Dans un contexte béninois, que signifie la qualité de vie et des conditions de travail ? Alors, quand on parle de QVCT, qualité de vie et conditions de travail au Bénin, déjà la qualité de vie a trait à tout ce qu'on va mettre en place pour que le travailleur se sente valorisé, c'està-dire dans la réalisation de cette tâche et aussi qu'il se sentent en sécurité, qu'il se sentent en bonne santé pour faire le travail qu'il doit faire. Les entreprises veulent du profit immédiat. Human First BJ est un média dédié à la transformation du monde du travail au Bénin et en Afrique. À travers des podcasts et des conversations avec des dirigeants professionnels RH, expert et talent engagés, nous explorons les évolutions profondes des organisations et des pratiques managériales. Notre approche met en lumière les leviers qui permettent aux entreprises de concilier performance économique, bien-être des collaborateurs et impact social. Nos thématiques qualité de vie au travail diversité et inclusion engagement social des entreprises. Notre ambition contribuer à une nouvelle vision de l'entreprise en Afrique plus humaine, plus responsable, plus performante. Au Bénin, parler de la qualité de vie au travail peut sembler secondaire dans un contexte où les entreprises peinent à survivre. Et pourtant, derrière cette réflexion, d'importantes questions se posent. La qualité de vie au travail n'est-elle pas un lustre ? La qualité de vie au travail n'est-elle pas nécessaire pour que les entreprises performment mieux ? Ici, nous en parlons sans filtre. Bienvenue dans Human First, le podcast dédié à l'humain au sein des entreprises en Afrique. Ici nous parlons de réalité de terrain, nous parlons de solutions, mais également nous parlons surtout des entreprises. Je suis Freud Arafat Chabiodé et je reçois pour vous aujourd'hui la première femme ergonome au Bénin. Elle est spécialiste des conditions de travail au sein des entreprises et elle en discute avec les acteurs du domaine. Madame, merci d'avoir accepté notre invitation. Merci Freude. Euh déjà, est-ce que vous pouvez vous présenter ? Bien sûr, je suis Carola Cogbécan, ergonome et aussi directrice générale du cabinet Echof Afrique qui offre des services en accompagnement HSE, hygiène, sécurité, environnement et responsabilité sociale des entreprises. OK. Euh donc nous vous recevons aujourd'hui pour discuter qualité de travail au sein des entreprises, surtout dans un contexte africain où nous connaissons les appréhensions, les préjugés mais également les réalités du terrain. Et nous sommes ravis de de vous recevoir pour euh connaître les détails, d'accord, spécifiquement liés au terrain en la matière. Et la première question que je m'en vais vous poser, c'est de savoir dans un contexte béninois, que signifie la qualité de vie et des conditions de travail ? Alors, quand on parle de QVCT, qualité de vie et conditions de travail euh au Bénin, déjà euh la qualité de vie a trait à tout ce qu'on va mettre en place pour que le travailleur se sente valorisé, c'est-à-dire dans la réalisation de cette tâche et aussi qu'il se sentent en sécurité euh qu'il se sentent en bonne santé pour faire le travail qu'il doit faire ou qu'elle doit faire. Voilà. D'accord. OK. Euh déjà merci pour cette je vais dire cette définition. Euh moi je je ne parle pas pour les travailleurs béninois, mais euh je parle pour moi et je me dis la définition n'est que théorique dans la pratique et dans le contexte béninois. Qu'est-ce que vous remarquez ? Qu'est-ce que vous constatez constatez ? Ah ok. OK. dans le contexte béninois, ben c'est sûr que quand on parle de qualité du haut travail, bon c'est un peu la plupart des hommes des personnes se disent que c'est pour l'Occident. OK il y a une forme de Abonnez-vous à la page pour découvrir nos prochaines épisodes et rejoindre la conversation autour du futur du travail en Afrique. Plutôt dire que bon ça c'est pour les grosses entreprises, c'est pour les c'est pour les blancs si vous voulez entre guillemets. Mais certaines entreprises quand même, surtout aujourd'hui au Bénin, les grosses entreprises internationales et quelques voilà PME qui sont subventionnés par l'État portent quand même des enjeux de d'amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail. notamment si on doit parler peut-être dans le je prends un exemple dans le BTP par exemple, on sait que aujourd'hui les entreprises du BTP rencontrent beaucoup de problèmes liés à ce qu'on appelle les troubles musculosquelettiques. OK. Qui représente une maladie professionnelle, c'est-à-dire que la c'est contracté sur le lieu de travail et pendant que la personne exécute la tâche. OK. Donc pour améliorer la qualité de vie au travail et les conditions de travail de ces personnes-là, les employeurs savent que s'ils ne prennent pas soin de leur travailleurs, ils vont avoir des problèmes de performance et de rendement plus tard. Ouais. Donc d'où l'enjeu de prendre de prendre en compte la santé, la sécurité d'un agent qui travaille dans le BTP. Et aujourd'hui, le problème qu'on rencontre aussi dans le BTP, c'est la difficulté à recruter du personnel qualifié. Parce que vous savez, souvent, on pense que l'être humain est un robot, c'est-à-dire on va le mettre dans des conditions, je dirais enfin extrême. Oui. Voilà. Physiquement extrême. Oui. Mentalement aussi extrême. Oui. Notamment par soit du harcèlement