Salam alkoum warahmatullahi wabarakatuh. J'espère que vous allez bien. Bienvenue dans cette nouvelle vidéo de mon podcast entre mes consultes bysa. Pour ceux qui me connaissent pas, je m'appelle Hassa, je suis psychologue étudiante en sciences islamiques et mon travail à moi, ma passion, je devrais dire, c'est de faire des liens, des ponts entre la psychologie et l'islam. Cette année, ce mois-ci, d'ailleurs, j'ai eu 30 ans et euh je vous ai demandé sur Instagram des leçons ou des conseils pour ceux qui étaient déjà passer par là pour tous ceux qui allaient rentrer dans leur trentaine. Et à ce moment-là, j'ai eu beaucoup beaucoup de réponses, machallah. Mais j'ai surtout eu aussi des questions par des plus jeunes qui m'ont dit "Et toi, alors, quelle leçon tu tires de tes vingtaines ? Qu'est-ce que tu peux nous partager ?" Alors, c'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui, de vous partager les 20 leçons que j'ai retenu de ma trentaine, bien évidemment lié à la santé mentale, liée à la psychologie et l'islam. C'est un format un peu différent de d'habitude, un tout petit peu plus intime, on va dire, mais j'espère qu'il vous parlera, qui vous permettra aussi de mettre parfois en perspective certaines choses qu'on va traverser lorsqu'on est plus jeune. La vingtaine, on va souvent nous la vendre comme étant la plus belle période de notre vie. C'est le moment on va découvrir plein de choses. C'est le moment où on va avoir nos années étudiantes, construire nos premières amitiés, parfois même les décisions les plus importantes de notre vie. Qu'est-ce qu'on va faire comme métier ? Avec qui on va se marier ? qu'on va faire ou pas des enfants. Mais ce qu'on entend parfois un peu moins, en tout cas, moi à ce moment-là, j'en avais pas vraiment conscience, c'est que c'est aussi et surtout la décennie où on va le plus se tromper, la décennie où on va le plus échouer, où nos illusions, nos rêves, nos projets vont tomber petit à petit et que parfois on va découvrir un petit peu brutalement qui on est réellement dans un premier temps et c'est pas toujours très agréable. Et dans un deuxième temps, se rendre compte que la vie, elle va pas forcément dans le sens qu'on avait prévu et de ce qu'on aurait voulu pour nous. Donc je dirais qu'elle m'a surtout appris la différence entre comprendre et guérir. Et ça vraiment je reviendrai dessus tout à l'heure. Mais je vous assure que c'est très important. Elle m'a appris à faire la différence entre chercher le repos en moi-même, chercher le repos auprès d'Allah az w et chercher le repos auprès des gens autour de moi. J'ai fini par comprendre qu'on avait besoin d'un peu de tout ça. Mais on va essayer de faire ce bilan aujourd'hui ensemble. 20 leçons que j'ai pu tirer, des choses que j'ai dû vivre et que j'ai dû traverser pour les comprendre de manière générale quand bien même je vous les donne aujourd'hui si vous êtes dans votre début de vingtaine vous aurez besoin de les vivre pour réellement les comprendre. Alors pour rendre ça un tout petit peu plus digeste, j'ai séparé en différentes parties. La première partie ça sera ce que j'ai appris à travers la souffrance que ça soit la mienne, que ça soit celle de mes proches ou celle de des patients que j'ai pu accompagner. La première leçon que la vingtaine m'a appris, elle va peut-être paraître un petit peu contreintuitive, surtout en tant que psychologue, mais c'est que tu n'as pas besoin de comprendre ce que tu dis pour le guérir. Tu n'as pas besoin de ton de comprendre, tu n'as pas besoin d'analyser. Tu n'as pas besoin d'avoir chaque détail de ton fonctionnement pour guérir ce que tu as vécu, pour guérir de tes traumatismes. Tu vas surtout guérir en vivant et en traversant les mêmes situations autrement. Comment dire ? En théorie, je le savais déjà parce que j'ai passé des années à étudié la psychologie à analyser, à lire, à relier, à comprendre. Du coup, faire des parallèles avec ma propre enfance, mes réactions, mes schémas. Et d'une part, cette compréhension, elle est nécessaire parce que c'est toujours utile de pouvoir mettre des mots mots sur des mots mau de comprendre en fait ce qui s'est passé, de comprendre qu'on n pas fou en quelque sorte et que c'est ce qu'on vit à un nom et qu'il y en a d'autres qui le vivent aussi. Mais on n pas besoin de tout comprendre. On a pas besoin de tout décortiquer. Il y a beaucoup de personnes surtout quand on est très intellectuel, quand on est beaucoup dans la cognition et pas assez dans le lâcher-prise, dans l'émotionnel, on va avoir tendance à se raccrocher à l'analyse. On va lire et on va regarder plein de choses. Et en fait, on se rend compte au bout d'un moment quand on grandit, quand on vieillit que on n pas forcément besoin de tout ça, mais qu'on a surtout besoin de revivre les mêmes expériences qui nous ont mis à mal, donc les mêmes expériences traumatiques dans un contexte différent pour faire comprendre à mon cerveau que oui, ça peut se passer autrement. J'ai besoin de revivre une amitié qui se passe bien et où je n'ai pas l'impression de devoir performer, de devoir surjouer pour faire comprendre à mon cerveau que non, je ne suis pas quelqu'un qui n'est pas aimable et non, je ne serai pas toujours moins bien que les autres et non, je n'ai pas toujours besoin de me mettre en compétition et cetera et cetera. Ça sert à rien en fait de de me le dire verbalement. Au bout d'un moment, j'ai besoin de le vivre. J'ai eu besoin de vivre et vous aurez probablement besoin de vivre une fois le fait de pouvoir exprimer quelque chose de vulnérable sans que ça se retourne contre vous pour comprendre que c'est possible et pour comprendre que la vulnérabilité n'est pas forcément associée à de la douleur par exemple. Donc première leçon, c'est vraiment ça, c'est le fait que comprendre ce qui nous arrive, ce n'est qu'une étape, c'est absolument pas la destination et qu'on a besoin de revivre. On ne guérit pas tant qu'on a pas revécu les situations qui nous ont blessé dans un autre contexte beaucoup plus sain et beaucoup plus bienveillant envers nous-même avec une fin un peu plus heureuse du coup. Dans le même ordre d'idée, il y a cette seconde leçon qui est le fait que ce que tu évites, ce dont tu as peur te contrôle. L'évitement en psychologie du comportement, c'est un des mécanismes qui est le mieux documenté. À court terme, on le sait, ça soulage énormément. À long terme, ça renforce