on est considéré comme les mauvais médecins qui donnent la mort etc non je soigne mes malades jusqu'au bout pour nous l'euthanasie c'est pas un soin [Applaudissements] [Musique] l'aide médicale à mourir en effet va mourir ça veut dire qu'on aide les gens à partir rapidement c'est-à-dire en quelques heures ou quelques minutes ça va très bien actuellement en France c'est illégal ça ne peut se faire que de façon clandestine heureusement ça se fait de faire clandestine tandis que la sédation profonde et continue les gens partent en un temps plus prolongé avec une agonie plus prolongée la logique ça serait que cet agonie soit brève mais cela ce n'est entre pas dans le cadre de la loi actuellement l'aide médicale à mourir elle existe déjà en tout cas moi j'ai l'impression que c'est mon métier j'accompagne des patients la plupart des patients encore une fois ne bénéficient pas de la sédation profondé continue parce que c'est pas adapté à la situation à clinique mais la plupart des patients je vous ai dit j'en ai perdu malheureusement 117 cette année on les aide sur le plan médical moi je considère que une antalgie donc le fait de diminuer les douleurs le fait de mettre des traitements pour soulager tel ou telle symptômes c'est de l'aide médicale dans un contexte de dégradation de l'état général [Musique] le rôle du médecin c'est d'écouter j'ai des malades qui me disaient ben écoutez c'est vrai la situation est dramatique je veux bien aller en soins palliatifs je veux bien y aller jamais de gâté de coeur il y a d'autres qui me disaient mais je suis très bien dans votre équipe et puis l'un d'autres qui me disent encore vous ne comprenez pas docteur mais j'ai envie de partir je n'ai pas envie d'être accompagné voilà et cette diversité n'est pas entendue aujourd'hui résultat les gens sont obligés de partir en Belgique aux jeux de partir en Suisse et si il acceptable c'est le malade qui doit être responsable qui doit être maître de sa situation ça c'est fondamental le médecin ne vient que pour aider et puis respecter le choix du médecin il y a des médecins qui voudront pas agir très bien il y a d'autres qui voudront mais à ce moment-là qu'il n'est pas la loi punitive sur le dos et les peines Damoclès qui dit je suis obligé de faire ça que clandestinement vous en avez pris des risques vous oui trop et en plus on est considéré comme les mauvais médecins qui donnent la mort etc non je soigne mes malades jusqu'au bout effectivement vous avez cité ça monte d'Hippocrate je ferai tout pour soulager les souffrances je ne prolongerai pas abusivement les agonies je ne provoquerai jamais la mort délibérément voici les trois bouts de phrases qui je pense tous ensemble mettent une cohérence il faut prendre en compte l'ambivalence du patient le patient il n'a pas une réponse unique selon les jours selon sa souffrance selon son sa réconciliation avec ses proches il y a peut-être impatience sur deux qui en arrivant en hospitalisation me dit docteur faites quelque chose j'en ai ras-le-bol j'en peux plus ou alors je veux mourir mais pourquoi parce qu'en fait ils sont en souffrance ils ont du mal à respirer ils ont des douleurs et donc moi je suis là pour m'occuper de cette souffrance et pour les apaiser parce que je trouve scandaleux c'est qu'il y a 26 départements en France où il y a pas de service de son palliatifs et je pense que vous parliez d'écoute tout à l'heure effectivement il y a un vrai problème aussi c'est qu'il y a pas de formation dans l'accompagnement et dans la culture palliative dans le sens où voilà on arrête d'être de destination déraisonnable on arrête d'être dans l'acharnement thérapeutique et on accepte que on n'a pas la capacité de guérir le patient moi je suis pas sûr qu'il manque de de loi je pense qu'ils m'ont surtout de moyens [Musique] qu'est-ce qu'on donne la priorité dans notre société à la vie coûte que coûte ou à la lutte contre la souffrance dans la majorité des cas quand je soigne des malades on les soignant je leur permet les deux je leur permets de poursuivre leur vie et je souligne leurs douleurs sauf qu'il y a certaines situations que la maladie devient incurable qu'elle est grave il y a un choix à faire et je