ou du stress. physiquement on part du port de charge lourde. Vous voyez les on voit souvent des maçons qui portent des enfin des des sacs de ciment des sacs de ciment 50 tonnes rapidement qui posent ça sur l'épaule et puis ou alors des personnes enfin qui le font mais c'est en fait la répétitivité. Oui. Ouais. Si par exemple moi ou vous enfin on se lève et on se dit bon on va prendre 1 kg un sac de ciment de 50 kg. Oui, une fois ça va, mais le faire de façon répétitive, ça épuise le corps progressivement. Donc après quelqu'un qui est ouvrier dans le BTP après disons entre 5 et 10 ans peut commencer par ressentir des problèmes de douleur qui vont après se positionner comme une maladie professionnelle qui est bien ancrée et cette personne-là ne pourra plus exécuter le travail. Donc qu'est-ce qui se passe ? enfin l'entreprise le sort du système pour euh inaptitude au poste. Vous voyez, c'est enfin ça arrive tout le temps. Oui. Oui. Donc à ce moment-là, quel est le qu'est-ce qu'on enfin on fait face à quoi ? On sait qu'au Bénin, il existe le chômage des jeunes. Donc on peut se dire "Bon, de toutes les façons, si ce travailleur là il est inapte, on le sort et on en recrute un autre." C'est c'est Je ne vous coupe pas, désolé, je ne vous coupe pas. La réalité que vous vous présentez euh est mitigée. D'une part, vous parlez de des de grandes entreprises, de certaines PME, certaines entreprises locales accompagnées qui essayent quand même devra en ce sens-l d'offrir aux travailleurs de meilleures conditions de travail et d'autre part vous montrer euh cette réalité lugubre, manifestement lugubre de de certains employés euh qui euh travaillent dans des conditions de vie extrêmes. D'accord. Cela rejoint euh la question que je m'avais vous posé et l'appréhension de plusieurs personnes à savoir que parler de qualité de vie et conditions de travail au au Bénin est un est un lustre est un c'est simplement un lustre. C'est pour et ceux qui sont euh comme on le dit à l'extérieur, c'est pour les les grandes multinationales, c'est pour les pays occidentaux. Euh qu'est-ce qui forge cette perception là ? Est-ce que vous pensez que c'est et je vais dire ce le manque de changement d'accord cette réalité solidement ancrée au sein de nos sociétés qui qui forge sur cette perception là. Quelles sont selon vous euh les raisons qui soutendent cela ? Et ben déjà les raisons enfin sont d'ordre économique parce que les entreprises veulent du profit immédiat. OK. Et comme on est dans des pays enfin émergents, ouais, ou en industrialisation, euh certaines entreprises, que ce soit des grosses entreprises ou des PME, veulent quand même un profit rapidement. Donc, elles n'ont pas envie d'investir à long terme. Parce que quand on investit dans la qualité de vie et les conditions de travail, c'est pour le long terme. Le résultat peut ne pas être visible immédiatement, mais il sera visible. dans la durée. OK. Ouais. Donc du coup, comme les entreprises sont dans une idée de profit à court terme, profit rapide, elle préfère investir dans autre chose parce que l'humain est souvent la dernière route du carosse dans toute entreprise. On veut bien bon, on veut bien rester sur des aménagements terre à terre, c'est-à-dire le minimum. Voilà, c'est ça, le minimum. Mais on oublie que ce qui crée le problème là enfin les maladies puisque la qualité de vie au travail, les conditions de travail, c'est permettre aux gens d'être dans un environnement sécure et sain qui va les préserver de toute maladie ou accident du travail plus tard. C'est ça l'objectif. Donc les entreprises banalisent souvent la prévention et préfèrent intervenir en mode curatif, c'est-à-dire quand il est déjà quand le mal est fait. Quand le mal est fait. Euh c'est bien c'est bien triste. C'est bien triste cette réalité dans nos sociétés euh africaines surtout. Mais j'aimerais qu'on fasse rapidement une analyse comparative. Est-ce que vous avez déjà eu des expériences avec euh des entreprises, des multinational par exemple installé dans d'autres pays ? Est-ce que c'est c'est la même situation qu'au Bén ou c'est la même situation ? Si vous avez déjà si vous êtes déjà intervenu en en Occident ou dans les pays de de l'Union européenne par exemple, est-ce que c'est la même réalité que vous constatez et tout ? Vous avez travaillé sur des projets ? Qu'est-ce qui fait la différence entre euh ceux qui euh appliquent ou ceux qui offrent à leurs travailleurs de bonnes conditions de vie au travail et ceux qui malheureusement ne le font pas ? D'accord. Alors euh lorsque je enfin j'étais en France euh je suis intervenue au niveau de l'industrie aéronautique. Voilà. Et dans cette industrie fabrique des moteurs, des moteurs d'avion. Et euh enfin ce que j'ai constaté que là-bas c'est inscrit dans la stratégie de l'entreprise. D'accord. Voilà. Donc c'est-à-dire que euh c'est déjà inscrit dans la politique de l'entreprise. D'accord. Donc c'est déjà inscrit. OK. En revanche, ce qu'on constate dans les entreprises enfin africaines, Afrique de l'Ouest en tout cas. Oui. Donc c'est que en fait ce n'est pas inscrit. OK. Donc ça n'existe pas vraiment ce n'est pas formalisé, on va dire. C'est pas écrit noir sur blanc. OK. Mais quand même euh certaines entreprises qui sont volontaires Oui. font de la qualité de vie au travail, notamment par euh la responsabilité sociétale des entreprises. OK. Ouis. C'est-à-dire