CM6 Séance 6 Cours magistral Histoire des idées éducatives

Sébastien-Akira Alix10,383 words

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bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette sixième séance du cours magistral d'histoire des idées éducatives étant donné les conditions sanitaires actuelles ce cours magistral a lieu à distance sous la forme de capsules vidéo et non en présentiel avant de présenter le compte tenu de cette 6e séance de cours je vous rappelle comme je l'ai fait lors de précédents emploi que la capsule vidéo que vous regardez est un contenu proposé par l'université et qu'à ce titre elle est soumise au strict respect du droit à l'image et du droit de la propriété intellectuelle il est donc interdit d'enregistrer et ou de diffuser tout ou partie du contenu de secours sans le consentement de l'enseignant et de l'université en cas de violation de cette règle une plainte sera déposée ceci étant dit lors de la dernière séance nous avons étudié les débats éducatifs de la Révolution française et l'histoire de l'évolution de l'enseignement secondaire au 19e siècle dans cette capsule vidéo nous allons poursuivre l'étude de l'histoire de l'éducation au 19e siècle en nous intéressant au développement de l'enseignement primaire nous aborderons ensuite l'évolution du système éducatif français jusqu'à la mise en place du collège unique avec la loi habits de 1975 on l'a vu lors de la séance précédente au début du XIXe siècle l'État français ne se préoccupe pas de l'éducation du peuple il se soucie essentiellement de l'éducation des élites Napoléon souhaite former les futurs cadres de sa nation et de l'État central qui l'ont en créer et il investit donc dans les lycées il se préoccupe de l'éducation des notables l'État français ne commence à se soucier réellement de l'éducation du peuple de l'enseignement primaire qui appartient de 1816 avec une ordonnance du 29 février 1816 qui oblige les communes à entretenir une école et à y assurer la gratuité pour les enfants les plus pauvres pour les indigents avec cette ordonnance de 1816 l'état commence à exprimer une volonté de prendre en main de prendre en main l'enseignement primaire sauf que en 1816 l'État n'est pas réellement en mesure de veiller à ce qu'il y ait une école dans chaque commune ils ne dispose pas des finances et du personnel nécessaire pour créer un service public d'enseignement donc il annonce le principe mais ce principe n'est pas suivi des faits ce n'est qu'à partir des années 1830 que l'État va disposer de moyens suffisants pour réaliser sa politique en matière d'enseignement primaire et aussi qu'une volonté plus grande de démocratisation se fait jour avec l'avènement de la monarchie de Juillet en 1830 la révolution de 1830 elle fait chuter Charles X le dernier roi Bourbon et à l'inaugure une nouvelle ère des libertés en France liberté de la presse liberté de l'association et le roi devient roi des Français et non plus roi de la France ce qui est mis en place avec la Monarchie de Juillet et la pour révolution de 1830 c'est une monarchie sensitaire cadrée par une Constitution dans laquelle on proclame le principe de la liberté de l'enseignement en opposition avec le monopole de l'université la société française reste encore structurée par les inégalités sociales dans la mesure où ceux qui peuvent voter et être éligibles doivent payer ils doivent payer le sens qui leur permet de de voter d'où le nom de monarchie censitaire les années 1830 1834 sont des années d'assez grand tumultes de grandes révoltes ouvrières ont lieu vous avez la constitution d'un certain nombre de secrets de sociétés secrètes la montée d'un certain républicanisme et le pouvoir est rapidement conscient des dangers que représente tous ces mouvements et c'est dans ce cadre que va être voté une loi extrêmement importante qui met en place un service d'enseignement public centralisé puis un système d'inspection primaire d'État cette loi très importante c'est la loi Guizot du 28 juin 1833 loi Guizot qui porte le nom de François Guizot le ministre de l'instruction publique entre 1832 et 1836 et entre 1836 et 1837 François Guizot est d'origine protestante comme beaucoup de réformateurs scolaires français Guizot croit fermement à l'importance de l'éducation et de ce qu'il appelle le gouvernement des esprits et c'est quelqu'un qui va chercher à assurer l'ordre et la paix en croyant que l'ignorance rend le peuple turbulent et féroce et donc il faut essayer de proposer une éducation du peuple qui répondent aux besoins du peuple la loi Guizot du 28 juin 1833 c'est un texte fondamental dans l'histoire de l'école primaire en France elle va fonder l'obligation pour toutes les communes de créer des écoles primaires au moins une école primaire élémentaire cette loi Guizot de 1833 elle va également obligée toutes les communes de plus de 6000 habitants à entretenir une école primaire supérieure et elle va obliger tous les départements à créer et à entretenir à créer et ou à entretenir une école normale primaire pour la formation des enseignants des instituteurs elle établit également un brevet de capacité pour les instituteurs primaires qui doit être accompagné à l'époque d'un certificat de moralité et elle crée un comité de surveillance pour veiller sur les conditions de salubrité de l'école sur la discipline etc avec la loi Guizot l'État impose ainsi la création d'écoles primaires mais pour important la surveillance quotidienne de ces écoles et donc à la charge des notables locaux des comité de surveillance locale et tout d'abord le maire et le curé qui vont être des membres de droit du comité de surveillance ce contrôle des notables ne va pas donner de très bons résultats et Guizot va se rendre compte du de la difficulté que cela pose et après que la loi Guizot était promulguée en 1833 et bien Guizot va ordonner une inspection extraordinaire une inspection extraordinaire ce qu'on a appelé l'enquête Guizot dans laquelle il va demander à 490 inspecteurs d'aller dans toutes les écoles de France pour savoir quelle est l'état matériel et moral des écoles primaires de la France ces inspecteurs vont dans toutes les communes à cheval il se rendent dans toutes les communes ils visitent les écoles il pose des questions sur l'école sur les méthodes d'enseignement sur les moyens dont dispose l'école sur la situation des instituteurs sur les livres etc cette enquête de cette enquête Guizot de l'automne 1833 elle donne un certain nombre de résultats on apprend par exemple que 70% des communes ont des écoles que deux tiers sont des écoles publiques que 70% des élèves paient les frais de scolarité que la moitié des instituteurs ont un traitement fixe ont un salaire fixe et que 46% des écoles n'ont pas de livres ou d'objets d'enseignement 46% des écoles n'ont pas de livres ou d'objets d'enseignants c'est pour vous donner une idée de la manière dont on enseignait à l'époque dans ces écoles il n'y avait pas de manuels d'ouvrages sur lesquels s'appuyer donc le maître en fonction des choses dont il disposaient dans son école enseignait de manière très différente François Guizot va utiliser cette enquête Guizot cette cartographie des écoles pour mettre en place un inspecteur primaire par des départements avec l'ordonnance du 26 février 1835 qui va confier à un inspecteur primaire la charge d'inspecter les écoles dans un département très rapidement on se rend compte que un seul inspecteur primaire pour pour observer pour aller inspecter toutes les écoles d'un département ça ne suffit pas c'est une tâche trop importante pour un seul individu pour un seul homme et donc on va accorder à cet inspecteur primaire des aides des personnes qui vont l'aider des sous inspecteurs qui vont l'assister dans son travail avec deux ordonnances une ordonnance du 13 novembre 1837 et une ordonnance du 18 novembre 1845 qui va organiser la carrière de ses sous inspecteurs primaires l'inspection