dirais que c'est presque un choix de société actuellement on nous dit non la vie coûte que coûte au nom de quoi alors c'est vrai toutes les tous les mouvements monothéistes tous les religieux font pour ce principe de la vie coûte que coûte on ne touche pas la vie de début jusqu'à la fin mais il y a des gens qui disent non moi j'ai envie je suis désolé la lutte contre la souffrance ça doit primer sur la vie coûte que coûte si venez y avoir le tanaisie en France il faudrait dire aux patients alors peut-être qu'ils auraient le choix c'est le nom de votre association mais du coup c'est ajouter au panel thérapeutique cette option de l'injection mortelle l'injection létale appelée un chat un chat pour nous l'euthanasie c'est pas un soin soulagé réduire un symptôme d'inconfort faire un massage rassurer tenir la main c'est un soin je pense que la philosophie entre la civilisation profonde et continue telle que moi je l'imaginais c'est-à-dire permettant aux gens partir dans une durée courte brève et puis l'aide médicale à mourir philosophiquement c'est la même chose on ne comprend pas cette coupure dans la philosophie moi je crois qu'il y a trois raisons pour lesquelles il faut une nouvelle loi une loi qui permet d'être active à mourir la première raison c'est qu'il y a des malades qui le demandent qui va qui partent en Suisse qui partent en Belgique on a mais en permanence des demandes faut pas minimiser ce mouvement là le deuxième c'est le jour il y aura cette loi là ça réduira l'angoisse des médecins et en particulier le risque de d'être puni par la loi mais la troisième raison c'est que c'est une loi qui est désangoissera j'ai un malade qui a fait qui m'a appelé un jour pour un cancer du pancréas et qui me dit je suis catastrophe c'est épouvantable je vais souffrir comme une bête je voudrais que vous m'assuriez que à ce moment là vous m'aiderez à mourir bon je l'ai dit écoutez oui je serai là etc il s'est mis à revivre sa femme me disait mais c'est incroyable on va partir à Rome on va partir à Amsterdam etc et pendant deux ans il a vécu deux ans ce qui est rare pour un cancer du pancréas très bien très bien il est mort brutalement ça va avoir besoin de moi et ben je lui offert une rémission de qualité il était terriblement Mango si au départ il est mort de façon sereine ce qui me fait peur parce que je parle vraiment d'inquiétude personnelle c'est que c'est qu'on demande à des patients fragiles et vulnérables de l'envisager c'est des patients qui sont beaucoup dans la culpabilité culpabilité vis-à-vis des soignants qui prennent beaucoup soin d'eux parce qu'ils sont en période d'autonomie pour la plupart la culpabilité vis-à-vis de leur famille mais c'est pas parce qu'ils sont dans la culpabilité qu'il faut acquiescer à cette culpabilité je pense qu'il faut leur faire comprendre qu'on sert on est dans une société de la performance où on essaie de tout contrôler il faut réussir à contrôler et à décider tout pour soi-même jusqu'au bout et les maladies par exemple les maladies neurodégénératives il y a des malins qui veulent qui ont une maladie de Parkinson grave qui ont une maladie de Charcot c'était épouvantable et là on leur dit ah non la situation n'est pas dramatique on va vous soulager on va vous prendre en charge psychologiquement pour faire un peu de morphine et cela et puis les gens disent non ça suffit j'ai vécu depuis 30 ans ou 15 ans ou 5 ans comme ça grabataire écoutez moi mais en quoi est-ce que ça serait de la responsabilité du médecin en fait tout droit amène un devoir donc s'il devait y avoir un droit à mourir un droit de choisir la manière dont on veut mourir c'est impose un devoir à qui au médecin parce que un citoyen a décidé qu'il voulait mourir à telle heure à tel moment dans telle circonstances il faut imposer à un médecin de le tuer d'abord le mot tu es inacceptable vous le savez très bien c'est retirer la vie de l'autre avec violence or là c'est pas retirer la vidéo d'être avec violence c'est de répondre à une demande avec compassion donc attention on fait attention je serais bien que ce mot était très utilisé pour les gens qui sont contre mais il faut utiliser les vrais mots ça reste une injection létale