bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette cinquième séance du cours magistral d'histoire des idées éducatives étant donné les conditions sanitaires actuelles ce cours magistral a lieu à distance sous la forme de capsule vidéo et non en présentiel avant de présenter le contenu de cette cinquième séance de cours je vous rappelle comme je l'ai fait lors des précédents envoies que la capsule vidéo que vous regardez est un contenu proposé par l'université et qu'à ce titre elle est soumise au strict respect du droit à l'image et du droit de propriété intellectuel il est donc interdit d'enregistrer et ou de diffuser tout ou partie du contenu de ce cours sans le consentement de l'enseignant et de l'université en cas de violation de cette règle une plainte sera déposée ceci étant dit lors de la dernière séance de cours nous avions poursuivi notre étude du processus de modernisation de la relation éducative en nous intéressant on nous arrêtons plus particulièrement sur les œuvres de deux auteurs importants Montaigne et Rousseau dans cette séance nous allons nous intéresser à l'histoire de l'école en France au 19e siècle en partant de la Révolution française cette révolution est préparée par un mouvement philosophique du 18e siècle qui remet en cause les croyances traditionnelles au nom de la raison et ce mouvement s'appelle les lumières en France les lumières condamnent la monarchie absolue de droit divin prône le respect des droits naturels de l'homme la liberté l'égalité la recherche du bonheur entre autres et ce siècle des Lumières foisonnent également en réflexion sur l'éducation et l'instruction sur la nécessité de cette instruction pour qui pourquoi faire quelle forme doit-elle prendre etc ainsi entre 1760 et 1789 plus de 160 ouvrages sur l'éducation sont publiés parmi lesquels il y a notamment en 1762 l'ouvrage de Rousseau sur lequel l'Émile ou de l'éducation sur lequel nous nous étions arrêtés lors de la séance précédente la Révolution française le moment proprement révolutionnaire s'inscrit dans le prolongement de ces débats de ces réflexions et constitue un moment d'explosion de débats de discours de projets concernant l'éducation dont la plupart n'auront pas le temps de se concrétiser mais où vont être posés des questions de fond pour l'avenir c'est sur ce moment de la Révolution française que nous allons nous arrêter dans un premier temps avant d'étudier l'histoire de l'évolution de l'école en France au 19e siècle mais qu'est-ce que la Révolution française au juste ce n'est pas simplement une révolution au sens courant du terme à savoir un événement violent ou une série d'événements violents qui changent ou bouleverse un régime politique en place une forme de gouvernement et son aménagement si on passe de la monarchie absolue de droit divin à la République avec la Révolution française cette révolution n'est pas simplement une révolution en ce premier sens réducteur c'est également un changement politique un changement de régime politique au sens fort du terme c’est-à-dire une transformation des principes qui se trouvent au fondement même de l'organisation générale de la cité de la société en ce sens la Révolution française a fondé une nouvelle société en rupture profonde avec la société antérieure à savoir l'ancien régime qui reposait sur les principes de la monarchie absolue de droit divin dans laquelle le roi tire son pouvoir directement de Dieu l'emploi du terme Ancien Régime par les révolutionnaires est à cet égard révélateur de l'ampleur du geste qu'ils entendent réaliser il s'agit pour eux de fonder un régime nouveau une nouvelle société une nouvelle nation en ce sens la Révolution française doit être pensé comme un moment de rupture tout à fait considérable pour autant ce serait une erreur de penser que cette révolution se fait seul et qu'elle fait table rase du passé au contraire elle fait sienne cette révolution elle fait sienne un certain nombre d'idées modernes ce que certains historiens ont appelé l'esprit du XVIIIe siècle pour fonder un nouveau régime en ce sens la Révolution française et l'héritière des idées de philosophe comme Rousseau John Locke hops Voltaire ou encore Montesquieu dans cet esprit du siècle on trouve bon nombre d'idées radicales et notamment celle qui va être essentielle c'est l'idée de nation avec un N majuscule si vous voulez c'est en effet en 1789 que né en France la nation c'est la nation nouvelle que les révolutionnaires entendent fonder et qu'ils font effectivement en un certain sens c'est l'idée très forte de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui est proclamé le 26 août 1789 dans son troisième article dans son article 3 que dont vous trouvez enfin que vous trouvez citer sur la diapositive le principe de toute Souveraineté réside officiellement dans la nation nul corps nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément la souveraineté est donc purement national c'est la nation qui est la source du pouvoir politique c'est là une rupture considérable avec l'ancien régime car désormais le fondement même du pouvoir politique ne se trouve plus dans une source divine ou transcendante extérieure à la société mais dans la société elle-même entendu comme un regroupement d'individus titulaires de droit naturel imprescriptible qu'ils vont déléguer par le biais du vote et de l'aider et de l'élection alors représentant d'où le nom