on le voit après la loi Guizot l'inspection primaire est née Guizot crée l'inspection primaire qui existe encore aujourd'hui des fonctionnaires de l'État vont désormais visiter régulièrement les écoles pour voir ce qu'il s'y passe donc cette loi elle est encore une fois extrêmement importante parce qu'elle pose les bases de l'enseignement primaire d'État en France autre point important cette loi elle n'élimine pas c'est un point important les inégalités sociales on constitue une école primaire à côté de l'enseignement secondaire c'est ce qu'on avait vu la fois dernière vous avez deux réseaux d'écoles qui commencent à se créer qui apparaissent au 19e siècle d'un côté l'enseignement secondaire avec les lycées qui ont des petites classes des lycées et de l'autre l'enseignement primaire et bien justement on le voit là cette loi Guizot elle sert à créer cet enseignement primaire d'État à instaurer cet enseignement primaire d’état à côté de l'enseignement secondaire qui lui avait été créé plus tôt des 1802 avec les lycées on le voit la loi Guizot crée un enseignement primaire d'État toutefois il faut noter que dans cet enseignement primaire rien n'est dit explicitement sur le sexe des enfants admis dans les écoles en réalité la loi Guizot de 1833 elle ne vaut que pour les écoles primaires de garçons pour les filles guyso-spé l'existence des cols spéciales selon les besoins et les ressources des communes sur la demande des conseils municipaux mais il n'y a pas d'obligation de créer des écoles de filles donc là l'obligation qui est posée par la loi Guizot en 1833 c'est une obligation qui ne vaut que pour les écoles primaires de garçons mais à la même époque il y a une demande de ce que de scolarisation féminine importante et quel qui demande que soit fait quelque chose pour les filles et en 1836 vous avez une ordonnance l'ordonnance pellet du 26 juin 1836 qui va chercher à rapprocher l'éducation des filles de ce qui est proposé pour les garçons et cette ordonnance que fait-elle et bien elle va étendre les dispositions de la loi Guizot sur l'enseignement primaire des garçons aux écoles de filles mais de manière non obligatoire c'est un point important de manière non obligatoire c'est à dire que désormais il est possible pour toutes les communes de créer une école de fille mais ce n'est pas obligatoire mais enfin vous avez là une volonté de rapprocher l'éducation des filles de l'éducation des garçons donc pas d'obligation pour les communes d'entretenir une école primaire de fille pas d'obligation pour les départements d'entretenir une école normale mais on a les mêmes dispositions entre les degrés d'enseignement école primaire élémentaire école primaire supérieur école normale on voit ces mesures on le voit ces mesures moins contraignantes sont moins contraignantes pour l'éducation des filles en lien avec le fait que c'est cette éducation définitive n'a pas la même valeur politique à l'époque que l'éducation des garçons cependant cette loi ça c'est ordonnance de 1836 elle va contribuer à développer la scolarisation des filles pour vous donner un ordre d'idée en 1837 les garçons sont deux fois plus nombreux dans l'enseignement primaire que les filles et si on regarde très en plus tard en 1850 et bien elles ont bien rattrapé leur retard puisque en 1850 il y a un million 794 000 garçons scolarisés dans l'enseignement primaire élémentaire et il y a à côté un million 529 000 filles scolarisées dans des écoles primaires élémentaires donc on le voit cette ordonnance Pelée même si elle est temps de manière non obligatoire concrètement un très grand nombre de communes vont créer des écoles de filles et il va y avoir un rapprochement dans la scolarisation dans l'enseignement primaire élémentaire entre les filles et les garçons ce n'est qu'en 1850 avec la loi Fallou du 15 mars 1850 que l'État va obliger toutes les communes de 800 habitants et plus à entretenir au moins une école de vie c'est l'article 51 de la loi et du coup vous voyez là un rapprochement encore avec les dispositions de la loi Guizot et vous avez une autre loi 17 ans plus tard la loi Duruy qui porte le nom du ministre de l'instruction publique de l'époque Victor Duruy la loi Duruy du 10 avril 1867 qui va étendre l'obligation aux communes de 500 euros de 500 habitants et qui du coup contribue encore au rapprochement des obligations pour les filles et pour les garçons en matière de scolarisation dans l'enseignement primaire ça c'est pour l'enseignement primaire élémentaire on l'a vu ensemble avec la loi Guizot il y a également une disposition importante qui est la création d'une école primaire supérieure dans toutes les communes de plus de 6000 habitants et cet enseignement primaire supérieur c'est un enseignement important qui va se développer au cours du 19e siècle et aussi au cours du 20e siècle on a avec la loi Guizot une première réflexion sur un niveau intermédiaire d'enseignement entre le primaire et le secondaire ce niveau intermédiaire ces écoles primaires supérieures il faut les mettre en lien avec l'enseignement secondaire spécial dont on a vu qu'il avait été créé pour répondre aux besoins des classes moyennes on a un peu la même chose qui se fait à cette époque là avec la la création décolle primaire supérieure on veut répondre aux besoins des enfants du peuple qui souhaitent aller un peu plus loin disposer d'une éducation un peu plus approfondie que celle qui est dispensée dans les écoles primaires élémentaires et et on veut leur donner la possibilité d'approfondir leurs études si cela est possible pour eux parce que la plupart des parents ne laissent pas leurs enfants aller jusqu'au bout ils ont besoin de leur travail à la ferme ou dans les communes les écoles primaires supérieures vont constituer ainsi un niveau intermédiaire qui va viser à donner une éducation plus professionnelle donc ici encore j'insiste sur l'importance de la loi d'ISO qui crée cet enseignement primaire supérieur cette enseignement primaire supérieur tel qu'il apparaît en 1833 il donne un embryon de culture pratique puisque il va enseigner en plus des éléments élémentaires qui sont dispensés dans les écoles primaires élémentaires cette instruction primaire supérieure elle va comprendre les éléments de la géométrie et de ses applications usuelles des notions de sciences physiques et d'Histoire Naturelle applicables aux usages de la vie le champ les éléments de l'histoire et de la géographie et surtout l'histoire et la géographie de la France pour autant pour autant dans la loi Guizot la nature du cursus et la durée des études ne sont pas mentionnées et du coup il y a une très grande diversité qui s'installe sur le territoire cet enseignement primaire supérieur il va néanmoins connaître un développement important au 19e siècle comme la montrer notamment l'historien Jean-Michel chapouli qui a beaucoup travaillé sur ses écoles primaires supérieures et qui montre que dans les faits un très grand nombre de ces écoles primaires supérieures vont être annexées dans des collèges de l'enseignement secondaire donc vous voyez que là l'enseignement primaire supérieur comme l'enseignement secondaire spécial c'est un petit peu le lieu où vont se toucher le lieu de porosité où vont se toucher enseignement secondaire et enseignement primaire mais on y reviendra parce que c'est important dans la suite de l'histoire de l'enseignement en France et notamment au 20e siècle quand on va vouloir fusionner les deux ordres d'enseignement que sont l'enseignement primaire d'un côté et l'enseignement secondaire de l'autre la loi Fallou du du 18 mars 1850 va supprimer l'obligation des communes d'entretenir une école primaire supérieure mais celle-ci vont néanmoins ce poursuivre vont continuer d'exister en étant très souvent annexé dans des collèges dans saignement secondaire grâce à une ordonnance du 21 novembre 1841 qui autorisait la possibilité d'annexer des écoles primaires supérieures