que l'entreprise reconnaît que ce qu'elle crée comme profit peut avoir des des enfin des effets. La mise en place enfin la mobilisation du corps du travailleur pour réaliser le profit peut avoir des effets sur la santé du travailleur. OK ? Vois ce que je veux dire ? dire que quand on met son corps au travail Oui. Même si on gagne de l'argent Oui. Le corps aussi enfin comment dire vous est-ce que le corps se enfin on mobilise le corps dans le travail qu'on fait d'accord et ce n'est pas sans conséquence. OK, ça peut être des conséquences positives quand on est dans un environnement où la QVCT est pris en prise en compte. Oui. Notamment par des aménagements ou par un management enfin bienveillant ou je sais pas un management de la confiance. OK. Ou alors sur des aménagements physiques. OK. Maintenant ça peut être délétaire pour la santé dans le cas où enfin enfin on a mis en place un mode de management par la terreur, par le harcèlement, par les menaces. Voilà. Donc là, c'est délétaire pour toute l'entreprise. Donc il il y a une nette différence donc entre euh ce qui est appliqué euh du vous avez cité l'exemple de la France tout à l'heure. Oui. Euh des je vais dire des normes, d'accord ? lié au respect de la qualité de vie au travail. D'accord. Et bien évidemment des conditions de travail hm inscrites dans la stratégie de l'entreprise, ce qui n'est pas euh notre réalité ici malheureusement pour pour certaines entreprises. Exact. Et oui, l'autre chose, c'est que euh vous voyez par exemple, moi je suis intervenue dans une filiale ici qui a enfin dont le groupe le gros groupe est basé en France mais le gros groupe fait pas mal d'actions dans la QVCT. Oui. En revanche, la filiale ici très peu ou pas grand-chose. D'accord. Et je me suis intéressée à savoir mais pourquoi ça se fait ainsi ? Et ce qu'on m'a expliqué, c'était en fait que chacun chaque chaque entreprise ou voilà gère ces choses un peu comme elle veut quoi. Ouais. Ils sont elles sont indépendantes. OK. Ouais. C'est pas parce que je suis filiale de ce groupe que je dois faire comme ce groupe là forcément. Et cet exemple en fait me permet de citer le code du travail justement en son article 182 et je cite on dit pour protéger la vie et la santé des travailleurs, l'employeur est tenu de prendre toutes les mesures utiles qui sont adaptées aux conditions d'exploitation de l'entreprise. Il doit notamment aménager les installations et régler la marche du travail de manière à préminir le mieux possible les salariés contre les accidents et maladie point bien-être physique, mental et social. Je je m'arrête là pour l'instant. C'est bien évidemment le code de travail en vigueur en République du Bénin et donc euh qu'une filiale de d'une multinationale euh essae de ne pas respecter d'accord ce qui est disposé par le code du travail et donc par par la loi en République du Bénin. Je pense que c'est une faute. Je pense que c'est une faute et tout. Et peut-être que euh je je ne parle pas pour les les travailleurs béninois, mais est-ce qu'il est-ce que finalement les employeurs ne considèrent pas les employés comme des robots, des sous-hommes et tout ? Bien sûr, déjà par rapport au textes de loi que vous venez de lire, euh je pense que c'est très théorique. OK. Et il y a un gros écart entre la théorie, ce que disent les lois et ce que font les gens ou ce que font les entreprises en réalité. Et même, je pense qu'il y a pas que les grosses multinationales ou les grands groupes hein, il y a aussi les enfin nos entreprises locales enfin ou entreprises publiques aussi ou même encore au niveau des PME. OK. parce qu'on estime que l'être humain ou la personne n'a pas d'autres options. OK. Puisqu'on sait qu'il y a le chômage. Donc OK. On dit souvent certaines enfin certains employeurs vont dire de toute façon si tu ne veux pas faire ça, tu peux partir, quelqu'un d'autre viendra. C'est un peu la la enfin ce qu'on entend. Donc les gens sont un peu coincés même si la loi protège le travailleur, le travailleur se retrouve un peu coincé dans un système où il doit faire des compromis entre enfin vivre quotidiennement de par son salaire et aussi enfin se réaliser dans son travail quoi. En fait, je je pose la question de façon rhthorique, sachant très bien que la loi a disposé ou bien la loi a prévu quand même que de bonnes conditions de travail soit garantie et aux employés. Voilà. Bien sûr. C'est pour ça. Ouais, ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure. Enfin, on on reste sur du le strict minimum. Voilà. Superficiel. C'est assez superficiel. Et on oublie que la enfin une entreprise dans la durée de sa vie, elle évolue. Soit elle progresse, soit elle stagne ou elle meurt. Ouais. Maintenant quand on démarre l'entreprise et qu'on est sur la lancée Oui. En c'est soit on a beaucoup plus de enfin comment diton de clients. Oui. Beaucoup plus où on développe d'autres services. Oui. Donc on va chercher peut-être à agrandir ces locaux. Oui, on va chercher peut-être à recruter plus, à acheter de nouvelles machines. Voilà, donc à chaque fois qu'on fait ça, qu'on intègre un nouveau système dans l'entreprise, ça implique aussi de mettre un peu à jour les individus. Quand je dis mettre à jour, c'est-à-dire aménager leur espace de travail et revoir le mode de management et aussi prendre en compte la considération qu'on a pour les autres. Parce qu'il y a un