exactement ce qu'il était censé venir atténuer en fait. Et à chaque fois qu'on va venir contourner quelque chose qui nous fait peur, une conversation, une émotion, une situation, une personne, on va venir envoyer à notre cerveau un signal et on vient lui confirmer qu'effectivement ça c'est dangereux. Et donc plus je l'évite, plus j'ai fait comprendre à mon cerveau que c'est dangereux, plus ma peur grossit. Donc quand on évite pendant des années certaines certains sujets, certaines conversations, certaines parties de nous-mêmes aussi, et ben plus on les évite, plus elles vont venir prendre de la place, prendre de la place, prendre de la place et donc avoir un impact sur notre libre arbitre en fait et la décision qu'on va les décisions qu'on va prendre, les directions qu'on va prendre seront impacté par cette peur. Donc au final, est-ce qu'on est vraiment libre ? Donc ce que tu fuis toujours te suivre jusqu'au moment où tu arrives à lui faire face. La 3e leçon dans cette partie liée à la souffrance. Et vraiment s'il vous plaît, comprenez-moi quand je vous dis ça. La trisème leçon, c'est que ton enfance va venir expliquer certaines choses mais elle va pas tout excuser dans votre vie. Il y a un moment dans votre travail thérapeutique si vous êtes en thérapie où une fois qu'on aura fini la compréhension, une fois qu'on a compris d'où vient ses comportements, pourquoi j'agis comme ça, c'est parce que ma mère ceci, c'est parce que mon père cela, c'est parce que mes camarades d'école ceci et cela. Une fois qu'on a compris l'origine de notre comportement actuel, ben c'est faitina qu' le veuille ou non, ça va se transformer en responsabilité. C'est-à-dire la responsabilité non pas de ce qu'on m'a fait parce que ça ce n'est pas de ma responsabilité mais de ce que je fais de ça. La responsabilité de ce que je fais avec je suis devenue. Encore une fois comprendre c'est essentiel, c'est super, ça met du sens, ça met de la logique, ça permet de mieux savoir comment travailler sur ça justement pour pouvoir s'en sortir. Mais rester dans cette position là de victime de la situation, rester dans ces schémas qui nous victimisent indéfiniment, qui nous protègent dans un premier temps, qui nous pousse à éviter. Et donc c'est pour ça que le lien, il est vraiment fait avec la leçon une et la leçon 2, mais qui petit à petit deviennent en fait une prison qu'on va se construire soi-même. Quand bien même c'est pas de notre faute, quand bien même c'est quelqu'un d'autre qui a mis en place ces barreaux là, c'est toi qui fait le choix de ne pas les traverser. Vous connaissez sûrement l'image de l'éléphant qui est accroché à à un poteau et quand il est tout petit, bah il arrive pas du tout à s'en dégager. Il finit par apprendre qu'il n'arrivera jamais à s'en dégager et même en grandissant et en devenant un immense éléphant de plusieurs tonnes, il n'arrive pas à s'en détacher. Et là, c'est exactement pareil. Et lui, il est persuadé qu'il peut pas alors qu'il peut très largement. Là, c'est exactement la même chose. Quand on se définit trop par ce qu'on a vécu, ce dont on a souffert, alors au bout d'un moment, ça devient une fou réalité dans laquelle on s'enferme. Pour la deuxième partie, c'est ce que le corps m'a appris. Ce que mon corps m'a appris. On le sait qu'en vieillit, on commence à avoir des signes, des signes de fatigue, des signes de douleur, toutes ces choses-là. Mais est-ce qu'on l'écoute vraiment ? Franchement non. Moi, je l'écoutais pas. Et c'est ça qu'on arrive du coup à cette 4e leçon, le fait que ton système nerveux ne distingue pas le passé du présent. Quand tu étais plus jeune et que quelqu'un te regardait d'une certaine façon et que tu avais tu sentais immédiatement en fait cette contraction, ce poids dans ta poitrine et tu avais besoin de te justifier, tu avais besoin de te défendre ou peut-être même de disparaître, d'avoir l'impression qu'on puisse plus te voir et donc plus t'atteindre. Parfois quand on a ces réactions-là qui vont être très instinctives et très physiques, la réalité c'est qu'on est pas en train de réagir à la situation présente. On est en train de réagir à toutes les situations similaires qu'on a eu quand on était plus jeune et qu'on a'avait pas les mêmes ressources qu'aujourd'hui, qu'on avait pas les la même expérience, qu'on avait pas la même capacité de se défendre que l'on a lorsqu'on est plus tard dans sa vingtaine, dans sa trentaine. Mais ton corps, il les a mémorisé, il les a pris, il les a répété. il a pas fait la différence, il a pas fait la mise à jour justement de tes capacités et du fait que parfois tu es capable maintenant de traverser ces choses-là. Tu es capable de réagir autrement et tu n'es plus obligé de subir cette timidité. Tu n'es plus obligé de subir cette peur du jugement, cette peur de l'autre et cetera et cetera. On s'est conditionné en fait au bout d'un moment à réagir de telle manière en se persuadant que nous on était comme ceci ou comme cela et peut-être que vous l'êtes vraiment. Mais prenez le temps de vous poser la question. Prenez le temps de vous poser la question en vous demandant est-ce que c'est réellement ce que je suis aujourd'hui ? à l'instanté où est-ce que c'était qui j'étais il y a 5 ans, il y a 10 ans, il y a 15 ans et qui aujourd'hui n'est plus à jour sur la manière dont j'aimerais me définir. Donc au lieu de se demander mais pourquoi je réagis comme ça, c'est complètement stupide. Vraiment se demander mais cette réaction elle protège quoi ? Elle protège qui ? Quelle version de Hafsa au final ? Et comment est-ce que je peux essayer de lui faire comprendre que le danger est passé, que j'ai grandi, que j'ai d'autres ressources et que je suis aujourd'hui en capacité de traverser tout ça ? Ce qui nous amène à la leçon suivante, la leçon numéro 5, c'est on confond souvent familiarité et sécurité. C'est connu. Notre cerveau aime sa zone de confort. Il aime ce qu'il connaît. Même quand ça ne devient plus sain, même quand ça fait du mal aussi de rester là. Il a tellement associé ce qui est familier, ce qui est connu à quelque chose de sûr et de sécure que c'est le seul endroit où il finit par savoir comment et où naviguer. Et c'est pour ça qu'on va se retrouver parce qu'on rester dans des dynamiques qui vont nous fatiguer. Pas parce qu'on a pas la capacité, pas parce qu'on ne veut pas, mais parce que on a tellement peur de l'inconnu quand bien il pourrait être meilleur