dans les collèges communaux ainsi par exemple en 1840 pour vous donner un ordre d'idée on compte 2004 264 écoles primaires supérieures avec 8550 élèves en 1850 vous avez 343 écoles primaire supérieures publics dont 210 sont annexés dans des collèges sont annexé à des collèges communaux c'est vraiment un point important cet enseignement primaire supérieur il permet de donner un enseignement plus approfondi que celui qu'on trouve dans les dans les établissements primaires dans les écoles primaires élémentaires et il va servir de niveau intermédiaire entre l'enseignement primaire et et les écoles normales sur lesquelles on reviendra très bientôt donc pour vous donner une idée encore une fois vous avez les écoles primaires élémentaires puis pour les élèves qui ont un bon niveau et qui le peuvent à l'époque vous avez la possibilité de suivre une formation en école primaire supérieur qui va permettre de disposer d'un enseignement plus approfondi et cette structure cette organisation elle va être consolidée avec la loi organique loi René gobelet du 30 octobre 1886 qui va être la charte de l'enseignement primaire qui va donner un véritable statut aux écoles primaires supérieures sachant que ces écoles primaires supérieures ont été rendues gratuites la gratuité des études avait été décidé par décret en 1881 les réformes scolaires de la Troisième République marque une rupture importante dans l'histoire du système éducatif français elles sont associées à un homme en particulier Jules Ferry Jules Ferry et le type même de l'homme politique républicain bourgeois de la Troisième République c'est un avocat riche et cultivé il est député républicain sous le Second Empire il est député de la scène puis maire de Paris en 1871 et il est ministre de l'instruction publique entre 1879 et 1883 c'est quelqu'un qui croit fermement dans les valeurs de la révolution qui est très influencée par Condorcet et qui hérite notamment une forme d'anticléricalique d'anticléricalisme des Lumières son oeuvre est importante puisque les lois Ferry de 1881 sur la gratuité et de 1882 sur l'obligation et la laïcité compléter par la loi gobelet de 1886 vont faire de l'enseignement primaire un service public d'État les républicains de la Troisième République vont faire de ce service public d'état de ce service public d'enseignement primaire d'État une institution forte et cohérente quelles sont les lois ferries quelles sont les dispositions précises de ces lois Ferry tout d'abord la première loi ferry la loi ferrie du 16 juin 1881 elle institut la gratuité absolue de l'enseignement primaire dans les écoles publiques elle prolonge une loi du Rui du 10 avril 1867 qui avait autorisé les communes à augmenter leurs impôts dans le but de rendre gratuit l'accès à l'école primaire la loi de 1881 va généraliser la gratuité dans les écoles primaires publiques dans les salles d'asile l'ancêtre des écoles maternelles et dans les écoles normales ensuite il y a la loi deuxième loi ferries la loi du 28 mars 1882 qui elle institue l'obligation scolaire dans son article 4 cette loi dispose la chose suivante l'instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes de 6 ans révolus à 13 ans révolu soit dans les écoles publiques soit dans les écoles privées soit dans les familles cette loi du 28 mars 1882 elle est donc importante parce qu'elle institut l'obligation scolaire mais à côté de cette obligation scolaire cette loi du 28 mars 1882 elle rend également l'enseignement primaire laïque en remplaçant l'instruction religieuse par l'instruction morale et civique enfin cette loi est extrêmement importante en ce qu'elle institut le certificat d'études primaire sur des bases qui avaient été précédemment établis notamment par Victor Duruy en 1866 mais elle institut le certificat d'études primaire cette loi c'est à dire l'examen de fin d'études primaire que les enfants pouvaient passer à partir de l'âge de 11 ans et en gros les élèves qui obtenaient ce certificat d'études primaire à 11 ans était dispensés du temps de scolarité obligatoire qui leur restait par la suite s'ils avaient obtenu s'ils ont obtenu ce certificat d'études donc ce certificat d'études primaire il est extrêmement important puisque il va à la fois il consacre le résultat ou la réussite aux études primaires élémentaires mais c'est un examen difficile et il va avoir une importance tout à fait considérable dans l'esprit de beaucoup de gens pendant de longues décennies donc c'est quelque chose qui est important à retenir la laïcisation de l'enseignement elle va être également renforcée par la loi René Goblet la loi René Goblet du 30 octobre 1886 sur l'organisation de l'enseignement primaire cette loi René Goblet qui va être une véritable charte de l'enseignement primaire si vous voulez cette loi René gobelet dispose que dans les écoles publiques de tout ordre l'enseignement sera exclusivement confiée à un personnel laïque dans un délai de 5 ans et les religieuses au fur et à mesure de leur départ donc c'est un point important ici on le voit la loi de 82 la loi ferry de 1882 elle là ici les programmes elle remplace l'instruction religieuse par l'instruction morale et civique la loi renego gobelet poursuit cette oeuvre en demandant à ce que le personnel des écoles primaires publiques soient rendu Lake pour les garçons dans un délai de 5 ans et pour les filles pour les écoles de filles au fur et à mesure du départ des religieuses qui souvent prenaient en charge l'enseignement et cela s'explique ce décalage entre les filles et les garçons s'expliquent par le fait que il y avait un décalage sur lequel on va revenir entre la date de création des écoles normales d'instituteurs des écoles normales qui visent à former les maîtres pour les garçons et des écoles normales d'institutrices les écoles normales d'institutrices ne sont créés qu'en 1820 l'obligation pour les départements d'entretenir une école normale primaire de fille date dater uniquement de 1879 d'une loi de Paul Bert de noix Paul Bert de 1879 alors que cette obligation elle était déjà effective depuis la loi Guizot de 1833 pour les garçons et du coup il y a un décalage dans la laïcisation qui est liée à ça qu'il y a ce décalage dans la formation des enseignantes des institutrices par rapport aux instituteurs la loi gobelet elle interdit donc progressivement aux membres de congrégation religieuses l'accès à la fonction d'instituteurs publics et là ici le personnel enseignant c'est un point important à retenir ainsi les républicains de la Troisième République vont structurer l'école du peuple qui est encore une fois destiné aux enfants des classes populaires et de la petite classe moyenne et ils vont donner ces républicains ils vont donner à cette école une véritable cohérence c'est avec ces lois réforme de la Troisième République que l'enseignement primaire va devenir un ordre d'enseignement cohérent et fort notamment en élevant le niveau des instituteurs du primaire et en développant les écoles primaires supérieures d'une manière générale c'est un point important en gros à partir de cette loi René gobelet et bien on va voir on part on va pouvoir voir la structure si vous voulez de cette école primaire élémentaire l'école primaire élémentaire est organisé ou l'ordre d'enseignement primaire est organisé en trois niveaux vous avez les écoles maternelles qui sont les héritières des salles d'asile l'ancien nom des écoles maternelles qui vont accueillir les enfants de moins de 6 ans suite à ça vous avez les écoles primaires élémentaires pour les élèves âgés de 6 à 13 ans qui une fois obtenu ou pas le certificat d'études primaire vont pour la plupart entrer directement dans la vie active cette école primaire élémentaire elle dure 7 ans et c'est un enseignement qui est pensé comme ce suffisant à lui-même la plupart des élèves de l'école primaire réglementaire n'iront jamais au-delà et du coup cette école primaire élémentaire elle est