d'assembler nationale et le roi lui-même est soumis à ce pouvoir de la nation nul corps nul individu ne peut exercer d'autorité qui ne Manent expressément de la nation il n'est plus le roi de la France mais son autorité émane de la nation française la rupture encore une fois il faut le souligner est considéré et considérable car elle permet de comprendre l'insistance que les révolutionnaires vont mettre sur l'idée de la création d'une instruction publique et d'une éducation nationale comme l'historien Antoine pro la très bien souligné en France la nation est antérieure à l'école et toute l'entreprise de la Révolution de l'Empire et du 19e siècle peut à certains égards être comprises comme la volonté de donner à cette nation nouvelle qui est aussi nouvelle société ou un régime moderne à distinguer de l'ancien la volonté donc de donner à cette nation nouvelle les citoyens qui lui faut il s'agit de former l'homme nouveau de la nation nouvelle que les révolutionnaires peuvent souhaiter comme l'explique Antoine pro dans la citation qui est reproduite sur la diapositive l'école n'est pour rien dans la création de la nation française celle-ci la nation française date de la Révolution de 1789 la nation se constitue avec la Révolution française qui marque l'avènement d'une aire nouvelle comme en témoigne l'apparition alors du terme d'anciens régime pour désigner le passé révolu l'école ne joue aucun rôle dans ce mouvement pour la simple raison qu'elle n'existe pas comme institution unifiée il y a bien des écoles dans les paroisses ou les communes mais plus ou moins souvent suivant les régions et elles ne forment pas un réseau avant que l'école ne construise la nation la nation a construit l'école la nation a construit l'école à son image et précisément l'étude des grands textes pédagogiques de l'époque révolutionnaire est nécessaire pour comprendre le développement de l'institution scolaire tout au long du XIXe siècle et même du XXe siècle car les révolutionnaires et les hommes du 19e siècle pensent la nation comme une société dans laquelle chaque individu a une place déterminée qui est l'acier propre et donc il ne faut pas au moins au 19e au moins au 19e siècle dont il ne faut pas dont on pense qu'il ne faut pas que cet individu en sorte c'est l'idée qu'on retrouve par exemple dans le rapport sur l'instruction publique de talleyran sur lequel on reviendra un peu plus tard dans le cadre de cette séance c'est c'est cette idée on la retrouve dans le rapport sur l'instruction publique de Talleyrand dans lequel talleyran écrit je cite on doit considérer en effet la société comme un vaste atelier il ne suffit pas que tout s'y travaille il faut que tous y soit à leur place sans quoi il y a opposition de force au lieu du concours qui les multiplie du concours qui multiplie les forces il y a l'idée que et qui va rester très prégnante tout au long du 19e siècle que les individus au sein de la société ont une place déterminée et qu'il faut faire en sorte qu'il reste chacun à leur place que c'est le fonctionnement de cette nation c'est à l'examen de la construction de cette école que nous allons nous intéresser dans la suite de cette séance en nous arrêtant sur les moments essentiels de la construction de l'école en France au 19e siècle la révolution correspond ainsi à un moment de bouleversement qui est caractérisé par la volonté des révolutionnaires de rompre avec la tutelle exclusive de l'église sur l'école en effet sous l'Ancien Régime c'était l'église qui disposait du monopole en matière d'enseignement les écoles étaient le plus souvent tenu par des religieux comme par exemple les Frères des Écoles chrétiennes ou d'autres congrégations religieuses la Révolution française va s'efforcer de briser ce monopole de l'Église comme dans le domaine politique les révolutionnaires vont chercher à secouer le joug de l'Église dans le domaine scolaire à l'école pour cela ils vont prendre toute une série de mesures qui vont chercher à abolir progressivement le pouvoir de l'église sur l'école le monopole scolaire de l'église les principales mesures qui sont prises à l'époque sont listées sur la diapositive dès le 4 août 1789 au moment de l'abolition des privilèges premier moment d'affaiblissement la suppression de ou l'abolition plutôt de la dîme du clergé de l'impôt qui était versé de la taxe qui était versée au clergé ce qui fragilise le pouvoir du clergé à l'époque en septembre 1789 vous avez un décret qui va être pris qui transfère aux autorités civiles des districts et des communes la surveillance de l'éducation publique et de l'enseignement politique et moral deux mois plus tard en novembre 1789 un autre décret va placer l'administration des collèges sous la surveillance d'un officier municipal en 1789 10 en 1790 le 13 février un décret supprime les vœux monastiques ce qui sème la crainte chez de nombreux religieux qui cesse le renseignement et pour un certain nombre d'entre eux quitte le pays le 12 juillet 1780 10 vous avez un autre décret qui va créer une constitution civile du clergé et qui va imposer aux ecclésiastiques aux religieux de prêter un serment de fidélité à cette constitution civile du clergé ce qui pour beaucoup de religieux à l'époque est extrêmement problématique de prêter serment à une autorité civile en matière religieuse et un grand nombre d'entre eux vont refuser de prêter serment à cette constitution