pour nous que ça va venir activer quelque chose en nous qui va ressembler à de l'insécurité. D'ailleurs, je dis très souvent euh le danger réel et le danger perçu ne sont pas les mêmes choses. Tout comme la sécurité réelle et la sécurité perçue ne sont pas les mêmes choses. Et apprendre à les distinguer, c'est un travail que j'ai fait dans ma vingtaine, il est pas fini, loin de là. Et c'est un travail qui prend aussi énormément énormément de temps. Mais en faisant ce travail, en apprenant à distinguer, en me demandant si c'était une sécurité réelle, une sécurité perçue, si le danger de tel projet était vraiment réel ou perçu encore une fois par mon cerveau, ça m'a amené à cette 6e leçon qui est le fait que mon intensité émotionnelle face à une situation n'est pas une garantie de la vérité. Ce que je ressens à momenté est réel. La douleur, la certitude, la peur, la la conviction que quelque chose est faisable ou ou infaisable. Ça c'est réel, mais je ne peux pas venir en conclure que la situation ou l'opportunité est un danger pour moi. Pourquoi ? Parce que si je concluais ça à ce moment-là, c'est complètement biaisé par l'état émotionnel dans lequel je suis. Ce que je ressens n'est pas la réalité. Ce que je ressens est ma réalité, mais ce n'est pas la réalité. Et donc, je peux faire en sorte de quitter cet état émotionnel et d'aller chercher, d'aller juger la situation à partir d'un positionnement un peu plus neutre. Je dis pas complètement neutre, ça n'existe pas, mais un peu plus neutre. Quand notre système nerveux est activé, on a donc euh tout le cortex préfrontal, donc la partie qui va venir euh raisonner, qui va nuancer, qui va prendre des décisions, elle se met en retrait parce que je suis en mode survie parce que euh l'objectif là tout de suite, c'est de rester en vie pour mon cerveau encore une fois face à ce danger perçu en tout cas. Donc toutes les décisions que je prendre dans cet état-là, elles sont pas les plus pertinentes et elles méritent vraiment d'être revisité et que je revienne dessus et que je me repose la question quand le calme viendra en fait en moi tout simplement. Je pense que ouais, c'est quand même une leçon à souligner de ne jamais prendre des décisions sur le coup de émotions. En fait, on peut pas faire confiance à nos émotions. Nos émotions, ce sont des signaux de ce qui est en train de se passer entre eux en nous à ce moment-là. Ce ne sont pas des verdicts et certainement pas des réalités. Et peut-être qu'aujourd'hui dans notre société et notamment sur les réseaux sociaux, on a un peu trop sacralisé ce qu'on ressent en l'élevant en tant que que vérité absolue et seule réalité. Or que c'est faux et surtout surtout c'est pas un autre avantage. On arrive du coup au 3è groupe. Le ce troisème groupe qui va être le plus long je pense mais qui est ce qu'Allah taala m'a pris dans ma vingtaine. Donc ça va être toutes les leçons un peu plus spirituelles. Elles sont pas forcément séparées des leçons psychologiques. He vous savez bien que avec moi la psychologie et la spiritualité c'est intrinsèquement entrelassé et lié mais surtout parce que c'est des leçons que j'ai appris et que j'ai retenu dans un cadre plus spirituel. cette 7e leçon, s'il vous plaît, entendez-moi et comprenez-moi quand je vous la transmets parce que je l'ai vu chez moi, mais je l'ai surtout vu chez mes patientes, des jeunes filles avec qui j'ai échangé, que ce soit dans mes conférences ou dans dans des événements. Et j'aimerais qu'on se la répète ensemble, qu'on la réapprenne ensemble jusqu'au moment où elle va vraiment passer de notre compréhension à notre ressenti, donc de notre cerveau à notre cœur. Allah Taala ne nous doit rien. Il ne nous doit rien et certainement pas ce qu'on désire. C'est pas parce qu'on l'a demandé, on doit l'avoir. On va parfois avoir tendance. Et j'ai eu tendance dans le début surtout de de ma vingtaine avec ma foi. Déjà, je pense que la vingtaine c'est le moment où on se réapproprie notre foi en tant que jeune musulman en France notamment. Donc dans un contexte qui n'est pas du tout spirituel. Il y a un moment ou un autre donc notre foi va nous être transmise par nos parents et à un moment ou l'autre on doit s'en emparer, on doit se l'approprier, on doit en faire quelque chose. Est-ce que je continue à le parce que là il y a plus rien qui m'oblige mais est-ce que je continue à l'appliquer dans ma vie de tous les jours et à en faire mon cadre et ma réalité ou est-ce que bah au final c'était plus quelque chose de traditionnel pour moi, voire même de culturel de par la transmission de de mes parents, mais que ça s'arrête là. On va devoir s'en emparrer un moment ou un autre. Et on peut avoir tendance au début à avoir une fois où on va être dans de la négociation, cette conscience de se dire "Bah, je prie, je gêne, je fais des efforts, je me retiens de de fumer, d'avoir des relations illicites et on échange quelque part en fait en nous on s'attend qu'on le dise ou non, qu'on le reconnaisse ou non à une récompense plus ou moins dans la forme que j'avais imaginé parce que les récompenses elles sont promises, ça c'est sûr et certain mais la forme non." Et quand les choses elles ne se passent pas forcément comme prévu et entre nous elles se passent jamais comme prévu, on peut rentrer dans de l'incompréhension qui peut mener parfois et ça je l'ai vu chez des patients ou des patientes parfois même jusqu'à de la ranqueur ou de la colère. Et là forcément on revient au Coran et euh à ce verset qu'on qu'on connaît tous hein, mais que parfois on on n' pas forcément euh fait rentrer réellement au plus profond de notre cœur. Et euh à ce verset qu'on connaît tous hein, mais que parfois on on n' pas forcément euh fait rentrer réellement au plus profond de notre cœur. Donc euh le verset 216 de de sourate al Baqara Allah nous dit "Se peut que vous détestiez une chose alors qu'elle est un bien pour vous." Et là, j'aimerais qu'on prenne le temps de se poser la question. J'ai repensé à votre vingtaine mais vous êtes peut-être encore dedans. Mais repensez aux 5 10 dernières années que vous avez vécu et à la fois où vous avez vécu quelque chose qui vous a parut terrible sur le moment, un échec professionnel dans les études, un divorce ou quoi que ce soit. En tout cas, quelque chose qui a été forcément négatif au moment où vous l'avez vécu et avec le recul se rendre compte en fait aujourd'hui mais hamdillah