organisée pour se suffire à elle-même et et elle a une organisation qui est la suivante vous avez tout d'abord la classe enfantine qui dure un an ou deux ans suivant que les enfants entre 5 ou 6 ans le cours élémentaire qui dure deux ans notre ce l'actuel CE1 et CE2 si on veut et qui dure deux ans de 7 à 9 ans puis vous avez le cours moyen l'ancêtre de notre actuel CM1 et CM2 qui dure 2 ans de 9 à 11 ans et le cours supérieur qui dure 2 ans de 11 à 13 ans suite à ça pour les élèves qui le peuvent et bien vous avez la possibilité de poursuivre vos études dans une école primaire supérieure ou dans des cours complémentaires pour les élèves âgés de plus de 13 ans quelle est la différence entre une école primaire supérieure et des cours complémentaires très simplement les écoles primaires supérieures sont des institutions spécifiques qui sont parfois annexées dans des collèges communaux alors que les cours complémentaires sont des cours de niveau enseignement primaires supérieurs mais qui vont être dispensés à l'intérieur d'une école primaire élémentaire si pour vous donner un exemple concret par rapport à aujourd'hui c'est un petit peu comme les BTS et les classes préparatoires qui sont d'un niveau supérieur au baccalauréat et qui pour autant sont dispensés au sein des lycées les élèves des classes préparatoires aux grandes écoles passent leurs années au lycée alors que par exemple des élèves qui vont à l'université eux changent d'institutions ils quitte le lycée pour suivre des cours directement à l'université c'est un petit peu la même chose la différence entre les écoles primaires supérieures et les cours complémentaires à l'époque les cours complémentaires ce sont des cours de niveau enseignement primaire supérieur théoriquement et les écoles primaires supérieures ça nécessite pour l'élève de quitter son école primaire élémentaire et d'aller dans une école primaire avec cette loi gobelet du 30 octobre 1886 l'école primaire supérieure retrouve un statut qui avait été enlevé en 1850 par la loi Fallou retrouve un statut législatif fort et et il est il constitue la poursuite des études de l'école primaire élémentaire on le voit du coup création d'un système scolaire primaire fort et cohérent fort et cohérent et au sommet de cette édifice on va trouver les écoles normales et les écoles normales supérieures primaires sur lesquels on va revenir dans la prochaine diapositive on l'a vu la loi Guizot de 1833 avait instauré l'obligation pour les départements d'entretenir une école normale d'instituteurs on l'a vu également c'est la loi Paul Bert du 9 août 1879 qui va obliger les départements à entretenir une école normale de jeunes filles vous voyez il y a quand même un décalage temporel à ses importants d'une cinquantaine d'années près de 50 ans pour obtenir des obligations semblables pour la formation des institutrices et des instituteurs à côté donc les écoles normales d'instituteurs et d'institutrices vont servir à former les futurs instituteurs et institutrices qui vont enseigner dans les écoles primaires élémentaires mais au-dessus de ce niveau école normale d'instituteurs et d'institutrices il va y avoir au cours de la décennie 1880 la création décolle normal supérieur de jeunes filles et de d'instituteurs ce sont les écoles normales supérieures de l'enseignement de l'enseignement primaire de Fontenay-aux-Roses qui vont former les professeurs des écoles normales primaires de filles et les futurs professeurs des écoles primaires supérieures de filles et en 1882 on va avoir la création de l'École normale supérieure de l'enseignement primaire de Saint-Cloud qui formera les professeurs des écoles primaires normales de garçons et des écoles primaires supérieures de garçons donc vous voyez comme ça le système s'auto reproduit l'ordre primaire s'auto produit un élève dans une école primaire élémentaire si on se reste un niveau très théorique si le suivait tout le cursus commencerait par suivre une formation à l'école primaire élémentaire puis il irait dans unique dans une école primaire supérieure entrerait à l'école normale d'instituteurs à la fin de son cursus en École Normale d'Instituteurs il pourrait soit décider de devenir instituteur dans une école primaire élémentaire soit décider de faire une formation en école normale supérieure dans l'École normale supérieure de Saint-Cloud l'École normale supérieure de l'enseignement primaire de Saint-Cloud s'il est un garçon ou s'il s'agit d'une femme de l'école dans l'École normale supérieure de l'enseignement primaire de Fontenay-aux-Roses et là à la sortie de cela il pourrait enseigner devenir [Musique] dans une école primaire supérieure ou dans une école normale et donc vous voyez le pourquoi est-ce qu'on parle de la création d'un système cohérent et bien c'est parce que un service public d'État cohérent et fort c'est parce que précisément vous avez la création d'un système qui invocation a ce reproduire dans la durée et indépendamment de ce qui se fait dans l'enseignement secondaire donc ça c'est vraiment un point important auquel il faut ajouter la loi du 19 juillet 1889 [Musique] va faire que les instituteurs vont devenir de véritables fonctionnaires de l'État auparavant leur salaire leur traitement était payé par les communes à partir de 1889 les instituteurs deviennent de véritables fonctionnaires de l'État leur traitement parce que dans la fonction publique on ne parle pas de salaire mais on parle de traitement leur traitement est assuré par l'État et non plus par les communes et du coup vous voyez institution d'une ou création d'une véritable école d'un véritable ordre d'enseignement fort et cohérent ça c'est vraiment un point important l'enseignement primaire devient ainsi un service public d'État et ce service public d'État va constituer un réseau d'établissement séparé distinct de l'enseignement secondaire donc qui scolarise des élèves dans les collèges ou dans des lycées pour la plupart et qui dans ses collègues et lycée c'est un point important il y a des classes élémentaires et cet ordre secondaire lui reste payant et il a vocation à préparer les futurs élites du pays du coup vous voyez que quand vous êtes un enfant du peuple vous allez à l'école primaire élémentaire vous vous allez en école primaire supérieure par la suite vous devenez instituteur il y a une forme de promotion sociale qui se met en place mais cette promotion sociale par l'école si elle existe elle doit être nuancée parce que à côté de cela se maintient la dualité primaire secondaire vous avez quelques exceptions qui vont passer du primaire au secondaire c'est le cas de figure comme Jean Jaurès par exemple mais cela reste des exceptions qui confirment la règle l'école primaire de la Troisième République n'a pas vocation à permettre une ascension sociale réelle par l'école ce n'est pas parce que vous avez été à l'école en allant à l'école primaire élémentaire vous ne pourrez pas obtenir le baccalauréat entrer à l'université et faire des études de droit de théologie de médecine ou autre non vous pouvez devenir instituteur et vous voyez que certaines portes vous sont fermées en raison mais en raison de l'existence de cette dualité primaire secondaire ça c'est vraiment un point essentiel à retenir indépendamment de l'ensemble des lois ce qu'il faut bien garder à l'esprit c'est que se constitue au 19e siècle deux écoles distinctes deux écoles distinctes d'un côté l'école à destination des notables l'enseignement secondaire avec les collèges et les lycées de l'autre de l'autre l'école primaire qui a vocation à accueillir les enfants du peuple dans la suite de ce cours nous allons maintenant étudier les réformes scolaires qui ont eu lieu pendant le 20e siècle dans le but de démocratiser l'enseignement en France c'est-à-dire de supprimer progressivement la dualité d'enseignement entre d'un côté l'enseignement primaire pour les enfants du peuple et l'enseignement secondaire