civile du clergé leur fonction d'enseignement et vont même quitter pour certains le territoire national [Musique] et un grand nombre de des congrès gagnistes vont là encore quitter le territoire national ces mesures vont contribuer à fragiliser l'enseignement ils vont ils vont ces mesures consacrées de grands bouleversements dans le domaine éducatif de nombreux religieux vont déserter et cesser leur enseignement à tel point que les historiens Christian Nick et Claude Lelièvre parlent d'une laïcisation progressive de l'enseignement qui fait suite à ces mesures et des mesures qui troublent d'une manière générale la vie des établissements face à cette situation la constitution du 3 septembre 1791 va proclamer le principe d'une instruction publique je cite le texte de la Constitution il sera il sera créé et organisé une instruction publique commune à tous les citoyens mais l'oeuvre des révolutionnaires ne s'arrête pas à cette fragilisation de l'enseignement cette œuvre des révolutionnaires elle s'exprime surtout dans trois grands projets pédagogiques et dans deux législations sur lesquelles nous allons revenir très bientôt on va s'arrêter maintenant sur trois grands projets révolutionnaires en matière d'éducation le plan de Talleyrand celui proposé par Condorcet et celui défendu par Le Pelletier de Saint-Fargeau ces trois projets sont loin d'être exhaustifs mais leur étude laisse transparaître une évolution constante dans la pensée des révolutionnaires sur l'éducation au lendemain de la Révolution de 1789 l'Assemblée constituante réorganise la France et rédige la Constitution de 1791 toutefois l'assemblée n'a pas vraiment le temps de se pencher très longuement sur les questions d'éducation elle a d'autres priorités et elle fixe simplement dans la dans la Constitution un principe très général que nous avons déjà cité et elle ajoute que ce principe sera développé dans un rapport ultérieur ce rapport c'est celui qui est rédigé par talent tolérant est un personnage important c'est l'évêque de la ville d'Autun qui rallie la Révolution il va prêter serment à la Constitution et il fera ensuite une carrière diplomatique importante après la Révolution notamment sous l'Empire sous Napoléon 1er dans son rapport qui est présenté les 10 11 et 19 septembre 1791 Talleyrand propose un projet très structuré qui contient près de 300 pages ce projet rappelle les règles posées par la Constitution et fait de l'instruction publique une condition essentielle de la pérennisation de l'inscription dans la durée des principes de la révolution française talleyran il faut instituer une instruction universelle qui soit gratuite pour l'enseignement primaire et partiellement gratuite pour l'enseignement supérieur cette éducation ou cette instruction universelle elle doit appartenir à tous les sexes et à tous les ans le rapport de talleyran reprend ainsi de nombreuses idées qui avaient exprimées au 18e siècle par des philosophes des Lumières comme les encyclopédistes et comme Jean-Jacques Rousseau Talleyrand dans son projet mais en avant une éducation qui vise à former l'homme dans le sens des idées modernes de la Révolution et une éducation qui soit encore une fois universelle pour tous fille comme garçon le but de cette instruction est de former des hommes et des citoyens qui soient pénétrés des principes révolutionnaires et t’adhérents va jusqu'à affirmer que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 doit devenir le nouveau catéchisme de l'enfant talleyran ajoute que l'instruction publique doit être gratuite pour l'enseignement primaire et que les instituteurs doivent bénéficier d'un salaire prélevé sur les impôts qui sont collectés et ils considère que l'État doit diriger et contrôler l'éducation et c'est pourquoi il insiste sur la nécessité de créer une administration centrale ce projet de talleyran est discuté le 25 septembre 1791 l'Assemblée vote la journée de la discussion le lendemain le 26 et il ne sera en fait plus discuté c'est un autre projet qui sera discuté un autre projet qui s'inspire de celui de Talleyrand c'est celui de Condorcet qui est Condorcet Condorcet est un philosophe mathématicien qui est élu député en 1791 il crée un Comité d'instruction publique la même année dont il va être un membre actif et inspiré par le projet de talent il va proposer son propre projet d'éducation à l'Assemblée législative et ce projet va connaître une postérité considérable même si comme celui de talent il n'a jamais été mis en heure dans ce dans ce projet on voit très nettement la continuité avec certaines idées des Lumières en particulier Condorcet affirme vouloir former la raison des jeunes gens et il conçoit l'éducation ou l'instruction publique comme une forme de contre-pouvoir à l'égard du pouvoir de l'État à la différence de tolérant il considère que les enseignants doivent être nommés par des instances d'ordre scientifique et il a également une vision plus laïque de l'éducation puisque pour lui la religion doit se situer hors du champ de l'éducation publique toutefois comme Talleyrand il est l'héritier d'un certain libéralisme qui se voit notamment dans son refus de l'obligation scolaire Condorcet soutient que l'État doit garantir une éducation gratuite laïque mais pas obligatoire fonder les vertus publiques sur la raison des jeunes gens comme le plan de talent le projet de Condorcet ne sera pas appliqué mais il restera