que je sois passé par là. Et ça sans rappeler, je pense que c'est une bonne chose parce que ça permet de se tourner de manière plus sereine vers l'avenir en se disant au fait peu importe ce qui va m'arriver en réalité quand bien même c'est pas forcément ce que je voulais. Je sais qu'il y aura un derrière pour moi et je le sais pourquoi. Encore une fois, j'ai pas besoin que de théorie. J'ai pas besoin qu'on vienne me le dire ou que j'y pense. Je le sais parce que je l'ai vécu et je le sais parce que je me rappelle que je suis passée par là et qu'il y a eu des moments dans ma vie où je me suis dit mais ça va être terrible, qu'est-ce que je vais faire suite à telle ou telle chose qui m'est arrivé ? Et là aujourd'hui à 30 ans, je me dis mais al hamdillah que ça m'est arrivé parce que heureusement que j'ai raté médecine. J'aurais détesté faire des gardes de 24 heures, être à l'hôpital, devoir enlever mon hijab. Doncamdah c'est au final c'est que c'était pas fait pour moi. Bah à ce moment-là là si je disais ça la ha de 20 ans qui venait d'échouer c'était la fin de sa vie. Mais qu'est-ce qu'elle allait faire ? Elle avait toujours voulu être médecin. Et donc se rendre compte de ça c'est reconnaître en fait et souligner que notre vision de la vie, notre lecture de la vie et même de notre propre vie, elle est toujours partielle et limitée par ce que je vois là tout de suite à l'instanté. On n pas la vision globale et s'en rappeler encore une fois ça nous renforce cette notion en nous et ça nous permet d'aborder les prochains échec avec un peu plus de sérénité en tout cas on espère. Et en parlant d'épreuv notion de Tw cool, ça c'est la 8e leçon je pense que j'ai apprise. Cette notion de Taw cool où on se dit "J'aimerais trop m'en faire savoir preuve de Tw cool." Mais comment on fait ? Je me sens que quand j'étais dans ce début de vingtaine justement c'était c'était ça que je comprenais pas. Oui, je veux faire preuve de Twon mais je sais pas comment faire en fait. Je sais pas comment le mettre en place dans ma vie. Je sais pas comment l'utiliser, je sais pas à quel moment qu'est-ce que je dois faire pour que ça prouve que je suis en train de faire preuve de taol. Et cette 8è leçon que j'ai appris, c'est le fait que le tac, il commence là où notre contrôle ou nos essais de contrôle s'arrêtent, pas avant. Encore une fois, c'est quelque chose qu'on peut pas apprendre en théorie. On est obligé de traverser, qu'on est obligé de vivre. Pour moi, le t c'est comme le courage. Je peux pas dire que tu as fait preuve de courage tant que tu as pas eu peur. Tu peux pas dire que tu as fait preuve de courage tant que tu t'es pas retrouvé face au choix de un, je reste, deux, je m'en vais. Et le courage, c'est pas ce que je décide avant. Le courage, c'est à ce moment précis, c'est en traversant ce qui me fait peur que je fais prise et c'est en traversant ce qui est certain pour moi et en lâchant prise là-dessus que j'ai fait preuve de Tw Col. Et ça c'est une précision, je trouve qu'il y a tout changé parce qu'on peut penser euh je pensais au début de ma vingtaine he le thé cool comme étant euh un petit peu passif vraiment euh de se dire euh bah je fais rien non ok j'ai cheveux médecine bah on va bien voir ce qui va ce qu' va y avoir et et je fais rien et et j'attends de voir ce qui arrive et mais c'est pas c'est pas ça en réalité placer sa confiance en Allah réellement c'est et on le sait bien faire ce qui est à notre portée donc attacher notre chameau et après confier le reste auprès d'Allah C'est vraiment dans l'effort, c'est vraiment dans la traversée de ce qui nous fait peur et de ce qui nous fait douter. Et c'est tellement désagréable. Et ça franchement, je trouve que la vingtaine en était pleine. J'espère qu' y en aura moins dans la trentaine. Mais de ben oui, je fais quoi l'année prochaine ? Bah je sais pas, ça dépend si je valide mon année ou pas. OK, je fais quoi dans 6 mois ? Bah je sais pas parce que les seuls master qui m'ont accepté, ils sont à 600 km d'ici et je suis jamais partie de chez mes parents. Donc c'est terrifiant. Et qu'est-ce que je dois faire ? Est-ce que je prends un appartement ou pas ? Bah je sais pas parce que ça dépend si le cross me prend ou pas. Ça dépend ceci, ça dépend cela. Et si je trouve qu'on est dans beaucoup beaucoup d'incertitude quand on est dans dans notre vingtaine. C'est trop stressant. C'est vraiment beaucoup beaucoup trop stressant. Mais on a besoin de traverser ça pour apprendre à apprécier le vrai taul. Allahah taala nous dit dans le Coran dans sourate verset 3 et quiconque place sa confiance en Allah il lui suffit. Et vraiment faire preuve de thé cool, c'est ça, c'est rappeler de ce verset-là au moment où on est terrifié, au moment où on sait pas quoi faire, au moment où on doute, au moins on doute de soi, de de ces décisions, on se trouve nul, on se dit que on aurait dû ou faire les choses autrement. À ce moment-là, se rappeler de poser sa confiance et de lâcher vraiment euh prise sur cet élément là. Le lâcher prise, c'est un grand sujet, une grande thématique. Je pense que je vais bientôt faire une vidéo YouTube à ce sujet-là parce que il y a beaucoup de choses que j'ai appris et compris sur la lâcher-prise aussi. bien après et je me suis rendu compte que c'était très éloigné que de l'image que j'en avais dans un premier temps parce que il y a rien de plus stressant que quelqu'un qui me dit mais lâche prise alors que sur un événement ou un élément de ta vie qui est en train de te stresser. La 9e leçon, c'est elle a un petit peu lié à la notion de mais c'est par rapport au sabre, à la patience. C'est deux concepts qui vont aller ma main dans la main. Généralement, ça va ensemble. Mais encore une fois, apprendre et se souvenir que euh au même titre que le tawakou, le sabre, la patience, c'est pas de rester passif, mais c'est de rester aligné à ces valeurs, de ne pas lâcher prise sur ces valeurs, quand aussi euh désagréable que ce soit, aussi ingrat qu'on a l'impression que ce soit, mais de ne pas lâcher prise sur ces valeurs parce qu'on sait que ces limites qu'on s'est posé, que Allah nous a posé dans un premier temps mais que nous aussi on s'est posé. Au-delà de ça, c'est pour prendre soin de nous. C'est pour prendre soin de nous et encore une fois, ça se s'exprimera à travers la mise en place d'action. J'interromps votre épisode quelques minutes pour vous parler de ma prochaine