocktail chimique. Tu dis pour toi, est-ce que la foi influe sur la personne, sur son bien-être et son mal-être ? Comment ça ? Oui. Est-ce que la hasana Est-ce que la say a un impact sur ça ? C'est une doctrine. Quand tu vas voir un médecin qui n'a pas ça et qui pose un diagnostic, son diagnostic, il ne peut êtreonné puisqu'il s'oppose au Coran et à la Sunna. Donc tout diagnostic est déjà précédé de quoi ? D'une réalité établie sur le monde. Et donc il y a déjà plein de mots qui ont été posés. Donc quand tu t'éloines du Coran et que tu t'éloignes des gens du Coran, attention, j'espère al hamdillah que je pars à un public intelligent. Je suis pas du tout en train d'opposer le corps médical Coran. On se calme. D'accord. C'est pas quelqu'un il me dit "Ah, je suis malade, plus jamais je vais à l'hôpital." Non, mais je sais plus. On vit à une époque où vraiment Non, ce que je suis en train de te dire, c'est que ce médecinlà, il part d'une doctrine. Lui, il part du principe que pour établir un diagnostic sur ce que tu ressens, la maladie que tu ressens, bah, il va imposer quoi ? ta propre vision du monde. Et là, c'est problématique. Et c'est pour ça qu'il y en a plein, ils ont plein de maladie, ils guéront jamais parce que le diagnostic il est faux. Parce que la doctrine de départ, elle est fausse. C'est plus clair ou pas ? Bah je sais pasin, j'espère. Et le diagnostic erroné est parfois plus dangereux que l'absence de diagnostic. Parce qu'au moins quand tu sais pas, tu cherches. Mais quand tu crois avoir trouvé, bah tu arrêtes de chercher. Mais arrêter de chercher quand tu t'es trompé de chemin, s'il y a pas plus terrible que ça. Tu vas aller où ? À Marseille. Tu prends l'autoroute de Paris, tu roules, tu roules, tu roules. Dit mais Marseille c'est là-bas. Mais non, Marseille c'est devant. Vas-y hein. Le problème c'est que quand tu vas arriver en Belgique, bah tu vas refaire le chemin inverse, hein. Sauf que faire le chemin une fois, c'est très difficile de le refaire une deuxième fois. Tu vois ? Parce que au moins la première fois, tu as la motivation de trouver quelque chose au bout. Mais refaire le chemin, c'est de te dire en fait, j'ai perdu mon temps, ce chemin là, il sert à rien, je dois me le coltiner quand même. Pas pire que ça en fait. OK. Bon, j'ai pas envie de faire trop long parce que après je vais vous fatiguer. En fait, il y a encore plein de sujets qui sont super important. Euh deux choses. L'une, soit je m'arrête ici et je pars du principe que malheureusement on va pas aller au bout du séminaire, soit je vais au bout du séminaire, mais je passe rapidement sur les sujets, hein. Euh oui, vous dites, vous êtes pas fatigué. Mais c'est pas question de fatiguer, c'est euh votre cœur il est limité, il peut pas recevoir. Et à un moment, il faut réfléchir sur ce qui est dit. Il faut faut prendre le temps de s'imprégner sinon ça sert à rien. Euh bon, vous savez ce qu'on va faire, même si c'est pas du tout intelligent ce que je vais faire, je vais vous demander votre avis, même si en fait votre avis il sert à rien, mais allez, je vous le demande quand même. Je vais poser un sondage sur le groupe le groupe Telegram et sur le groupe WhatsApp. Occupe-toi du groupe Telegram. On peut faire un sondage sur télégram on peut. Vas-y, fais-le. Moi je fais sur pour moi, il faut s'arrêter hein. Ça sert à rien de continuer pour continuer. Mais bon, on est en démocratie, hein. Prenons la voix de la majorité, même si la majorité, elle nous ramène droit dans le mur. Séminaire. sondage. On va voir si vous êtes raisonné ou vous êtes passionné. Allez, allez-y. Nassim, tu acceptes pas les gens sur Ouais. Bon, ah, c'est quand même plus métigé que je que je pensais. Vous savez ce qu'on va faire ? Regardez, regardez ce qu'on va faire. On va on va on va inchallah taala trouver une solution intermédiaire. Même si je suis épuisé, mais inchallah taala, on va demander à Allah la baraka. Ce qu'on va faire, c'est qu'on va prendre une pause, d'accord ? On va faire une petite pause de 20 minutes inchallah taala 15 20 minutes et après on reprend et on termine le premier cours. D'accord ? On fait comme ça. Vous restez connectés, vous restez euh vous ne quittez pas la Alors, je vous donne l'heure précise comme ça moi dès que c'est l'heure, je commence les retards à terre. Tant pis pour eux. On dit euh 13h20 inchallah. C'est bon ? Euh oui, parce que moi j'ai l'heure marocaine. Euh 14h20, c'est bon.

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