une référence très importante dans l'histoire des idées éducatives notamment chez les grands réformateurs de la Troisième République notamment Jules Ferry par exemple mais également au 20e siècle à la fin du 20e siècle les textes de Condorcet sont incités par exemple par des gens comme Jean-Pierre chevalier le plan de Le Peltier de Saint-Fargeau est présenté par Robespierre à la Convention en 1793 et ce plan diffère largement des deux précédents il pousse à l'extrême la tendance égalitariste et étatiste en matière d'éducation qui est Le Pelletier de Saint-Fargeau Le Pelletier de Saint-Fargeau est issu d'une famille de la noblesse avant la Révolution il est président un mortier au parlement de Paris les députés de la noblesse aux États généraux et il rallie le tiers état il se rallie aux tiers États en 1789 et après avoir voté la mort de Louis XVI il est assassiné par un ancien garde du corps du roi et il devient un martyr de la Révolution son projet est beaucoup plus radical que les deux précédents puisqu'il propose une éducation commune inspiré du modèle de l'éducation spartiate de l'éducation qui était dispensée Sparte dans la Grèce antique et il propose de déposséder les familles de leur responsabilité en matière d'éducation puisqu'il considère que cette que les enfants appartiennent à la nation et qui se tient la nation d'assurer l'éducation des enfants dans le but de leur donner des mœurs nationales de former leur conception selon les idées de la nation et pour cela le Peletier propose de créer des maisons d'éducation qui soit commune et entretenu par l'État qui accueillerait tous les enfants de 5 à 12 ans dans ces maisons les enfants seraient habillés de la même manière et recevraient tous la même éducation la même instruction et partagerez leur temps entre le travail l'étude et l'exercice physique le projet de Le Pelletier de Saint-Fargeau élu par Robespierre à l'Assemblée et grâce au soutien de Robespierre le projet est adopté le 13 août 1793 après plusieurs semaines de débat mais ce décret ne sera jamais mis en application après la chute de Robespierre en 1794 d'autres hommes arrivent au pouvoir et dans le champ de l'éducation on assiste un retour en arrière par rapport au projet plus démocratique des législations scolaires sont votées qui vont avoir un effet important pendant le reste de la période révolutionnaire et ces deux législations importantes sont la législation la canal d'une part 1794-1795 et la législation donnée la législation la canal c'est qui porte le nom de Joseph Lakanal qui a porté cette loi elle se décline en deux moments importants l'un sur l'enseignement primaire et l'autre sur le secondaire le premier décret le décret de 1794 du 17 novembre 1794 porte sur l'enseignement primaire et impose la création d'écoles primaire publique sur tout le territoire de la République a raison d'une école parmi l'habitant ce décret impose également la gratuité des écoles primaires mais il rejette l'obligation scolaire à l'époque l'administration entreprend de mettre en œuvre se décret mais ni parvient pas faute de moyens et de mettre toutefois le décret de novembre 1794 il ne concerne que l'enseignement primaire et c'est le projet Lakanal sur les écoles centrales qui va traiter de la question du secondaire ce projet la canal sur les écoles centrales c'est la proposition de créer un seul degré d'instruction commun au dessus des écoles primaires les écoles centrales révolutionnaires le projet de la canal c'était d'établir 5 de ces écoles centrales révolutionnaires à Paris et une par département l'enseignement qui était dispensé en rupture avec l'ancien régime est conçu dans ses écoles comme un enseigne comme un enseignement encyclopédique et laïque dans lesquels les élèves ne sont pas obligés de suivre les classes graduées des classes de niveau mais choisissent eux-mêmes les cours qui les intéressent la législation d'onou du 25 octobre 1795 la législation de nous la loi de nous va développer les dispositions constitutionnelles relatives à l'enseignement et cette loi va marquer un retour vers un souci de l'éducation des élites dans la continuité de la création des écoles centrales fondées en février 1795 le projet assure également la liberté de l'enseignement cette loi prévoit 3 degrés d'enseignement dans l'enseignement primaire on assiste à un être recul par rapport au décret la canal de 1794 la loi pose le principe de la création d'écoles primaires publiques mais elle ne précise pas leur nombre et ne confie pas à l'état la charge de leur création mais aux communes le soin de les organiser de plus la loi dispose que les écoles primaires ne sont plus ni gratuite ni obligatoire et restreint leur programme au niveau du secondaire la loi d'onou maintient les écoles centrales mais elle en réduit le nombre une dans chaque département et elle supprime les bourses attribuées aux élèves les plus pauvres au final la loi de nous marque un recul par rapport aux ambitions plus démocratiques de la révolution au début et comme l'explique les historiens Christian Nick et Claude Lelièvre la loi de nous conserve tout ce qui sert l'élite et renonce à ce qui sert le peuple elle construit un dispositif scolaire conforme au principe de la république bourgeoise cette législation reste en vigueur grosso modo sur l'ensemble de la période qui s'étend de 1795 à 1802 et les écoles centrales sont tout de même à