pour les enfants des notables qui étaient la caractéristique essentielle de l'école en France au 19e siècle en effet dès le tournant du XIXe et du 20e siècle en France vous avez des voix qui s'élèvent contre cette dualité de l'enseignement en France c'est une critique sociale du système scolaire qui apparaît à laquelle s'ajoute progressivement la proposition de créer une école unique et point important à signaler c'est que cette critique elle émane de se la même qui ont contribué à construire l'école primaire de la Troisième République en gros ces réformateurs commencent à apercevoir les limites de ce nouveau système établi et c'est par exemple le cas d'un personnage très important comme qui est Ferdinand Buisson qui a été directeur de l'enseignement primaire de 1879 à 1896 c'est-à-dire quelqu'un qui a accompagné l'ensemble des législations républicaine en faveur de l'école primaire et bien ce même Ferdinand Buisson lors des discussions autour de la réforme de 1902 émet un certain nombre de questionnements autour de l'organisation dual de l'enseignement en France il déclare la définition même de l'enseignement secondaire ne peut plus se faire en jour aujourd'hui en France que sous la forme d'une définition sociale il ne se caractérise pas par ses programmes on le reconnaît à ceci c'est l'enseignement accessible à des enfants d'une certaine condition et donc vous voyez on assiste à une critique sociale de l'organisation dual de l'enseignement et buissons va répéter cette critique dans quelques années plus tard en 1910 dont l'exposé les motifs d'un projet de loi qu'il va déposer enfin qui a été déposé en 1910 dans laquelle il dit en France la société comprend deux classes ce qui possèdent son travail et ceux qui travaillent sans posséder à ses yeux l'école perpétue cette division fondée sur la fortune et non sur le talent la capacité l'aptitude au travail le mérite ou la valeur propre des individus et buissons va proposer une école unique et commune de 5 à 11 ans ce qui implique la suppression des petites classes de l'enseignement secondaire toutefois avant la Première Guerre mondiale ces voix restent des voies isolées il faut attendre la fin de la première guerre mondiale de la grande guerre pour que progressivement s'impose l'idéal de l'égalité des chances qui est le principe fondateur de l'école unique et bien au sortir de la Grande Guerre vous avez un groupement les compagnons de l'université nouvelle qui vont lancer le slogan de l'école unique les compagnons de l'université nouvelle de qui s'agit-il et bien c'est un groupe d'enseignants un groupe d'enseignants et d'universitaires qui ont été qui ont combattu pendant la guerre de 14-18 et qui veulent construire un nouveau système scolaire une nouvelle université vous vous souvenez de l'université napoléonienne ce corps enseignant et bien il s'agit de construire un nouveau corps enseignant les compagnons de l'université nouvelle une nouvelle université et bien ses compagnons de l'université nouvelle ils veulent construire un nouveau système scolaire dans lequel il n'y aurait plus de séparation entre d'un côté l'éducation à destination des enfants du peuple et de l'autre une éducation à destination des enfants des notables et cette volonté de l'école unique elle s'inscrit et les marquée par l'expérience de la guerre dans leur premier cahier en 1918 les compagnons de l'université nouvelle affirment ainsi les pères ont veillé dans les mêmes tranchées partout où cela est réalisable les fils peuvent bien s'asseoir sur les mêmes bancs il y a l'idée que les pères sont morts à la guerre dans les mêmes tranchées ou combattu dans les mêmes tranchées et il n'y a aucune raison que il y ait une séparation entre leurs enfants à l'école et ce projet d'université nouvelle c'est ce projet d'économique va rapidement connaître un succès important en particulier cette idée d'une école unique qui va avoir pour objectif de pousser plus loin que ça n'était le cas auparavant la logique méritocratique c'est-à-dire il va s'agir purement et simplement de défendre l'idée que tous les enfants doivent quelle que soit leurs conditions d'origine pouvoir accéder aux meilleurs études et pouvoir contribuer ainsi au développement social économique industriel de la France et cette idée est extrêmement importante puisque on l'aidait les compagnons de l'université nouvelle ne vont faire en quelque sorte que reprendre des idées qui se trouvaient déjà exprimées dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui dans son article 6 affirme je vous cite l'article 6 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen étant égaux aux yeux de la étant égaux aux yeux de la loi à ses yeux étant égaux à ses yeux aux yeux de la loi tous les citoyens sont également admissibles à toute dignité place et emploi public selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leur vertus et de leur talent et l'idée des compagnons de l'université nouvelle et bien c'est qu'il faut faire en sorte d'instaurer un système éducatif université nouvelle dans laquelle et bien ce principe méritocratique serait mise serait mis en avant et l'enseignement démocratique et donc celui qui permet de tirer de tout homme le meilleur rendement c'est l'intérêt premier de la France pour ses compagnons qui est mis en avant la patrie a le droit d'exploiter toutes les richesses spirituelles qu'elle possède et du coup les compagnons de l'université nouvelle mettent en avant en lien avec cette idée méritocratique une autre dimension celle de la sélection l'école va être pensée comme le lieu combat sélectionner les individus les plus méritants puisque l'objectif c'est cela je vous cite un passage du premier cahier un pays qui veut des intelligences et des énergies doit leur permettre à toutes de se révéler il faut que tous produites mais il faut que les meilleurs gouvernes dans l'intérêt de tous et c'est ainsi que l'enseignement démocratique sera en même temps un procédé de sélection le maître a pour premier devoir de discerner l'évocation d'encourager les éclosions dans guider l'épanouissement l'université nouvelle recrute recrutera la nouvelle élite et du coup pour les compagnons dans une formule c'est les compagnons résume cette idée dans une formule plus courte l'école unique résous simultanément deux questions elle est l'enseignement démocratique et elle est la sélection par le mérite et les compagnons vous le voyez du coup insistent sur l'importance de rompre avec l'organisation dual de l'enseignement et dans leur premier et deuxième cahier il faut tout un tas de propositions dans le but de promouvoir cette unification de de l'enseignement secondaire et de l'enseignement primaire et ces idées et bien après la Première Guerre mondiale elles vont se diffuser et elles vont connaître elles vont contribuer à un certain nombre d'évolution en matière éducative le système éducatif français va en effet connaître d'importantes évolutions dès 1923 vous avez des instructions officielles vont manifester expressément la volonté de supprimer la dualité des programmes des petites classes des écoles primaires et des petites classes des lycées et en 1925 vous avez un décret du 12 septembre qui va autoriser les instituteurs de l'école primaire élémentaire à enseigner dans les petites classes des lycées et collèges et du coup vous voyez qu'on commence à opérer une forme de rapprochement entre les maîtres de ces petites classes et les instituteurs primaires et en 1926 l'année suivante et bien il y a par un arrêté du 11 février la suppression de la dualité des programmes en donnant aux classes élémentaires des lycées collèges les mêmes programmes que ceux des écoles primaires et du coup vous voyez que là on n'a pas supprimé la dualité mais on a une volonté de rapprocher on enseigne les mêmes programmes au moins en théorie dans ces deux établissements que sont les écoles primaires élémentaires et les petites classes des lycées