truc aussi dont on parle très peu, c'est la question de la reconnaissance qui fait partie de la qualité de vie et au travail ainsi que condition de travail. Souvent quand on est un employé et qu'on est au bas de l'échelle, ceux qui sont au-dessus, la hiérarchie, pas la hiérarchie haute mais la hiérarchie intermédiaire, Oui. a tendance à euh minimiser le travail que font les autres. Oui. à euh enfin leur manquer si on veut dire de considération, manquer aussi de reconnaissance et tout ça fait que les personnes dans la réalisation de leur travail se disent "Bon, je viens là, je sais que c'est pour mon salaire parce que j'ai besoin de de vivre, il faut bien vivre et puis c'est compréhensible aussi." Ouais. Donc les gens s'adaptent malgré les conditions enfin délétaires dans lesquelles ils sont. J'aimerais rapidement que vous partagez avec nous votre expérience déjà dans les entreprises que vous avez accompagné, les entreprises que vous avez, quels sont les problèmes les plus fréquents que vous observez en matière de conditions de travail ? Alors l'un des premiers problèmes qui touche presque toutes les entreprises que j'ai eu à accompagner, que ce soit dans le BTP, dans l'aéroportuaire, l'aéroport aéroportuaire, euh quoi d'autre encore ? Les PME euh et cetera, le milieu hospitalier aussi et cetera et cetera. C'est le problème vraiment des troupes musculosquelettiques. D'accord. et on en parle très peu, mais la plupart des gens en souffrent en silence. C'est-à-dire que quand on parle de troubles musculosquetique, c'est des troubles qui concernent euh les articulations, les tendons, les muscles et les tissus. C'est-à-dire que quand on est dans un travail qui est répétitif, où on fait du port de charge, où on est stressé et où on a très peu de possibilités de décision ou de marge de manœuvre, ces troubles là vont s'installer d'abord comme des douleurs. Vous entendez les gens qui disent "J'ai mal au cou, j'ai mal au dos, j'ai mal au coude ou j'ai mal au genoux" puisquon appelle d'articulation de muscles et de tendon. Et donc vous verrez que pour des personnes par exemple si on prend les bouchées qui découpent la viande et tout le taux musculosquétique qui concerne ces métiers là c'est surtout le dos et le genou ainsi que le poignet. Le poignet. Voilà. Maintenant quand on prend par exemple les anesthésistes, on sait que c'est des personnes qui travaillent debout qui sont tout le temps en train de courir dans tous les sens d'un bloc à un autre. Oui. Et problème de douleur au dos. OK. Quand on prend les personnes qui travaillent sur écran, problème de douleur au dos et au cou alors un peu des poigné. Oui, parce que quand on reste assis longtemps, on a mal au dos. Quand on reste aussi debout longtemps pour travailler, on a mal au dos. Euh autre problème pour quand on prend les personnes qui travaillent dans le BTP, c'est l'appareil moteur entier qui est, j'ai envie de dire qui est cassé parce que quand si vous avez eu l'opportunité de voir quelqu'un qui a démarré au bas de l'échelle en tant qu'ouvrier dans le BTP, peut-être il a démarré à 20 ans et vous savez quand on est jeuné, on commence un travail, on donne tout hein. Oui. Voilà, on le fait tout. Donc le jeune enfin vousouvriez dans le BTP il a tout donné et vous verrez que à 40 ans il a l'air de quelqu'un de 80 ans. Voilà parce que le corps a été voilà le corps a été éprouvé physiquement d'abord parce que c'est fortement physique. Donc quand on prend aussi les métiers et que ce soit dans les les agents d'entretien aussi des problèmes de dos, de genou, d'articulation, donc on voit vraiment en fait les effets du travail et même et je dis souvent que tout le monde est concerné que ce soit le DG enfin au plus haut du sommet de la pyramide mais pas au même degré que l'ouvrier. Donc c'est ça là qui fait la différence. Donc je pense que dans toutes les entreprises, c'est ça le problème. OK. Parce que quelqu'un qui imaginez d'abord la douleur au dos, elle de elle est passagère, elle vient et elle part mais à un moment donné si rien n'est fait. C'est-à-dire quoi ? Quand aujourd'hui quand les gens ont mal au dos, qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont voir le médecin du travail h h qui leur donne des comprimés. Voilà. Ou alors voilà. et ils reviennent dans le même environnement à risque parce que ce qui crée le problème de dos ou tout autre problème musculoscatique, c'est l'environnement dans lequel vous êtes qui est enfin qui contient tous ces ces risques là. Vous vous vous citez très bien et et de façon précise les problèmes euh physiques. J'aimerais savoir si il y a des problèmes mentaux. Oui, bien sûr. Enfin, vous voyez, c'est vrai qu'on en parle pas souvent, hein, mais tout est lié. On peut parler du stress. Vous savez que le stress aujourd'hui est biologique. C'est-à-dire que le stress crée la maladie. Si par exemple, vous avez un point physique et que vous n'êtes pas stressé, vos tissus vont se réparer d'eux-même. OK ? Par le fait que vous serez en joie, vous serez heureux. Voyez ? Maintenant, si vous avez des tissus ou des muscles qui sont déchir déchir musculaires et que vous êtes stressé euh je vais dire enfin négativement, c'est-à-dire vous êtes en colère, vous êtes triste, vous êtes je sais pas dans le ressentiment, vous allez créer la maladie notamment le la maladie qui va arriver quoi, que ce soit hypertension, trop muscu, tout