l'époque un succès avec un enseignement très libre des étudiants qui choisissent librement leurs coûts avec l'absence de pensionnat la liberté du choix du cours par les enseignants et surtout le caractère moderne de cet enseignement avec des cours de dessin de mathématiques de sciences ou de langue vivante en rupture avec les collèges d'anciens Régis toutefois cette législation de nous sera fragilisée puis aboli sous le Consulat l'arrivée de Napoléon Bonaparte au pouvoir d'abord comme Premier consul en 1799 puis comme empereur en 1804 change la donne par rapport à l'éducation Napoléon va se faire l'héritier sous bénéfice d'inventaire de la Révolution il va instaurer l'armature administrative en matière scolaire que les révolutionnaires avaient souhaité mais il va donner un sens particulier à cette armature en effet Napoléon voit avant tout l'intérêt de l'État et celui du souverain et les réformes scolaires de la période napoléonienne vont dans le sens de la centralisation et de l'élitisme on retient de ces réformes deux grands éléments le premier c'est la création des lycées et des collèges le deuxième c'est la création de l'Université impériale cette création ces créations elles se font par le biais de trois mesures importantes en matière d'éducation que vous devez connaître la première c'est la loi du 1er mai 1802 également appelé loi four croix qui crée les lycées qui est l'acte de naissance des lycées le deuxième la création de l'Université impériale se fait par deux textes importants la loi de du 10 mai 1806 qui crée l'Université impériale et le décret de du 17 mars 1808 qui organise cette université impériale je vais rentrer un petit peu dans le détail de ces textes importants la loi du 1er mai 1802 où loi four croix Marc le point de départ de l'enseignement secondaire elle est l'acte de naissance des lycées en France création des lycées qui vont remplacer les écoles centrales révolutionnaires vise à fournir aux écoles de gouvernement et aux écoles de droit et de médecine des étudiants capables de suivre leurs enseignements par ce biais Napoléon cherche à former les cadres dirigeants administratifs et techniques c'est-à-dire les juges les préfets et les mets et des mers qui sachent lire les circulaires et les mettre en application il s'agit de forger une armature admini administrative solide qui permettent à l'état d'être efficace l'instruction primaire en revanche n'est pas une affaire d'État l'État confie la responsabilité de cette instruction primaire de ses écoles primaires aux autorités les locales aux communes l'état s'intéresse principalement à l'éducation des élites et des cadres de la nation l'Université impériale attention à la terminologie l'Université impériale ce n'est pas l'université telle que nous la connaissions aujourd'hui à savoir la strate supérieure de l'enseignement non l'Université impériale en 1806 c'est la structure qui est proposée par Napoléon afin de centraliser le pouvoir de l'État sur le système secondaire sur l'enseignement secondaire qu'il met en place il s'agit d'une corporation laïque mise en place pour créer un esprit commun et cette corporation laïque cette université impériale elle détient le monopole de l'enseignement et dirigé par un grand maître comme vous le voyez sur le schéma par un grand maître qui est l'ancêtre du ministre de l'instruction publique qui deviendra en 1932 le ministre de l'éducation nationale et cette corporation laïque cette université divise le territoire en académie en académie en 1808 c'est cette université impériale qui confère les grades universitaires les diplômes le baccalauréat la licence le doctorat l'Université impériale elle est ainsi créée instituée en 1806 pour créer un corps enseignant avec une cohésion un esprit des traditions et le système des lycées et collèges va dépendre de cet université c'est à dire quels vont être ces lycées et collèges soumis à une inspection d'État et à l'esprit de cette corporation laïque qui est l'Université impériale l'Université impériale qu'est-ce que c'est c'est un corps chargé de l'enseignement et de l'éducation publique dans tout l’empire c'est la naissance du corps enseignant la loi le dit d'ailleurs très explicitement par deux fois dans les premiers articles de la loi de 1806 il sera formé sous le nom d'Université impériale un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publique dans tout l'Empire les membres du corps enseignant contracteront des obligations civiles spéciales et temporaires et l'article 3 porte sur l'organisation du corps enseignant cette université impériale ou ce corps enseignant du secondaire public est organisée par le décret du 17 mars 1808 qui en fait une véritable Corporation laïque l'université réunit sous l'autorité de l'empereur tous les établissements scolaires et tous les enseignants à l'exclusion des maîtres d'écoles du primaire auquel on ne réserve aucune place dans la hiérarchie donc vous voyez encore une fois centralisation et élitiste l'établissement du monopole en matière d'éducation du monopole de l'État en matière d'éducation implique l'impossibilité d'ouvrir une école sans autorisation il faut demander une autorisation à l'université pour ouvrir une école l'institution d'un contrôle commun aux établissements publics et privés les établissements sont contrôlés par l'Université impériale par les inspecteurs de l'université impérial et il est très