conférence qui aura lieu le samedi 25 avril. Estime de soi, confiance en soi, confiance en Dieu. Souvent on mélange un peu tout. C'est quoi la différence entre ces trois concepts ? Comment on peut savoir ce qui nous fait défaut ? Comment on peut savoir sur quoi exactement est-ce qu'on doit travailler ? Selon moi, un des meilleurs exemples pour parler de l'estime de soi, ça resterait adij elle tellement stable dans son estime et aussi en son époux, prophète Mohammed Salah alayhiam qu'elle était son rocher. Elle était tellement stable dans qui elle était, elle était tellement stable dans ce qu'elle représentait pour lui que ça lui permettait à lui de se raffermir et de se ressourcer. Alors si connaître un peu plus la vie de Khadijaha et comprendre les concepts de l'estime de soi à travers son profil à elle t'intéresse ? Le lien pour avoir toutes les informations et dans la description de cette vidéo. La 10e leçon que j'ai retenue pour moi, ça a été une des plus libératrices vraiment de la pression que je pouvais mettre, c'est le fait que d'apprendre, de me rendre compte et de réaliser qu'Allah taala va venir regarder nos efforts et pas notre perfectionnisme et pas notre résultat. Je me suis beaucoup jugée pendant ma vingtaine avec une dureté que je souhaite à personne d'autre et que j'ai appliqué, je pense, à personne d'autre. J'avais un standard qui était impitoyable et j'ai mis beaucoup de temps à comprendre que c'était pas tant de la rigueur, c'était pas tant du sérieux, mais qu'une manière d'être ultra exigeante envers moi pour ne plus avoir à faire face aux mêmes blessures, aux mêmes croyances que j'avais sur le fait que si je n'étais pas parfaite, je n'étais pas aimable sur le fait que je ne pouvais pas me permettre de faire des erreurs, sur le fait que si j'étais une bonne croyante, alors je n'aurais pas dû faire c, alors je n'aurais pas dû faire ça, alors je devrais être capable de faire si et de patienter était sur ça et à chaque fois que j'y arrivais pas, je m'autoffe la gé littéralement et c'était insupportable. Et en me rappelant donc de ce verset 286 sourat al Baqara, Allah n'imposa aucune âme une charge supérieure à sa capacité et me rappeler de ça que j'avais pas à porortter le monde en fait sur mes épaules. J'avais même pas à essayer d'être parfaite parce que de quelle perfection tu parles en fait ? Littéralement de quelle perfection tu parles ? On a été placé sur cette terre pour faire des erreurs. Et ça était dur à accepter au début mais quand je l'ai accepté, je me suis rendu compte que la limite de dans l'application de ce qui m'était demandé c'est moi. Il attend pas de moi d'apprendre le roll par cœur par exemple si j'ai pas la mémoire pour. Il attend pas de moi d'être le genre de personne à jeûer pendant des jours et des jours si en réalité c'est difficile pour moi au niveau de mon corps à moi par contre il attendera de moi de travailler sur ma zaquette par exemple parce qu'il sait que c'est quelque chose que je suis en capacité de faire. Il va attendre de moi de travailler sur mes prières nocturnes parce qu'il sait que c'est quelque chose que je suis en capacité de faire. Donc toutes ces attentes que Dieu va avoir envers moi, elles sont encore une fois envers moi, hassa, pas la version idéalisée de moi. Et c'est pareil pour toi, tu seras jugé sur tes ressources réelles dans ta situation réelle et non pas dans cette vision utopique que tu as de ce que devrait être la musulmane ou le musulman et auquel toi tu devrais complètement correspondre et rentrer dans ce moul là. Et ça m'amène à la 11e leçon, le fait que la douceur qu'on doit avoir envers soi-même, cette alarma qu'on doit avoir envers soi-même, c'est aussi une forme de gratitude. Et ça, je l'affris malheureusement trop tard et des fois je l'oublie encore aujourd'hui. Mais prendre soin de ce qu'Allah taala nous a confié, de cette amen qui nous a donné, de la l'honneur qui qui nous a accordé en nous donnant cette vie, en nous donnant ce corps. Je sais que vous êtes beaucoup ici à être très dur envers vous-même. Je lis vos messages, je lis vos emails, je peux pas répondre à tout le monde malheureusement. Donc c'est aussi une partie en partie mon équipe qui s'en occupe. Mais je lis tout que ce soit les commentaires, les messages, les emails, je lis tout et je vois à quel point vous êtes dur envers vous-même. Donc n'oubliez pas cette leçonlà qui pour moi est une des plus importantes et qui clôture ce ce paragraphe sur ce que Allahhan taala a pu m'apprendre. Vous méritez. Mais au-delà de ça, vous avez besoin de faire preuve de bienveillance envers vous-même. La vie, elle est assez dure comme ça. Il y a d'un côté la rau qui vous enveloppe parce que c'est comme ça, parce qu'il l'a dit, parce qu'il nous nous aime au-delà de ce que nous, on est capable de s'aimer nous-même. Mais on doit faire cet effort là aussi de notre côté d'être beaucoup plus bienveillant. Et je sais que quand on est dans sa vingtaine, on a tendance à se comparer, à avoir vite l'impression qu'on est en retard, avoir vite l'impression qu'on n'est pas à la hauteur, qu'on aurait dû faire mieux, qu'on devrait faire mieux parce que nos parents nous mettent la pression parce que la société nous renvoie ça parce que c'est ce que nous on perçoit à travers les réseaux sociaux. Mais quand on se reconcentre sur l'essentiel et sur le plus important qui est notre relation Allah azza wel, on se voit qu'elle est déjà elle empreinte de Rahm et qu'on se doit de l'appliquer à nous-même. On arrive du coup à ces 4e cette 4e partie, ce 4e chapitre qui sera donc ce que les épreuves ont pu révéler. Ces leçons j'ai voulu les mettre ensemble parce que je trouve que les épreuves qu'on peut pas le plus amener à traverser dans dans notre vie et qu'on peut pas résumer ça en une phrase. Donc il y avait forcément plusieurs leçons qui allaient en être tiré. La 12 leçon donc que j'ai tiré de ma vingtaine, c'est le fait que les épreuves que tu vas vivre dans ta vie, elles ne créent pas qui tu es, mais elles vont venir révéler ce qu'il y a déjà à l'intérieur de toi. Et ça, c'est dur, ça c'est dur de d'accepter parce que ça change la manière dont on va se regarder dans des moments difficiles. On va avoir tant de tendance à penser que ce qu'on découvre de soi dans dans les moments de crise. Donc la fragilité, la peur, la sensibilité, le repli, la rancune parfois qui va naître, on va penser que c'est