un tas de maladies. Et en plus de ça, si dans votre entreprise le mode de management est basé sur la terreur, la menace, euh le harcèlement moral, euh c'est parti hein, enfin c'est la recette magique hein pour se créer toutes sortes de maladies. Autrement, c'est c'est un ensemble, c'est un cocktail. C'est c'est un ensemble, c'est un cocktail et j'aimerais savoir dans votre expérience vous il y a une situation particulièrement qui vous a marqué. Si oui, euh quel quelle a été la réponse, l'approche adoptée pour régler cette situation ? OK. Alors la plus récent, je pense que j'étais dans une entreprise où enfin les personnes font du travail physique, c'est-à-dire soulever des objets lourds. Et en plus de ça, je me suis rendue compte que le mode de management euh était quand même un peu basé sur la terreur. OK. Voilà. les les menaces et donc les personnes en plus d'être fatigué enfin en plus que leur corps soit fatigué, ils sont stressés. Ils sont stressés. Et qu'est-ce que ça fait ? Ça fait que à un moment donné, ils tombent malades, ils ont mal au dos parce queils sont dans du travail physique et comme ils sont encore stressés, la douleur est amplifiée et donc ils ne peuvent plus tenir le poste. Donc ils prennent des arrêts maladies. Mais en même temps, faut pas oublier que la personne qui prend un arrêt maladie a une famille h et que cette personne-là ne le fait pas toujours volontairement parce que bon, on doit nuancer les choses certains. Voilà. Donc ce qui m'a enfin choqué comme vous disiez, c'est plus le côté où les gens ne se rendent pas compte que quand ils font du mal, si on peut dire les choses ainsi, ou quand ils se eux-mêmes ils sont soumis au stress qui vient d'en haut et qu'ils ne savent pas gérer le stress qui vient à leur niveau et qu'il renvoie en réponse à ce stress à qu'ils reçoivent euh aux autres, à leur équipe euh des menaces ou de la terreur, une forme de terreur, c'est un peu une boucle infernale parce que eux tous dans l'entreprise se rendent malades quoi, à petit feu. Et la réponse, j'aimerais savoir, vous avez adopté une solution dans dans le dans le cas d'espèces pour ça ? Oui, oui, oui, bien sûr. Je pense que là dans ce cas, ça a été de revoir un peu la formation des managers. OK. de proximité. OK. D'accord. Parce que ça manquait un peu de professionnalisme. OK. D'accord. Ou bien sûr de revoir quelques aménagements physiques, quoi. Tout à l'heure, vous parliez de bou infernal. Oui, c'est ça. Et finalement euh que soient les personnes directement touchées ou les personnes moins touchées, quand rien n'est fait, on est tous affectés d'une manière ou d'une autre. Oui et cela m'amè à aborder le point 3, l'e 3 de notre euh échange. Et j'aimerais savoir lorsqu'on parle de qualité de vie au travail, d'accord ? Et on entend souvent dire que euh c'est bon, c'est c'est important, c'est c'est important pour le le salarié, c'est important pour l'entreprise. Nous j'aimerais savoir de façon concrète quel est le lien entre la qualité de vie et des conditions de travail et la performance économique au Bénin ? OK. Au Bénin, vous voulez dire enfin ce qui pourrait se faire, c'est ça ? Non, j'ai j'ai déjà est-ce que quelque chose se fait déjà si si Oui. Quelques quelques entreprises font Vous pensez qu'il y a euh un lien je entre qualité de vie et conditions de travail et performance économique ? Oui, bien sûr. Bien sûr. Vous le pensez ? Oui, tout à fait. OK. et au Bénin pour les entreprises qui essayent de de d'offrir de bonnes conditions de vie au travail à à au salariés, quelles sont les retombées quelles sont les retombées économiques et tout après nous pouvons extrapoler bien évidemment au au Bénin. OK. Alors aujourd'hui, enfin le problème qu'on rencontre c'est que on manque de données chiffrées au Bénin parce que pour pouvoir mesurer quelque chose, il faut avoir des données. Hm hm. Et si par si par quand on prend la qualité, si on se dit on prend la qualité de vir travail et l'amélioration des conditions de travail, on peut déjà aller sur ce dont je vous ai parlé tout à l'heure, la l'amélioration ou la réduction des troubles musculosquettiques. OK ? Vous voyez, si on prend ce temps-là, OK. Déjà, les gens en entreprise travailleurs ont du mal à déclarer un accident du travail et une maladie dont il souffre. Autrement où nous sommes dans un flou. Il n'y a pas une éducation à la matière. C'est c'est tout un flou. Donc même quand les personnes sont souffrantes, elles ne savent pas forcément si c'est si cette maladie est liée à à l'exercice à l'exercice quotidien. Et aussi c'est tabou. OK. Parce que vous savez quand si vous êtes en entreprise et que euh c'est tout le temps vous qui êtes malade, on peut les gens peuvent se mettre ensemble pour tenter de vous faire sortir. Vous voyez ce que je peux voilà vous sortir de l'entreprise. Deuxième chose, faut pas oublier que bon, on est au Bénin et que faut prendre en compte les réalités endogènes du pays. Les gens n'aiment pas trop parler de leurs problèmes de santé, de peur que quelqu'un entre dedans pour chambouler le tout. OK. C'est des trucs que les travailleurs voilà monent confiance. Donc il y a déjà la question de la fatalité de ne pas avoir donc il ne déclare pas donc la l'institut euh l'instad qui s'occupe de récupérer ces données là n'a pas ces données parce que quand on essaie de voir mais quels sont les chiffres quel sont quel