important de noter les bases de l'enseignement dans les écoles de l'université le premier ce sont les préceptes de la religion catholique le deuxième la fidélité à l'empereur à la monarchie impériale le troisième l'obéissance au statut du corps enseignant on voit là apparaître la base de ce qui va contribuer à la construction du système éducatif en France au 19e siècle au 19e siècle deux ordres d'enseignement vont ainsi se construire et se consolider tout au long du siècle l'enseignement primaire d'un côté pour les enfants du peuple et l'ordre secondaire pour les enfants des notables et c'est cet ordre secondaire dont Napoléon se préoccupe prioritairement il laisse l'enseignement primaire aux communes il ne s'y intéresse pas et aujourd'hui dans le cadre de cette séance nous allons nous intéresser à l'histoire de cet ordre secondaire et on étudiera on étudiera par la suite l'histoire de l'enseignement primaire une des caractéristiques essentielles de l'histoire de l'école en France au 19e siècle c'est qu'il existe deux réseaux d'éducation séparées distinct d'un côté l'enseignement primaire et de l'autre l'enseignement secondaire ou si on reprend la terminologie que vous trouvez sur la diapositive d'un côté un ordre primaire et de l'autre un ordre secondaire la France du 19e siècle juxtaposent possède deux réseaux d'établissements deux écoles l'école primaire qui est aussi l'école du peuple et l'enseignement secondaire ou l'ordre secondaire qui est l'école des notables ou l'ordre des élites sociales ainsi au lieu d'avoir comme nous aujourd'hui une école élémentaire pour tous sur laquelle l'enseignement au lycée au collège et au lycée reposent ensuite les Français au 19e siècle et dans une bonne partie du XXe siècle connaissent deux systèmes parallèles distincts qui vont des plus petites classes jusqu'à la fin de la scolarité donc c'est un point essentiel on parle de primaire et de secondaire au 19e siècle mais cela ne renvoie pas du tout à la même chose que ce que nous entendons aujourd'hui par primaire et secondaire pour nous aujourd'hui primaire c'est l'école élémentaire pour tous et le secondaire c'est le premier cycle secondaire qui est le collège et le second cycle secondaire qui est le lycée au 19e siècle on emploie ces termes pour parler d'autre chose on parle d'ordre primaire ou d'enseignement primaires et cet enseignement primaire va comprendre toutes les classes de l'enseignement primaire des de l'école élémentaire jusqu'à un niveau qui est équivalent à celui de l'université et même une formation supérieure et on va parler de secondaire pour des écoles qui vont avoir des classes des petites classes élémentaires et puis des établissements qui vont scolariser des adolescents puis pour l'enseignement supérieur qui est rattaché dans un premier temps à cet ordre secondaire donc vraiment c'est important de de retenir cette distinction l'enseignement français l'école en France s'est construite selon deux ordres d'enseignement distincts l'enseignement l'ordre secondaire qui est géré du ministère par le relais des inspecteurs généraux et le primaire par chaque commune et chaque département chacun de ces enseignements à ses diplômes le baccalauréat dans l'enseignement secondaire et dans le primaire le certificat d'études primaire et chaque ordre d'enseignement à ses professeurs et ses coutumes pédagogiques les enseignants du primaire et les enseignants du secondaire ne sont pas formés dans les mêmes institutions ils n'ont pas le même cursus ils n'ont pas ils ne viennent pas du même milieu social et il ne conçoivent pas l'enseignement pas les mêmes choses et pas de la même manière et il ne se mélangent pas dans cette séance nous allons nous intéresser prioritairement à l'enseignement secondaire qui est destiné aux enfants des notables et de la haute bourgeoisie dans un second temps dans la séance suivante nous nous intéresserons à la constitution de l'enseignement primaire au 19e siècle qui est destiné aux enfants du peuple le schéma que vous voyez là présente l'ordre primaire et l'ordre secondaire tel qu'il se tel qu'ils sont construits à la fin du 19e siècle notamment en particulier pour l'ordre primaire nous nous allons retracer l'histoire de la de la construction de ces deux ordres sachant que les réformes napoléoniennes les réformes scolaires napoléoniennes posent la base posent les bases de cet enseignement secondaire et c'est ce sur quoi nous allons revenir maintenant la loi four croix du 1er mai 1802 marque le point de départ de l'enseignement secondaire en France elle est l'acte de naissance des lycées c'est pour reprendre la formule de l'historien Philippe Savoie la première pierre du système scolaire public français contemporain en effet l'objet de cette loi n'est pas simplement de créer les lycées mais bien de réorganiser l'instruction publique tout entière et c'est pourquoi elle porte le nom de loi général sur l'instruction publique cette loi de 1802 c'est une révision de la loi de nous du 25 octobre 1795 sur laquelle nous nous sommes arrêtés auparavant que faut-il retenir de cette loi de 1802 premièrement il faut retenir qu'elle abandonne l'enseignement primaire aux communes et qu'elle renonce du même coup à une organisation centralisée de l'enseignement primaire le deuxième élément important à retenir c'est qu'elle supprime les écoles centrales révolutionnaires qui avaient été créé en 1795 