et collèges pourtant le système d'enseignement reste encore du à l'un le petit lycée reste payant et la gratuité de l'enseignement secondaire ne sera jamais proposé à aux classes des petits il n'y aura jamais de gratuité pour les petites classes des lycées et collèges mais enfin il y a quand même cette volonté et il faut attendre le 3 mars 1945 une ordonnance du 3 mars 1945 pour que les petites classes des lycées et collèges soient supprimées donc c'est bien important de garder l'esprit que dans les années 20-30 ces classes ne sont pas supprimés et même quand on les supprime en 1945 et bien il faut attendre le milieu des années 60 pour que elle disparaisse dans les faits parmi les tentatives de rapprochement importantes entre l'enseignement primaire d'un côté et d'enseignement secondaire de l'autre il y a une expérience dont il faut absolument parler dans l'antre de guerre c'est l'expérience de l'amalgame cette expérience c'est une tentative mise en place par le ministre de l'instruction publique Édouard Herriot entre 1926 et 1928 Edouard Herriot fait adopter le premier octobre 1926 un décret qui établit le principe des classes amalgames de quoi s'agit-il pour comprendre cette expérience de l'amalgame ou des classes amalgamées il faut revenir un petit peu en arrière sur ce qu'on avait vu à propos du développement des écoles primaires supérieures vous vous en souvenez avec la loi Guizot de 1833 avait été établi le principe décolle primaire supérieure qui devait être créé par les communes de plus de 6000 habitants ce qu'on avait vu c'est qu'à partir de 1841 un grand nombre de ses écoles primaires supérieures avec dans les faits était annexé à des collèges communaux qui eux relèvent de l'enseignement secondaire et bien l'expérience des classes amalgamées c'est une expérience qui va avoir lieu dans 150 dans 150 de ces établissements c'est-à-dire des collèges communaux dans lesquels une école primaire supérieure est annexée et le principe des classes amalgamées c'est que pour des raisons de budgétaires dans ces établissements il va être possible de donner en commun certains cours aux élèves des écoles primaires supérieures et du collège communal donc vous voyez que à l'intérieur du collège communal vous aviez [Musique] deux éléments distincts d'un côté le cursus secondaire de l'autre le cursus décolle primaire supérieur l'expérience des classes amalgamées va consister à dire que pour des raisons budgétaires pour certains cours il va être possible de mélanger les élèves des écoles primaires supérieures et de l'école primaire supérieure qui a annexé à cet établissement et des élèves qui suivent un cursus secondaire et cela va avoir lieu dans 150 établissements cette tentative proposée par Edward Herriot elle ne part pas de rien elle s'inspire de ce qui se faisait souvent dans les faits pour des raisons économiques sauf que l'importance de cette tentative tient à ce qu'elle vient précisément du gouvernement du ministère qui reconnaît cette possibilité là cette tentative va être un échec parce qu'elle va poser un problème puisque les élèves des écoles primaires supérieures ne payaient pas le renseignement alors que les élèves du collège communal qui suivait un cursus secondaire payait donc du coup ça pose un conflit et un problème certains parents payent pour le même cours alors que d'autres parents ne payent pas pour que leur enfant assiste à ce cours c'est une des raisons qui explique que cette expérience de l'amalgame va être un échec mais elle va avoir pour conséquence cette expérience de la malgame de contribuer à une autre réforme importante c'est la gratuité progressive du premier cycle de l'enseignement secondaire qui va se faire entre 1928 et 1933 en gros progressivement sur un certain nombre de lois de finances et bien va être proposé de rendre cette ce premier cycle de l'enseignement secondaire donc 6e 5e 4e 3e cela se fait par la loi de finances du 27 décembre 1927 dans l'article 89 il est dit que à partir du 1er octobre 1928 il ne sera plus perçu de rétribution scolaire pour les classes de sixième cinquième quatrième et troisième des établissements d'enseignement public auxquels est où sera annexé une école primaire supérieure ou une école technique donc vous voyez que là avec cet article 89 de la loi de finances de 1927 il y a la volonté de supprimer l'injustice que ça crée avec d'un côté des parents qui payaient pour le même cours et d'autres ceux qui ne payaient pas par la suite il va y avoir une extension de cette gratuité en 1930 il va y avoir suppression de la rétribution scolaire dans les classes de sixième de tous les établissements publics puis en 1933 c'est tout le premier cycle secondaire 6e cinquième quatrième et troisième qui devient gratuit point important comme je le signalais un peu avant cette gratuité c'est la gratuité du premier cycle secondaire sixième cinquième quatrième troisième cette gratuité ne s'étend pas aux petites classes des lycées et collèges qui resteront payantes mais c'est un point important à souligner à la suite de ça il va y avoir d'autres réformes sous le Front populaire qui vont contribuer à cette unification progressive de l'enseignement primaire et de l'enseignement secondaire Jean Zay le ministre de l'éducation nationale du gouvernement du Front populaire en 1936 lorsqu'il arrive au ministère fait tout d'abord voter une loi le 9 août 1936 qui prolonge l'obligation scolaire vous vous en souvenez les lois Ferry 1880 1882 avait posé le principe de l'école primaire gratuite obligatoire et laïque et l'obligation ne valait que jusqu'à l'âge de 13 ans et bien là l'obligation scolaire est repoussée à 14 ans 13 ans pour les élèves qui obtiennent le certificat d'études Jean Zay avait pour projet de faire une réforme d'ensemble de l'école qui prévoyait notamment de supprimer les petites classes des lycées et collèges mais cette réforme ne n'a pas eu d'appui législatif au Parlement et j'en ai c'est efforcé de la mettre en oeuvre cette réforme par le pouvoir dont il disposer lorsqu'il n'était privé de l'appui du parlement c'est-à-dire par voie réglementaire et donc il l'a fait par décret et une des formes de cette de se rapprochement ça va consister pour Jean Zay à réorganiser les directions du ministère de l'Éducation nationale en degré le décret du premier juin 1937 réorganise les directions du ministère de l'Éducation nationale en degrés avant il y avait trois directions la direction de l'enseignement primaire qui gérait les écoles primaires élémentaires les écoles primaires supérieures les écoles normales d'instituteurs et les écoles normales supérieures d'un instituteurs et d'institutrices celle de l'enseignement secondaire qui gérait les lycées petite classe des lycées et collèges le premier cycle et le second cycle secondaire etc les collèges communaux etc qui gérait les litiges qui étaient liées à ça et celle du supérieur avec cette réforme on change de logique on passe à une logique dans une logique de degré alors qu'avant on avait une logique par ordre d'enseignement c'est-à-dire que la direction du premier degré va désormais regrouper l'enseignement primaire élémentaire mais aussi les petites classes des lycées et collèges et les écoles primaires supérieures les écoles normales instituteurs vont être exclus de cette direction du premier degré ce ne sont elles ne s'occupera pas de ces de ces établissements là donc vous voyez une volonté de penser les choses par degré en unifiant les choses une direction du second degré qui va comprendre le premier et second cycle secondaire mais aussi l'enseignement primaire supérieur et une direction du supérieur qui va comprendre les universités les écoles de gouvernement qui clairement sont du côté de l'enseignement secondaire et de l'autre et qui va comprendre également les écoles normales d'instituteurs et les écoles normales supérieures d'instituteurs et d'institutrice donc vous voyez on n'a pas changé de