l'épreuve qui l'a créé, que c'est quelque chose de nouveau, que je reconnais pas cette nouvelle version de moi, mais la réalité c'est que c'était déjà là. C'est que c'était déjà là. C'était l'attend, c'était au fond de nous et en réalité ça attendait juste que les conditions soient là pour pouvoir apparaître. En soi, c'est vraiment désagréable. Franchement, c'est pas agréable du tout de se dire ça, de se rendre compte de ça, de se dire "Mais en fait bah non, je suis pas quelqu'un de patient ou mais en fait je suis pas si courageuse que ça ou en fait et ben je suis pas si généreuse que ce que j'aurais aimé être." C'est très désagréable mais ça nous force à nous regarder en face. Ça nous montre ce qui attendait et ce qui a besoin d'être travaillé. Et on appelle ça l'insight aussi en psychologie, c'est la conscience de soi. Et waouh, cette leçon vraiment le fait de se dire l'image que j'ai de moi-même ne correspond pas forcément à qui je suis. J'aimerais être une personne matinale. J'aime dire que je suis quelqu'un de sportif et des trec. En réalité, est-ce que je vais à la salle de sport plusieurs fois par semaine ? En réalité, est-ce que je fais l'effort de d'aller faire mes 10000 pas par jour ? En réalité, est-ce que je me lève un peu plus tôt pour faire ceci et pour faire cela quand c'est nécessaire ? quand on se rend compte que non, bah c'est désagréable et comme toujours notre cerveau, il n'aime pas ce qu'il est désagréable et hop, il va nous faire penser à autre chose pour qu'on puisse se défaire de cet état-là. Mais apprendre à rester dans ce qui est désagréable, c'est ce qui nous permet d'affronter ce qu'on a vraiment besoin de travailler. Tout ça pourquoi ? Pour arriver en fait à la fin de votre vingtaine et d'être fier de vous. Vous êtes pas parfait mais vous vous aimez suffisamment et vous êtes fier de qui vous êtes là où vous en êtes. En se disant bien sûr que on cherche toujours à aller plus loin, à acquérir plus, mais au moins à l'instanté. Je suis satisfaite de qui je suis parce que je me suis regardée en face, j'ai vu mes faiblesses et je j'ai été en capacité de de les travailler. C'est un travail de longue haleine hein, ça sera le travail de toute une vie. Il y aura toujours d'autres choses à découvrir et d'autres choses surtout à à résister qu'on va devoir continuellement corriger sur notre manière d'être. Et la leçon du coup qui va venir accompagner celle-ci, donc la leçon numéro 13, c'est de se rappeler que Allah Taala nous teste par ce qu'il nous enlève, mais il nous teste aussi par ce qu'il nous donne, mais il va nous tester en nous enlevant certaines choses et il va aussi nous tester en nous donnant d'autres choses. Quand on pense au risque, on va presque toujours associer l'épreuve à la difficulté, au manque, à la perte, à la maladie. Alors qu'en réalité, la facilité aussi peut-être une épreuve. Comment tu vas réagir quand tu commenceras à avoir beaucoup d'argent ? Comment tu vas réagir quand les gens ils commenceront à te reconnaître ? Comment tu vas réagir quand tu vas avoir du succès ? Comment tu vas réagir quand tu vas avoir de la reconnaissance ? Comment tu vas réagir quand les gens vont venir te remercier des passions et cetera ? Tout ça va aussi venir révéler qui tu es à l'intérieur de toi. Est-ce que tu restes humble ou est-ce que tu étais humble quand tu avais aucune raison d'être égocentrique ? Est-ce que tu es vraiment généreux ou est-ce que tu étais généreux que quand en réalité tu possédais pas beaucoup ? Est-ce que ça fait vraiment partie de qui tu es ? Et ça c'est un petit peu en doublon avec ce que je disais juste avant, c'est-à-dire que parfois on aimerait penser qu'on est un certain type de personne qu'on a certaines qualités ou qu'on a pas certains défauts, mais c'est juste qu'on a pas eu l'occasion de tester ce défaut-là. C'est juste qu'on a pas eu l'occasion, qu'on a pas été mis face à la tentation, qu'on a pas été mis face à la possibilité de mettre en place euh ce manquement dans notre caractère et qui viennent en fait apparaître. Et quand ça arrivera, parce que dans votre vingtaine, vous allez arriver dans plein de nouveaux détails de votre vie que vous connaissiez pas forcément avant, et ben il faudra faire attention. Il faudra faire attention à la manière dont vous allez réagir et aux épreuves dans le sens le mal qui va vous arriver et au bien qui va vous arriver. Et d'ailleurs euh Allahh taala nous dit d'ailleurs dans sourate Al NBA verset 35 euh lorsqu'il nous dit "Nous vous éprouverons par le mal et par le bien à titre de tentation." Donc on a été prévu. Il faut juste qu'on sache comment se comporter face à ça. Si on continue ensuite avec euh la 14e leçon, c'est une leçon que j'ai appris et encore une fois que je vois se répéter quotidien auprès de mes patients à travers la relation, à travers l'environnement notamment la famille mais pas que. La 14e leçon, c'est qu'on ne peut pas guérir dans un environnement qui nous a rendu malade avec toute la volonté du monde, avec tout le travail intérieur que vous allez pouvoir faire sur vous. Si c'est l'environnement qui vous a rendu malade et que vous restez dans le même environnement, vous pourrez jamais dépasser un certain stade parce que on a besoin et je disais tout à l'heure, on doit revivre des épreuves et des moments de notre vie pour être en capacité de les traverser, pour être en capacité de dépasser ces traumatismes là. Mais pour ça, on a besoin de d'avoir un cadre sûr, d'avoir un cadre suffisamment sûr au moment où on va revivre ça, suffisamment sûr et suffisamment sécure pour se rendre compte que c'est possible. Donc essayer de changer tout en restant dans ce qui nous a fait du mal, tout en restant dans ce qui nous a brisé, c'est vraiment essayer de respirer sous l'eau quoi. C'est exactement la même chose. Et dans le même ordre d'idée concernant les relations, donc ça sera la leçon numéro 15, c'est qu'on ne peut pas sauver quelqu'un qui ne veut pas être sauvé, que ça soit conscient ou non. Et en tant que psychologue particulièrement, j'ai beaucoup de résistance à ça. J'ai mis beaucoup de temps à l'accepter. Probablement parce qu'il y a une partie de moi liée à des choses bien plus anciennes que la relation à question qui pensait que si je faisais suffisamment d'effort, j'étais assez présente assez longtemps. Si j'étais assez empathique, si j'étais assez patiente, ça pourrait suffire. Mais la réalité c'est