et elle les remplace par les lycée le troisième élément important c'est que ces lycées renouent avec les traditions des collèges d'anciens régimes on y enseigne les humanités classiques et les enseignements modernes on y enseigne une éducation on y dispense une éducation religieuse ces établissements ces lycées sont le plus souvent des internats dans lesquels règnent une discipline stricte le plus souvent au son du tambour le lycée à quoi ressemble-t-il très concrètement et bien c'est un bâtiment clos qui se situe le plus souvent au cœur des villes mais dont il est séparé par de haut murs ce sont des lieux qui sont si on devait schématiser à moitié des casernes à moitié des couvents et à l'intérieur de l'établissement trois fonctionnaires gèrent l'organisation du lycée le proviseur le censeur qui est l'équivalent du proviseur adjoint aujourd'hui et l'économe qui s'occupe de la vie administrative et qui gère la discipline la loi four croix à l'époque elle prétend rompre avec le passé mais en réalité le système secondaire qu'elle instaure hérite largement du réseau de l'ancien régime et les grands collèges d'anciens régimes dont on avait parlé dans le texte notamment de Marie-Madeleine compère en TD les grands collèges d'anciens régimes vont abriter les lycées et quelques collèges communaux en même temps dans ces établissements on assiste à l'ouverture de classe élémentaire au sein de ses lycées qui vont assurer la préparation des plus jeunes élèves aux études du lycée proprement dit l'expression et du coup c'est un point important sur lequel il faut insister l'expression enseignement secondaire enseignement secondaire qui va se développer sous la Restauration à partir de 1815 ce qu'on entend au XIXe siècle par enseignement secondaire c'est ainsi une diversité d'établissements quelles sont ses établissements il y a les lycées qui sont créés et financés par l'État à partir de 1802 il y a des écoles secondaires ou des collèges communaux qui sont financés par les municipalités et qui proposent un enseignement moins développé que celui des lycées et il y a des établissements privés des institutions qui n'enseignent que les grammes que la grammaire et les humanités et des pensions qui n'enseignent que la grammaire dans tous les cas c'est un point important ces établissements sont payants chers et sélectifs il n'accueille c'est un point important il n'accueille que 1 à 3% de la classe d'âge masculine jusque dans les années 1880 ces établissements à l'époque sont très différents les uns des autres les plus prestigieux sont les lycées qui préparent au baccalauréat et au concours des écoles de gouvernement ou ce qu'on appelle aujourd'hui des grandes écoles comme l'École polytechnique où l'école spéciale militaire actuelle école Saint-Cyr en 1810 on compte en France 36 lycées il y a 36 lycées en France en 1810 il y en a 38 en 1830 il y en a 85 en 1882 111 en 1900 et seulement 135 en 1939 Paris à 4 lycées dès 1802 les actuels lycées Henri IV Louis Legrand Condorcet et Charlemagne et les lycées comptent très peu d'inscrits 20 000 inscrits en 1842 75 000 en 1920 donc c'est vraiment un point important cet enseignement secondaire il s'adresse aux petits nombres par rapport au lycée les écoles secondaires communales ou les collèges communaux sont plus nombreux et pour vous donner un ordre d'idée en 1882 il y a 276 collège communaux pour 85 lycées et il y a 702 établissements privés qui qui jusque dans les années 70 1870 reçoivent plus d'élèves que les établissements publics donc c'est un point important cet enseignement secondaire c'est vraiment un enseignement qui vise l'éducation des notables autre point important à préciser même s'il était implicite dans ce que je disais auparavant l'enseignement qui est développé c'est un enseignement qui est uniquement conçu et destiné aux garçons l'accès des filles à cet enseignement secondaire et au baccalauréat est beaucoup plus tardif la première bachelière en France c'est Julie-Victoire Daubié qui obtient le baccalauréat en 1861 à l'âge de 37 ans grâce au soutien de l'impératrice Eugénie parce qu'elle obtient une autorisation spéciale mais l'enseignement secondaire n'existe toujours pas à cette époque en 1861 c'est uniquement avec la loi Camille C du 21 décembre 1880 que va être créé un enseignement secondaire féminin d'État toutefois en 1880 ce cet enseignement secondaire ne conduit pas au baccalauréat mais simplement un diplôme de fin des études secondaires qui n'ouvre pas l'accès aux Facultés des universités il faut attendre 1924-1925 pour que Léon Bérard le ministre de l'Éducation de l'instruction publique unifie les études secondaires féminines et masculines et que soit créé un baccalauréat unique donc vous voyez qu'il y a un décalage dans le temps s'agissant de l'enseignement secondaire qui est proposé aux garçons des 1802 et pour les filles à partir de 1880 Enseignements secondaires publics d'État les filles on connaissent ont une éducation enfin reçoivent une éducation dans des institutions particulières mais elles ne sont pas financées par l'État n'existent pas d'enseignement secondaire féminin d'État avant 18 le baccalauréat vous vous en doutez c'est donc l'apanage d'une faible minorité qui revêt un prestige social considérable il est réservé ce baccalauréat aux enfants des notables au meilleur enfant des notables et les enfants du peuple n'ont jamais accès au