est le taux de maladie professionnelle qu'on a pour mesurer la performance on n pas on ne ça ne on on ne on vous dit enfin les travailleurs ne déclarent pas d'accord et donc il y a un lien attendez il y a un lien avéré ça c'est clair et net mais il faudrait que une entreprise soit dans le parcours de enfin commence son son parcours du début et qu'elle suive la trame là jusqu'à la fin c'està-dire si elle sollicite un accompagnement pour réduire les trous musclosquelettiques, faudrait que elle inscrive ça dans un projet OK de long cours Oui, pas dans un accompagnement ponctuel une fois et c'est fini. OK. OK. Ouais. Là, ça ne peut pas quantifier mais il y a un lien qui avéré parce que admettons par exemple si vous avez vous êtes prenons un environnement de travail. On va prendre ceux qui travaillent je vais dire quoi dans les bureaux. Oui. Voilà. On sait que ils sont tous devant un écran, un fauteuil, enfin une table et qu'il travaillent et que on démarre les journées, disons à 8h et on finit enfin matinée midi après 17h ou 17h ou 18h. Donc la personne est amenée à rester assise pendant environ 8h par jour. Voilà. Donc quand on reste assez longtemps, on a des vertèbres qui vont se tasser et qui vont créer une inflammation et plus on va le répéter dans la durée, plus la douleur va devenir chronique. De ce point de vue-là, si l'employeur reçoit euh de par son médecin du travail, puisque tout à je vous ai dit le premier euh interlocuteur du travail, c'est le médecin du travail ou alors l'infirmerie, voilà, de son entreprise ou la clinique. Donc quand il va voir quand le travailleur va voir son médecin ou enfin voilà et se et se plaint de douleur chronique, le médecin peut faire remonter cela à la direction. Maintenant tout le monde ne sait pas aussi que bon, il y a un métier qui s'appelle l'ergonomie qui peut venir aménager voilà les postes de travail. C'est aussi ça. Donc il y a aussi la question l'ignorance aussi. Donc pour ceux qui savent, le revers de la médaille, c'est une fois que l'accompagnement a été sollicité, que ça se poursuive dans le temps. Vous voyez ce que je dis ? Parce souvent les entreprises veulent juste faire un truc d'une fois. Par exemple, enfin aujourd'hui on parle beaucoup de team building. Voilà. Tout à fait. Euh c'est ou alors on dit bon c'est la journée des travailleurs ou la journée voilà fait du travail on va tous voilà ça s'installer quelque part boire des boissons, boire de la bière et tout mais si chaque entreprise pouvait offrir une forme de un enfin travailler sur un axe de la QVCT pour ces travaillur je pense que c'est un ce sera un très grand bien pour eux même si il ne voit pas les effets là tout de suite Ils le verront après puison a beaucoup de personnes qui euh une fois la retraite terminée, enfin 5 ans après la retraite, on entend "Ah la personne a eu un AVC, il est mort, enfin elle est morte euh la personne a eu euh je sais pas quoi, une crise cardiaque. Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? En fait, tout ça c'est lié. C'est-à-dire que quand on est dans l'environnement de travail, on on produit si l'environnement est délétaire, on on est dedans et on produit des maladies. On fabrique des maladies qui la langue Exactement. Qui vont vous suivre quand vous allez sortir. Hier, ne serait-ce qu'hier et j'étais tombé sur une vidéo, je lisais la vidéo, on disait que le fait d'être allité pendant longtemps ou de d'adopter une une posture, d'accord, assise d'accord pendant longtemps créer une maladie qu'on appelle l'embolie pulmonaire. Exactement. L'embolie pulmonaire. J'étais étonné par j'étais vraiment étonné. Il il est recommandé de ne pas passer trop de temps coucher, d'accord, de faire de des mouvements et tout. Et on l'exemple, c'était un monsieur qui a quand même une hygiène de vie, une très bonne hygiène de vie qui ne consomme pas de l'alcool, qui prend soin de lui. Et dans la vidéo, c'était une vidéo éducative et tout, on disait en fait le l'élément qui a été constaté c'est la sédentarité. Exactement. C'est ça. La sédentarité la sédentarité. Oui. crée toutes les maladies auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui. La sédentarité va générer l'obésité. La sédentarité va générer l'hypertension. La sédentarité va générer des trous musculosqueltiques. La sédentarité va générer embolie pulmonaire et cetera et cetera. Ouais. Euh dans tous les cas, ce que je retiens pour l'instant, c'est que il est plus coûté pour coûteux pour une entreprise de de rester sans rien faire que que Ouais, effectivement. effectivement parce que recruter même si les entreprises adoptent cette technique qui consiste à éjecter les les salariés souffrants, le fait de recruter d'autres personnes, de le former, d'accord, les phases d'essai et de les intégrer dans le système pour de de t'assurer de cette habilité là bien fait la tâche que que l'autre a a abandonné du fait de sa maladie, je pense que c'est vraiment il est il est vraiment coûteux pour ces entreprises à la langue et donc la meilleure meilleur chose à faire serait de simplement régler le le problème au fond, pas de manière pas de manière superficielle. Oui. Et les et fidéliser les gens parce que vous voyez souvent il y a aussi la perception que nous avons du travailleur béninois c'est-à-dire que la plupart des gens se disent que le travailleur béninoir est parisesseux même si bon de toute façon