que ça ne suffit pas et que ça n'a rien à voir avec moi. Que le changement d'une personne lui appartient entièrement et que on épuisement à essayer de faire ça à sa place déjà ça va pas lui servir à lui ou à elle. Ça va vraiment être contreintuitif contreproductif je voulais dire. Et surtout ça va tellement te coûter à toi tellement te coûter pour un résultat qui sera loin de ce dont tu aurais eu besoin et ce dont elle aurait eu besoin aussi. Donc tout ça, ce sont des leçons qu'on va venir apprendre quand les vivants. Et j'ai voulu finir avec trois leçons particulières. J'espère que ce seront les plus utiles. En tout cas, moi c'est vraiment celles qui m'ont le plus marqué, notamment quand j'ai dû euh rédiger ce script de vidéo. La 16e leçon que j'ai appris dans maine, c'est qu'on a pas besoin d'aller bien pour avancer. Entendez-moi bien s'il vous plaît. On n pas besoin d'aller bien pour avancer. Tu as pas besoin de te sentir prête. Tu as pas besoin de ne plus avoir peur. Tu as pas besoin d'être guéri guéri avec des guillemets. Peu importe ce qu'on met derrière ce ce mot-là. Je l'ai appris assez tard. ou en tout cas, j'aurais voulu que ce soit plus tôt, mais c'était au juste temps que je devais la prendre, que l'action, elle va venir avant la motivation. C'est pas en ayant envie d'aller au sport que tu vas aller au sport. L'appétit vient en mangeant, le mouvement crée l'élan. C'est exactement la même chose. On peut commencer et même on doit commencer. Tu dois commencer, s'il te plaît, toi qui regardes cette vidéo, tu dois commencer malgré la peur. Tu dois commencer malgré le doute. Tu dois commencer malgré le l'absence de certitude de du résultat aussi imparfaitement que la situation est actuellement. C'est la meilleure pour que tu puisses avancer. N'attends pas d'aller bien pour vivre. N'attends pas d'aller mieux pour d'autoriser des choses. N'attends pas de de perdre du poids pour aller faire certaines choses. N'attends pas de te marier pour avancer dans ta religion. N'attends pas des autres pour aller voyager par exemple. N'attends pas. Ne remets pas ta vie à demain d'une manière indéfinie parce que je t'assure que ça n'a pas de faim. Ça n'a pas de faim. Il y aura toujours quelque chose parce qu'en réalité ce qui te bloque vraiment c'est pas l'absence de diplôme de du corps que tu voulais du mariage du hijab ou je ne sais quoi. La réalité qui te bloque réellement c'est ta peur intérieure. Et cette peur elle trouvera toujours une autre raison. Pourquoi ? parce que tu essayes de sortir de ta zone de confort que le cerveau adore et que quand tu vas défaire une raison en disant "OK, mais je ferai ça quand je serai diplômé et qu'une fois que tu as ton diplôme", il trouvera autre chose. Il trouvera autre chose pour que tu n'ailles pas te mettre en danger entre guillemets. Encore une fois selon sa perception à lu du danger. La 17e leçon, c'est que il faut pleurer. Il faut pleurer. On a besoin de pleurer physiologiquement pour pouvoir relâcher, pour pouvoir comprendre ce qu'on vit et prendre du recul. Je suis psychologue he je suis psychologue. Mon quotidien c'est les mots, les concepts, les explications déjà pour moi et ensuite pour vous pour pouvoir vous les redonner et vous aider à comprendre votre propre fonctionnement. Mais j'ai dû apprendre comme je disais au début que le l'analyse elle n'était pas suffisante. Elle n'est pas suffisante notamment parce que c'est pas une analyse qui va te réguler. Le corps, il a ses propres chemins, ses propres fonctionnements pour se libérer, pour avancer. Je sais que vous êtes beaucoup à parfois vous empêcher de pleurer ou en avoir marre de pleurer ou ne pas réussir à pleurer alors que les larmes vont être vraiment une nécessité physiologique et ça va continuer à faire pression tant que vous les laissez pas sortir. Laissez-les partir, laissez-les passer. On les analysera après, on essaiera de comprendre ce qu'elles veulent après. Mais là tout de suite, ça rejoint le point de d'être bienveillant envers soi-même. Laissez-vous pleurer si vous avez envie de pleurer. Peu importe votre âge, peu importe devant qui, c'est pas le plus important. Et enfin, la dernière leçon de ce chapitre là. Euh je compte 18 mais normalement il y en a 20. Donc j'ai du mal compter un moment. Mais quoi qu'il en soit, c'est euh pour moi la plus importante. C'est pour ça que j'ai voulu la la mettre à la fin et c'est vraiment celle autour desquelles euh toutes les autres vont venir euh graviter. Ma sœur, mon frère du passé, ça du futur. Je sais pas trop à qui je m'adresse, mais quoi qu'il en soit, ton cœur ne trouvera jamais le même en dehors d'Allah az, même si ça te semble parfait, même si tu as l'impression que tu es bien là où tu es, même si tu as l'impression que tout est à sa juste place, tu ne trouveras pas le repos en dehors de ta relation avec Allah. Tu as déjà cherché ce repos dans des relations, dans des accomplissements, dans des diplômes, dans des formations, dans des compréhensions de qui tu étais, dans dans la validation des autres. Et toutes ces choses-là, c'est super. Elles t'ont probablement et elles m'ont aussi donné des joies qui vont être réelles, qui vont être sincères et qui ne sont pas à minimiser. De la joie, de la satisfaction, mais pas le sentiment de repos, pas cette tranquillité profonde qui ne dépend pas des circonstances justement et qui est aussi profonde et stable parce qu'elle vient de l'intérieur, elle ne vient pas de l'extérieur. Elle ne dépend pas des circonstances, elle ne dépend pas des gens qui sont autour de moi, n'est-ce pas ? Par l'évocation d'Allah que les cœurs se tranquillisent. Souratead verset 28. Ce vers on le connaît depuis longtemps. Je le connais depuis euh depuis de l'enfance et à un moment dans ma vingtaine, j'ai dû revenir dessus parce qu'il a cessé d'être euh encore une fois une information pour devenir une expérience. Et c'est là où je l'ai compris vraiment à travers mon cœur, à travers mon corps et pas juste dans ma tête ce qu' voulait dire. Et on aura besoin de perdre des gens dans le sens amical du terme, de perdre des relations pour se rendre compte que ce qui nous reste toujours, ça sera ce lien avec Allah. En réalité, il y a rien d'autre qui compte. Il y a rien d'autre en fait qui peut venir remplir cet endroit-là, cet amour-là dont tu as besoin. On va essayer de le remplir avec des choses qui sont liées à cette dou avec l'amour, avec