baccalauréat au 19e siècle j'insiste encore là dessus cet enseignement secondaire il va connaître des évolutions au cours du 19e siècle et c'est sur ces évolutions que nous allons maintenant nous arrêter pour aller jusqu'à la réforme de 1902 au moment de la création des lycées en 1802 avec la loi froid on l'a vu les programmes d'enseignement des lycées accorde une large place aux humanités classiques au cours du XIXe siècle ces humanités classiques on se rend compte qu'elles conviennent mal à certains enfants que leurs parents destinent à des métiers comme l'agriculture le commerce ou l'industrie et du coup à partir des années 1840 pour répondre à la demande de ces familles des cours spéciaux sans latin y vont être créés dans un certain nombre de lycées et collèges pour satisfaire les demandes de ses parents et en 1863 1865 le ministre de l'instruction publique va poursuivre cet enseignement enfin va lui donner une nouvelle impulsion en créant l'enseignement secondaire spécial cet enseignement secondaire spécial il est créé ou il n'est avec la circulaire du 2 octobre 1863 et la loi du 21 juin 1865 qu'est-ce que c'est que cet enseignement secondaire spécial c'est un enseignement moderne c'est-à-dire sans latin y a finalité professionnelle et qui en 1865 dure 4 ans cet enseignement secondaire spécial va connaître un succès considérable à tel point qu'il va se développer plus vite dans les décennies qui suivent que l'enseignement classique et progressivement cet enseignement secondaire spécial va prendre une place de plus en plus importante et va être intégré à l'enseignement secondaire en général cela va être fait sous la Troisième République dans les années 1880 1890 et cette évolution massage fait avec la réforme de 1902 sur l'enseignement secondaire qui va donner à cet enseignement secondaire sa forme contemporaine mais dans un premier temps dans la décennie 1880 cet enseignement secondaire spécial on va lui donner la forme de l'enseignement secondaire classique c'est-à-dire que en 1880 en 1865 cet enseignement secondaire spécial dure 4 ans et bien pour le faire s'aligner sur l'enseignement secondaire classique qui dure six ans on va l'allonger d'un an puis encore d'un an en 1882 par un décret du 28 juillet 1882 les républicains créent un baccalauréat de l'enseignement secondaire spécial et en 1891 ce baccalau s'est enseignement secondaire spécial va devenir l'enseignement secondaire moderne la réforme de 1902 va achever l'évolution puisque cet enseignement moderne va disparaître en tant que tel et il va devenir une section moderne de l'enseignement secondaire la section B du premier cycle sans latin et la section D du second cycle science qui vont représenter l'héritage de l'enseignement secondaire spécial et de l'enseignement moderne en 1902 l'unité de l'enseignement secondaire va trouver sa forme contemporaine la réforme de 1902 c'est une réforme extrêmement importante puisqu'elle va inventer les cycles et les sections les cycles et les sections le premier cycle secondaire de la sixième à la troisième le premier cycle secondaire de la sixième à la troisième qui va être divisée en deux sections une section A et une section B une section avec latin et une section sans latin le second cycle secondaire qui va de la seconde à la classe de philosophie on ne parle pas de classe de terminale encore à l'époque le second cycle est divisé en quatre sections une section latin grecque une section latinente une section la tension et une quatrième section moderne langue science qui va résulter de l'évolution de l'enseignement secondaire spéciale qui est devenu moderne cette réforme permet de placer la section moderne sans latin à parité avec les sections classiques et de reconnaître l'égalité théorique du baccalauréat moderne avec le baccalauréat classique pour l'entrée en faculté la réforme de 1902 vous le voyez constitue une étape décisive car elle va poser le cadre dans lequel le 20e siècle développera les scolarités du second degré typiquement le premier cycle secondaire 6e 3e ressemble beaucoup à au collège que nous connaissons aujourd'hui pour conclure tout au long du XIXe siècle et jusqu'au début du 20e siècle l'enseignement ou l'ordre secondaire public c'est et j'insiste là-dessus un enseignement qui est réservé aux petits nombres il existe quelques bourses mais ces bourses sont minimes et globalement l'enseignement secondaire reste réservé aux petits nombres la logique de l'enseignement secondaire elle est autant sociale que culturelle dans l'enseignement secondaire les études sont payantes y compris pour les élèves qui ne sont pas internes pour les élèves externes et seul une élite surtout sélectionnée par la naissance et la fortune bénéficie de l'enseignement secondaire public 2,2% de la population des deux sexes entre 10 et 17 ans en 1856 et 3,1% en 1921 c'est donc un enseignement qui est réservé aux enfants des notables et à une fraction extrêmement favorisée de la population française à la séance prochaine nous étudierons la manière dont c'est construite l'école du peuple en France au 19e siècle à la même époque et comment ces deux ordres d'enseignement d'un côté l'enseignement primaire et de l'autre l'enseignement secondaire se sont progressivement aligner comme ce sont progressivement fusionnés pour créer l'école que nous connaissons aujourd'hui
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