oui bien sûr et alors la citation profonde et continue on se retire l'esprit et on garde le corps je vois très bien intérêt on leur permet le lâcher prise je me rappelle d'un jeune il y a deux ans qui avait une tumeur au niveau du cerveau et qui se dégradait assez rapidement qui est plein d'angoisse était une des premières personnes qui m'avait dit les yeux dans les yeux docteur je veux mourrai je veux que ça s'arrête et finalement on a réussi à l'apaiser grâce à des médicaments grâce à des protocoles parce que heureusement on a de la recherche dans le domaine de la fin de vie et donc on a pu lui faire une perfusion il a été calmé il a eu moins de symptômes et le lendemain et les joueurs qui ont suivi on a organisé un barbecue avec ses amis pour que ils puissent encore une fois profiter de la vie maintenant c'est pas parce qu'il y a des manquements au niveau des moyens que il faut arriver à une situation où on va aller au plus vite entre guillemets qu'il y ait des soins palliatifs c'est essentiel je suis absolument pour il faut pas me faire dire mais en Belgique il n'y a pas de frontière entre les soins palliatifs et l'aide active à mourir moi je trouve que il faut tenir compte des directives anticipées que l'on que les patients c'est fondamental et malheureusement en France on a fait aucune campagne pour développer ses directives anticipées c'est-à-dire qu'est-ce que vous voulez en cas de problème le jour vous perdez connaissance le jour vous avez un accent de voiture vous avez 25 ans vous avez 40 ans vous avez un accident de voiture vous êtes quadriplégique etc qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce que vous souhaitez et ça je trouve qu'on devrait proposer suggéré si vous voulez de dire aux gens mais réfléchissez à la mort la mort ça fait partie de la vie c'est pas quelque chose à part c'est pour ça que c'est un soin comme un autre [Musique] c'est le choix d'un malade et les autres doivent être à son service association et médecins la différence c'est que le la personne reste maître du geste et ça peut des angoisser le corps médical etc de ne pas être là par rapport au sud moi je suis pas sûr qu'il y ait besoin d'une décision médicale je pense que c'est le principe du suicide c'est que c'est une décision individuelle mais je pense que c'est important qui est quand même un accompagnement si le suicide assisté venait être mis en place en France il faut quand même pouvoir accompagner psychologiquement le patient et l'entourage ou je pense qu'il faut vraiment que que la Société Française de Psychiatrie interagissent dans le débat je sais que ça fait des années que le Comité national d'éthique se pose la question donc c'est une question qui est complexe qui auquel on pourra pas répondre là en deux minutes c'est vrai que c'est beaucoup plus compliqué parce que la notion de grave et incurable en psychiatrie et beaucoup plus complexe il faut plus la vie de plusieurs psychiatres la frontière est compliquée en Belgique ça reste de l'euthanasie donc une injection l'état décidée par un médecin en Suisse c'est une association de bénévoles qui ne sont pas là avec la blouse de soignants il y a systématiquement une consultation médicale leur donnant c'est fait par un médecin c'est pas l'association n'a pas de pouvoir pour avoir le produit c'est le médecin qui demande d'avoir le produit et il faut que le pharmacien soit d'accord c'est pas si simple que cela donc le médecin a encore un rôle à jouer même dans le suicide assisté même en Suisse même avec les associations la seule différence c'est que au dernier moment c'est pas un médecin qui déclenche la petite roulette de la perfusion c'est le malade lui-même qui déclenche la petite la perfusion ou qu'il prend par la bouche c'est ça la différence l'idéal tout de même sur lequel il faudrait un jour réfléchir et c'est mon mon souhait c'est qu'on puisse mourir chez soi entouré des siens quand le souhaite c'est tout même pas quelque chose de gigantesque et on devrait 60% des gens en Belgique qui prennent l'acte à mourir meurent chez eux nous 75% de nos personnes qui meurent meurent en institution [Musique] [Musique]
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