il y a des parisseux partout. Euh mais je ne pense pas que tout soit ainsi euh parce que enfin c'est aussi la précarité hein qui crée tout ça parce que on s'intègre dans des métiers où on se dit bon au moins là j'aurais un salaire par défaut voilà par défaut donc j'aurais un salaire mais on n'est pas totalement là intégré dans ça et en plus de cel n'est pas toujours reconnu et considéré dans ce qu'on fait et ça je pense que Si on on essayait de valoriser chaque travailleur qu'il soit au plus bas de l'échelle ou au milieu ou en haut, ce serait déjà bien pour l'ensemble quoi. Nous allons nous mettre dans la posture de des entreprises qui veulent faire quelque chose, qui veulent améliorer les conditions de vie et au travail et des des de leurs employés simplement. sûr. Quand ces entreprises-là euh ont cette volonté manifeste de régler le problème, quelles sont les erreurs fréquentes ? Euh bon, les erreurs fréquentes, je pense que l'une des erreurs, c'est la continuité, c'est de poursuivre cette dynamique là dans la dans la continuité. D'accord ? Voilà. parce que ce n'est pas euh il y a des domaines, vous voyez par exemple le BTP, l'industrie, le la qualité de vie travail et l'amélioration des conditions de travail. Ce n'est pas un truc de d'une fois en passant. On va pas attendre la fête du travail pour le faire. On va pas attendre la journée de la santé, la sécurité au travail pour le faire. Vous voyez ce que je veux dire ? En fait, ça doit s'inscrire dans la vie quotidienne de l'entreprise. Est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a des équipes qui vec au sein des entreprises au Bénin ? Bon, à proprement parler, je ne je ne sais pas trop mais j'en ai pas encore rencontré dans mon dans mon parcours. D'accord. Aujourd'hui, ce qu'on entend beaucoup c'est RSE, voilà. sociétaire, voilà des entreprises, c'est beaucoup la RSE qui aussi bon fait un peu d'une certaine manière de la QVCT. OK. Mais peut-être après chacun essaie de prendre la question de la RSE du bout qu'il peut. Oui, c'est un gros c'est c'est un gros morceau et chacun chacun morcelle en fonction de ses moyens, en fonction de ses capacités. Exactement. Exactement. C'est ça. Donc vous voyez, même si on on doit prendre les axes sur lesquels la RSE intervient, il y a ce volet là de condition de travail. Maintenant celui qui peut régler la question et conditions de travail, c'est vraiment un spécialiste, c'est l'ergonome. Ouais. Donc on sait déjà qu'au Bénin, il y en a pas beaucoup. H Donc ce taxe là de la RSE est souvent mis de côté parce qu'on ne sait pas trop qui peut s'en occuper. Ouais. Donc voilà. pour les entrepreneurs qui nous écoutent. Oui. Et qui n'ont pas forcément beaucoup de moyens. Par où commencer concrètement ? Alors déjà, je pense qu'il faut commencer par une forme, ce qu'on peut appeler un diagnostic. Voilà, une un diagnostic de l'existant. Donc on va analyser l'existant et voir quelles sont les failles du système existant et ensuite proposer des solutions. Maintenant on verra avec l'entrepreneur quoi. Est-ce qu'il existe des actions simples, rapides à mettre en place ? Ah mais rapide simple, ça dépend de de de de enfin de la caractéristique de l'entreprise. Ce qui peut ce qui va se faire dans le secteur agricole ne sera pas le même. Voilà dans le secteur industriel, ni dans le secteur portuaire, enfin ou tertiaire. Voilà. Euh donner euh un exemple par exemple de nous prenons euh le secteur agricole. Prenons le secteur agricole. Qu'est-ce qui peut se faire là-bas de manière concrète ? Bon, je veux encore dire que ça dépend parce que là, moi je vois euh l'agriculteur dans son champ, c'est ça, hein. Oui. Voilà. Qui est en train peut-être d'arroser son champ et j'imagine que peut-être il travaille avec sa famille. La question est posée à dessin hein parce que quand même l'agriculture occupe une part importante de sûr bien sûr. Oui, c'est pour ça je suis en train de voir. Donc déjà, je pense qu'on peut déjà agir sur les équipements de travail. OK. Quand j'ai équipement, j'imagine qu'il utilise un arrosoir. Certains ont des tuyaux avec des systèmes dynamiques qui voilà pour ceux qui ont plus de moyens ou je sais pas trop combien ça coûte. Mais déjà, je pense que si on arrive et qu'on voit que les équipements sont usés ou qui sont déjà caducs, utiliser des équipements usés ou caduc vous demande de mobiliser plus d'efforts. Prenons l'exemple. Quand on est à la maison et qu'on veut couper de la viande et qu'on utilise un couteau qui n'est pas assez aiguisé ou affuté, on fait plus d'efforts. Oui. Mais une fois qu'on l' aiguisé, on se rend compte qu'on fait moins d'efforts. En fait, c'est exactement ça. Que ce soit pour balayer, quand on travaille, quand on est agent d'entretien, qu'on utilise un balai usé, ça vous donne demande de faire plus d'efforts et donc de vous casser le dos enfin sans vous en rendre compte quoi. Donc on peut agir déjà sur l'équipement. les équipements, ça c'est terre à terre. On peut se dire bon quand un équipement est usé, faut pas se dire qu'on va l'utiliser jusqu'à perte parce que enfin si on veut l'utiliser jusqu'à perte, c'est qu'on se casse le corps, une partie de son corps soit le dos, les genoux ou les articulations. Donc on peut déjà agir sur ça. On peut aussi agir sur le mode de management. Ouais. Aujourd'hui, même si on sait qu'on est dans un contexte où il y a pas de trop d'emploi