transforme pas parce qu'il n'a pas réussi à le faire il ne parvient pas à faire fusionner les deux systèmes mais il contribue à ce que administrativement on commence à penser par degrés et non plus par ordre d'enseignement mais une des mesures principales une des mesures les plus importantes va concerner les programmes va concerner les programmes c'est à dire que Jean Zay va mettre en place ce qu'on appelle le parallélisme des sections par un décret du 21 mai 1937 en gros il va procéder en plusieurs temps d'abord parallélisme des sections puis après il va donner des programmes identiques au premier cycle de l'enseignement secondaire et aux écoles primaires supérieures qu'est-ce que c'est que ce principe du parallélisme des sections c'est l'idée c'est l'idée que il faut permettre à un élève qui serait dans une école primaire supérieure ou et un élève qui serait dans un cursus du premier cycle secondaire de pouvoir changer de structure s'il le souhaitait je vous cite un passage du décret les programmes des classes de 6e cinquième quatrième et troisième des lycées collèges et cours secondaires et ce des cours préparatoires et des trois années d'études des écoles primaires supérieures seront aménagés et c'est le passage important seront aménagés de manière à permettre éventuellement en cours d'études le passage d'une section à une autre donc vous voyez il y a clairement l'idée que dans les programmes on commence à penser les choses pour que des élèves puissent passer éventuellement d'une section à une autre cette réforme rapproche ainsi les le premier cycle du secondaire et les écoles primaires supérieures et les deux arrêtés du 11 avril 1938 prolonger cette réforme et ils vont donner des programmes identiques au premier cycle de l'enseignement secondaire et aux écoles primaires supérieurs pour autant pour autant et c'est un point important contrairement à l'objectif de Jean Zay n'est pas parvenu à créer une école moyenne de véritables écoles moyennes mais petit à petit contribue à l'intégration des écoles primaires supérieures dans à l'enseignement secondaire en 1939 il y a le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et en 1940 après la défaite de la France la défaite militaire de la France le 22 juin 1940 vous avez la signature de l'armistice et peu de temps après la mise en place du régime de Vichy avec à sa tête le maréchal Pétain le régime de Vichy va prendre un certain nombre de mesures qui vont revenir sur les évolutions qu'on avait vu dans les premières décennies du 20e siècle on va assister au rétablissement du professorat des classes élémentaires des lycées à la suppression de la gratuité des études mais aussi un retour de la religion avec des subventions exceptionnelles qui vont être octroyées aux écoles catholiques on va accepter le retour des congrégations enseignantes et surtout les devoirs envers Dieu vont être restaurés dans les programmes il y a également la suppression des écoles normales la dissolution du syndicat national des instituteurs et les filles sont très souvent renvoyées à leur statut de future mère et où épouse avec notamment l'obligation pour les filles de faire au moins une heure par semaine d'enseignement ménager familial donc un certain nombre de mesures qu'on peut qualifier de réactionnaires qui vont contre les évolutions qu'on avait signalé et donc un contexte qui est quand même peu propice à la démocratisation de l'enseignement et pourtant c'est dans ce cadre qu'on va assister à une évolution structurelle majeure du système éducatif notamment cette mesure s'exprime dans une loi c'est la loi Carcopino du 15 août 1941 loi Carcopino qui porte le nom de Jérôme karkopino le ministre de l'éducation nationale du régime de Vichy qui s'inscrit en réaction contre les colonies et là cette loi de 1941 cette loi Carcopino elle rétablit comme je vous l’indiquais plutôt le professorat des classes élémentaires des lycées le supprime la gratuité des études secondaires mais certains articles de la loi paradoxalement vont contribuer à poursuivre l'oeuvre de Jean Zay en particulier les écoles primaires supérieures vont être intégrés à l'enseignement secondaire en les transformant en collège moderne la loi Carcopino transforme les écoles primaires supérieures en collège moderne et il les renvoie et il les intègre à l'enseignement secondaire lorsqu'il prend cette mesure le ministre pensait à adopter une solution importante une solution radicale face à la concurrence que les EPS faisaient à lancer à l'égard à l'égard du premier cycle de l'enseignement secondaire mais dans les faits en réalité cette mesure elle va aller dans le sens de la création d'une école moyenne et après la guerre d'une démocratisation sensible de l'accès aux études secondaires autre conséquence paradoxale de la réforme de carcopinaux c'est que en intégrant les écoles primaires supérieures à l'enseignement secondaire et bien Jérôme karkopino paradoxalement va ouvrir va désenclaver l'ensemble du primaire supérieur en lui permettant de déboucher sur le baccalauré et ça c'est un point important c'est à dire qu'on est dans un contexte peu propice à la démocratisation mais cette mesure qui avait vocation à revenir sur les tentatives de fusion entre enseignement primaire d'un côté et enseignement secondaire de l'autre qui avait lieu dans les premières décennies du 20e siècle les moyens paradoxalement cette mesure va contribuer à accélérer par la suite le processus de démocratisation à partir de la Libération à la libération des mesures sont immédiatement prises pour abolir les mesures réactionnaires de Vichy avec la généralisation de la gratuité des études secondaires par l'ordonnance du 28 janvier 1945 et par la suppression des petites classes des lycées et collèges par une ordonnance du 3 mars 1945 comme je vous l'avais indiqué plus tôt dans les faits c'est important ces petites classes vont continuer à exister jusqu'au milieu des années 60 la démocratisation de l'enseignement elle est surtout l'objectif majeur d'un plan très célèbre d'un plan très célèbre pardon le plan Langevin vallon qui date de 1947 qu'est-ce que c'est que ce plan longevin wallon et bien ce plan engin wallon après la Seconde Guerre mondiale pour comprendre ce qu'est ce plan mange d'un ballon il faut comprendre que après la Seconde Guerre mondiale la démocratisation de l'enseignement revient à l'ordre du jour et une réflexion d'ampleur est initié par le ministre de l'éducation nationale de la France libérée René Capitan qui deux qui nomme une commission de réforme sur l'enseignement et qui la confit à un physicien célèbre Paul Langevin et le plan l'Angevin vallon le plan Langevin wallon va être un plan qui va vouloir démocratiser l'enseignement et qui va proposer une forme de Ré de démocratisation de cette enseignement et vous avez sur votre diapositive un schéma du système d'enseignement proposé par le plan l'Angevin ballon en 1947 les idées principales à retenir de ce plan qui ne sera pas appliqué tel quel dans les faits mais qui restera pour longtemps une référence pour certains réformateurs le plan logement vallon revendique une école la création d'une école moyenne et d'une formation identique pour l'ensemble des enseignants il est caractérisé par une volonté de réforme des structures et de la pédagogie en s'inspirant notamment des principes de l'éducation nouvelle il propose un premier cycle commun à tous les élèves de 7 à 11 ans un deuxième cycle appelé d'orientation un deuxième cycle d'orientation qui lui aussi est commun au moins dans ces deux premières années et enfin un troisième cycle de 15 à 18 ans qui est appelé cycle de détermination c'est important on le voit que au sortir on le voit au sortir de la deuxième guerre mondiale et bien la démocratisation de l'enseignement et désormais à l'ordre du jour et on voit des idées qui clairement posent le cadre d'une telle réforme le plan Langevin wallon ne sera pas mis en