l'amitié, avec la nourriture, avec la thérapie et c'est génial. On a besoin de tout ça mais ça ne comblera jamais ce besoin là. Ce besoin, cet apaisement que tu retrouveras dans ta relation avec Allah az wel sans priver, c'est comme essayer de te condamner en fait à à une faim ou à une soif. C'est comme si tu as soif d'eau et tu sais que ton corps a besoin d'eau et tu persistes à boire du coca ou de l'isti ou de l'oasis. Après tu dis je vais peut-être essayer du jus d'orange ou alors du prérier, quoi que ce soit, tu as besoin d'eau. Enfin, des fois tu as envie de d'isti, des fois tu as envie de milshake, là tu as besoin d'eau et il y a rien qui pourra remplacer la pureté, la clarté et la l'eau dont dont ton corps a besoin. Et il y a rien qui pourra remplacer le l'apaisement que ton âme recherche auprès d'Allah az wel ou plutôt que ton âme recherche de manière générale mais qu'elle ne trouvera que dans ton lien auprès d'Allah. Donc voilà, peu importe le nombre au final de de leçons, en grosse partie des leçons que j'ai appris, elles peuvent sembler très basiques, hein. OK, super, tu as pas monté le chaude, merci beaucoup certes, mais j'ai eu besoin de les traverser, de les vivre vraiment pour m'en rendre compte et c'est que avec le recul là du haut de mes 30 ans que je me rends compte aussi que chacun chacune de ses étapes, chacune de ses épreuves avait son sens et qu'ils étaient là pour une raison. J'aimerais rajouter aussi le fait que la guérison, elle ressemble pas forcément à ce qu'on croit. souvent, on va être dans ce truc ou alors je suis en tant que psychologue, je ne sais pas à la recherche de je dois guérir, je dois app nerveux, je dois travailler sur mes traumas, sur mes défauts relationnels, toutes ces choses-là. J'avais cette vision de la de la hasfsaur qui serait complètement apaisée, qui serait pas déstabilisé par des rencontres ou par des des colères ou par des choses qui viendraient de l'extérieur et ça ça aurait été la ha guérie. Mais en réalité, ça ressemble pas à ça. En réalité la guérison, elle est dans le quotidien, elle est dans les petites expériences répétées, le fait de pouvoir les observer, le fait d'apprécier les petits éléments de de la vie et non pas dans des grandes révélations. Et surtout, elle est beaucoup moins bruyante que ce qu'on croit. Elle est beaucoup plus discrète cette guérison et parfois elle commence à s'installer, on se rend même pas compte et on continue à courir après d'autres choses en se disant j'ai besoin de c ou j'ai besoin de ça. Alors qu'en vrai, la seule chose franchement la seule chose dont on a besoin, c'est cette confiance en Allah mais vraiment une confiance mais aveugle et totale. Il peut m'arriver ce qui peut m'arriver. Je peux me retrouver face à des efforts de fou, face à des épreuves de fou. Si jallah, c'est bon parce que je sais que il y aura un dans ce que je suis en train de vivre. Je sais que ce que je suis en train de vivre aujourd'hui, je le comprends pas du tout. Mais j'espère dans 5 ans, dans 10 ans, ça fera sens. Et si je comprends toujours pas après pourquoi j'ai dû vivre ça, ben je demanderai le jour du jugement pourquoi j'ai dû passer par là. Mais je reste intimement persuadée qu'il y a un bien à travers ça. Et c'est vraiment ce que je vous conseille de travailler cette conviction. Tout comme le tawakou, tout comme le courage, ça se travaille et ça se travaille au moment où vous avez le doute. Pas avant, pas après, pas en théorie, pas en écoutant cette vidéo. Ça va se travailler au moment où vous avez ce doute, au moment où vous avez cette peur. Donc retenez aussi que le corps va venir avoir des choses qu'on va mettre beaucoup de temps à accepter et surtout qu'il a besoin de vivre les expériences. On a j'ai beau me dire "Oui mais Hafsa il faut que tu fasses ceci, il faut que tu fasses cela tant que je ne l'aurais pas vécu, tant qu'on ne l'aura pas vécu, notre cerveau va pas prendre. Il est bête et méchant. Il ne croit que ce qu'il voit ou que ce qu'il vit surtout. Ouais, c'est ça. Le cerveau ne croit que ce qu'il vit. Donc on doit lui faire vivre ces expériences là plus saine pour que ça puisse avoir réellement un impact. Donc j'espère vraiment que cette vidéo vous aura poussé à vous a amené vous aura convaincu qu'il vous faut avoir un peu plus de douceur envers vous-même, que c'est pas une preuve de faiblesse, c'est pas une preuve de de de ralentissement ou quoi que ce soit. Mais si actuellement tu es dans ta vingtaine, tu commences ta vingtaine ou tu es en plein dedans, je te souhaite déjà bon courage parce que franchement c'était dur. Mais on est obligé de faire ces choix là. On est obligé de faire de passer par toutes ces étapesl pour qu'elles puissent nous nous façonner pour que on devienne dès qu'on est après on est obligé de casser le muscle pour avoir des courbatures et qu'après il puissent grossir. Et bah là c'est exactement la même chose. Donc je te souhaite de la traverser pleinement cette vingtaine. Je te souhaite de la traverser avec suffisamment de conscience pour justement en tirer ce que te ce qu'elle va être amené à t'enseigner et ne pas arriver à tes 30 ans sans avoir tiré aucune leçon. Et si tu as déjà traversé cette vingtaine, dis-moi en commentaire si tu t'es reconnu dans ces dans ces leçons là. Dis-moi à quel point elle continue. Elle s'arrête pas la veille de nos 30 ans. On va continuer à devoir apprendre et évoluer et approfondir toutes ces toutes ces leçons-là. Mais dites-moi si vous avez d'autres conseils pour moi. Cette fois c'est moi qui prend vos conseils pour la trentaine, vos conseils pour le reste de cette vie là qui arrive. Qu'est-ce que vous nous conseillez à nous les plus jeunes que vous, que vous soyez dans votre trentaine, quarantaines, cinquantaines, donnez-nous vos conseils, donnez-nous vos leçons de vie que vous avez pu avoir que ça puisse vraiment nous permettre de nous rendre compte à quel point le chemin qu'on traverse ne se finit pas, au contraire, ça approfondit. Merci beaucoup pour votre attention. Vous êtes arrivé à la fin de cette vidéo. J'espère que vous aurez pu en tirer quelques éléments positifs pour vous. Je vous attends dans les commentaires pour qu'on puisse échanger sur toutes ces leçons de vie. et je vous dis à très vite pour un nouvel épisode du podcast entre mes consultes by Hassa. Salam alkoum warahmatullahi wabarakatuh.
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