et que c'est le chômage, euh faudrait pas qu'on se dise qu'on peut tout dire à un travailleur parce que c'est nous qui lui payons son salaire parce que c'est d'abord un individu, donc une personne humaine. Donc faudrait quand même, même si on se sent au-dessus de la personne, faire preuve de respect et de considération tout en posant des limites. Je ne veux pas dire qu'il faut tout accepter mais poser des limites et montrer à la personne bon ça c'est des limites à ne pas enfrain sinon voilà les sanctions qui peuvent être appliquées quoi. La qualité de vie et les conditions de travail. D'accord. Lorsque l'on soulève la question est-elle différemment perçue selon que nous soyons dans le milieu formel ou informel ? Bien sûr, déjà si on dans le l'informel, ben personne ne s'intéresse à ça. Ben si je vais voir une femme au marché de Toka par exemple et que je lui dis bon est-ce que vous savez que en faisant c en faisant ça vous aurez tel problème et ça à votre qualité de vie au travail elle va me dire bon c'est toujours comme on a toujours fait comme ça on fait avec mon minon blogon donc bon après il y a aussi c'est aussi une question de mentalité hein je pense. Maintenant, si on va voir un cadre en entreprise et qu'on lui en parle, la question il va se poser, c'est est-ce que le profit est immédiat ou pas ? Vous voyez comment est-ce que moi je m'organise pour rentabiliser rapidement, tu vois parce que il ne les la plupart des employeurs ne s'inscrivent pas dans le profit à long terme. Or, le développement, ça demande du temps. Je j'aime bien citer un monsieur que j'apprécie énormément euh pour ne pas faire sa publicité. Est-ce fait de publicité à celui-là encore ? Monsieur Tiam Tiam qui dit euh Tam Tiam, l'ancien directeur de de Crédit Suus qui disait "Il y a peu de choses qui marchent à court et à long terme et les choses qui marchent très souvent marchent à long terme." Exactement, c'est ça. Très très long terme. Les enfants ne travaillent pas. Les enfants, surtout ceux qui sont inscrits à l'école, ils se forment. Hm hm. Mais et je sors légèrement du du du contexte et professionnel pour poser la question : est-ce que les enfants qui passe près de 16 ans 17 ans de leur vie voire même 25 ans de leur vie à se former sur les bancs d'accord ? Quel qu'en soit le pays, est-ce que et aujourd'hui j'ajoute avec les les écrans et ordinateur et liing et tout ça, est-ce que il ne faut pas aussi aborder la question en milieu académique ? Bien sûr et je pense que les pays occidentaux l'ont déjà compris et il ils abordent déjà cette question là. C'est clair que avec enfin on est déjà entré dans l'air de Lia, on a des jeunes qui sont des codeurs, des programmeurs, des geeks et donc qui passent pas mal de temps assis. C'est clair que demain si ces jeunes là ne n'essayent pas de bouger là vous voyez je parle des jeunes d'abord s'il ne bouge pas en plus de tout ça c'est clair qu'on aura une grosse masse de personnes enfin avec des trous musclosquelettiques et de l'obésité et tous les corolaires hein je veux dire hypertension et tout ça et pour les enfants du primaire ou de la maternelle par exemple c'est des gamins qui dont les enfin la masse musculaire et osseuse. Oui. Constr. Oui. Donc et ils sont toujours en mouvement les les petits. Oui. Oui. Donc pour eux encore ça va. OK. Je pense que ça va même si voilà. Mais la tranche la tranche ados jeunes. Ados jeunes. Oui ados jeunes. Oui parce que enfin les ados les jeunes ils sont toujours sur leur dit il veut bou que tout le monde porte les lunettes. La preuve la la belle preuve. Oui. Voilà. Euh pour terminer, si vous avez un seul message à adresser au dirigeants et entrepreneurs du au Bénin, que serait-il ? Vous pouvez regarder et la la caméra pour pour le faire et tout. OK. Alors, je pense que si j'ai un message à passer, ce serait que euh pour construire et bâtir euh une grosse entreprise, en tout cas, si on a une vision de pérennité pour son entreprise, il ne faut pas négliger la question de la qualité de vie au travail et des conditions de travail. Parce que même si vous ne voyez pas le retour sur investissement tout de suite, c'est clair que vous verrez que en investissant dedans, vous allez réduire le taux d'absentéisme de vos travailleurs. Et on sait que euh et les RH le savent très bien que l'absentéisme a un coût ainsi que les besoins en terme de formation. Voilà. Merci. Euh merci beaucoup madame Carole pour avoir pour cet échange pour avoir accepté notre invitation. On retient que la qualité de vie et les conditions de travail euh cet ensemble n'est pas un lustre. D'accord ? Au contraire, mener des actions dynamiques en la matière est une manière durable, pérenne de bâtir nos entreprises. Si vous êtes entrepreneur, vous êtes manager ou une personne qui a des intérêts directs ou indirects, en ce qui concerne cet échange, nous vous prions déjà de commencer par poser les pas afin que votre entreprise soit durable, que vous vous évitiez l'absentéisme et et surtout que vous préserviez la qualité de vie et la santé de vos travailleurs. Merci beaucoup de nous avoir suivi sur Human First et c'est notre premier épisode en la matière. Bien évidemment, nous allons toujours réfléchir avec les experts et acteurs du domaine afin qu'ensemble nous bâtissons des entreprises pérennes. Merci beaucoup et à la prochaine.
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