oeuvre tel quel mais il marque une pause des principes qui vont servir pour les réformes en faveur de la démocratisation qui vont suivre quelques années plus tard cette unification elle se fait progressivement en plusieurs étapes et il y a trois étapes importantes à retenir la première étape c'est la réforme Bertoin de 1959 la seconde la deuxième étape c'est la réforme Fouché Capelle de 1963 et la troisième et dernière étape c'est la réforme Abi également dite réforme du collège unique de 1975 cette réforme habille contribue à la mise en système de l'école française et à la suppression de la dualité enseignement primaire enseignement secondaire on va retracer ensemble succinctement c'est le contenu de ces trois réformes qui conduisent à la mise en système de l'école française en soulignant le fait que le point essentiel à retenir ici c'est que vous voyez que au 20e siècle le 20e siècle et le siècle au cours duquel on assiste à l'unification progressive de ces deux ordres qui s'était constitués au 19e siècle ces deux ordres qui étaient le l'enseignement primaire pour les enfants du peuple et l'enseignement secondaire pour les enfants des notables la réforme Berthoin de 1959 elle contribue à engager le processus d'unification complète des ordres primaires et secondaires et cette réforme elle se décline en deux mesures la première mesure importante c'est l'ordonnance Bertoin du 6 janvier 1959 qui prolonge la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans vous vous souvenez sous Janzé il y avait eu prolongation jusqu'à 14 ans la réforme Bertoin prolonge la scolarité obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans le décret Bertoin de pris le même jour le 6 janvier 1959 contribue à la création d'un cycle d'observation de deux ans en 6e et en 5e et surtout il transforme les cours complémentaires qui ressortait de l'enseignement primaire en collège d'enseignement général vous vous en souvenez les cours complémentaires c’était ses cours qui étaient dispensés le plus souvent dans des écoles primaires élémentaires mais qui était de niveau enseignement primaire supérieur ces cours au XXème siècle ont connu un développement très important et la réforme bertouin transforme ses cours complémentaires en collège d'enseignement général c'est un point important et la réforme Foucher Capelle qui va suivre va prolonger les mesures de la réforme Bertoin cette réforme fouche et Capel c'est un décret du 3 août 1963 qui va créer les collèges d'enseignement secondaire les collèges d'enseignement secondaire qui vont regrouper l'enseignement du premier cycle secondaire de la sixième à la troisième et qui vont proposer quatre filières qui vont proposer quatre filières une première filière classique qui sera proposée uniquement dans les lycées une filière moderne long qui est destinée à la poursuite d'études en lycée et à côté de cela une filière moderne court et une quatrième filière constituée de classe de transition et qui sont suivies d'un cycle terminal pratique avec la réforme fouchée-capelle on assiste également à l'apparition de la mixité dans ses collèges d'enseignement secondaire cette ce processus d'unification des systèmes d'enseignement primaires et d'enseignement secondaire il est achevé ce processus par la loi René Abi du 11 juillet 1975 sur laquelle on va revenir cette loi habi elle achève la transformation par la création du collège qu'on qualifie couramment de collège unique parce qu'elle va unifier le collège d'enseignement général et le collège d'enseignement secondaire dans un collège dit unique la réforme à bille en 1975 achève le processus de mise en système de l'école française le processus d'unification des systèmes d'enseignement primaires et secondaires sous la Cinquième République 7 ce processus aura duré près de 20 ans 1959 réforme bertouin 1975 loi René Haby du 11 juillet 1975 qui est appliqué à la rentrée 1977 donc vous voyez 18 ans ce sont écoulés entre ces deux réformes une réforme qui prend du temps et qui on le voit dans le long 20e siècle Renou avec les premières décennies du 20e siècle les idées des compagnons de l'université nouvelle les idées de faire un Dinan buisson donc cette réforme à vie elle achève un processus qui a été initié très tôt dans le 20e siècle et sous la 5e République et bien cela prend près d'une près de 20 ans pour que cette mise en système de l'école française soit effective la réforme à bille crée ce qu'on appelle communément le collège unique le collège unique c'est-à-dire qu'elle met fin à la distinction la loi Abi du 11 juillet 1975 mais fin à la distinction entre collège d'enseignement secondaire d'un côté et collège d'enseignement général de l'autre et créer un collège unique dans lequel les filles et les garçons de 12 à 15 ans sont admis et dans ce collège unique il n'y a plus de filière mais apparaissent un certain nombre d'options cette réforme à bille vous le voyez c'est la fin de la dualité enseignement primaire enseignement secondaire et c'est la fin de la dualité fille garçon avec une scolarisation qui s'étend qui est obligatoire jusqu'à l'âge de ses 16 ans et qui ne cesse de progresser la réforme Abi de 1975 elle va donner lieu à un phénomène extrêmement important qui a été appelé le phénomène de l'explosion scolaire mais qu'on appelle plutôt aujourd'hui la massification scolaire c'est-à-dire que progressivement on va assister à une montée sans cesse croissante du nombre d'élèves scolarisés et ces élèves toujours en plus grand nombre vont être scolarisés de plus en plus longtemps et du coup dans ce système et bien c'est la sélection interne par les évaluations par les notes que les élèves vont obtenir qui va contribuer à orienter les élèves vers les différentes filières et aussi à les orienter vers certains secteurs de l'emploi pour vous donner un ordre d'idée l'historien Antoine Pro a mesuré l'évolution du taux de scolarisation entre 1958-1959 et 1984 et 1985 en fonction de l'âge des élèves et là c'est tout à fait frappant si vous voulez entre 1958 et 1959 et 1984-1985 il y a une augmentation de près de 30% du taux de scolarisation pour les élèves de 14 ans en gros en 1959 vous avez à peu près 68% des élèves de 14 ans qui sont à scolariser qui vont à l'école en 1985 c'est 80 presque 98% presque tous les enfants de de 14 ans vont à l'école pour les élèves de 16 ans et bien la progression est encore plus marquée puisque vous avez en 1959 43,5 % des élèves de 16 ans qui étaient scolarisés un peu moins de la moitié de ses élèves en 1985 c'est 86,80% des élèves de 16 ans qui sont scolarisés et là progression est encore plus remarquable pour les élèves de 17 ans les élèves de 17 ans en 1959 vous n'aviez que 30% que moins de 30% 27,70% des élèves de 17 ans qui étaient scolarisés et en 1985 ces élèves de 17 ans scolarisés sont ses 75,90% des élèves de 17 ans qui sont scolarisés donc vous voyez une progression tout à fait considérable une massification tout à fait considérable et et un développement de la scolarisation extrêmement importante se développements font ressortir les problématiques actuelles de l'école autour notamment de la question de l'échec scolaire car si on assiste à une plus grande scolarisation il y a également le développement de problèmes pour un certain nombre d'élèves et ces problèmes vont donner lieu à l'émergence de la catégorie d'échecs scolaire qui a encore une catégorie qui qui est importante dans la compréhension de ce qui se passe à l'école aujourd'hui donc massification de l'enseignement qui n'est pas tout à fait la démocratisation puisque il persiste des phénomènes d'inégalité à l'intérieur de ce nouveau système mais on le voit l'école française en 1975 appliquer en 1977 semer en système et c'est la fin encore une fois de la dualité enseignement primaire enseignement secondaire et c'est aussi la fin de la dualité fille garçon dans l'enseignement

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