J'ai vu des mamans pleurer en magasin. Je sais pas moi, je crois que c'est ça les divorces. On divorce parce que les défauts, on les voit mais au début l'amour est aveugle. Vous vous levez un matin et vous dites "Faut que je fasse quelque chose, je vais casser les prix." Il y a des moments où je pense que j'ai dû abuser un peu de mon pouvoir et je suis tombé sur une juge, je vais pas citer son nom parce que vous voulez que je fasse, c'est mieux. C'est jamais dit. [musique] Bonjour à tous et bienvenue dans Jamie, le podcast où on pose les questions qu'on ne pose vraiment pas ailleurs. Jamais dit, c'est tous les vendredis, une semaine sur deux. Vous pouvez nous retrouver sur YouTube évidemment et sur toutes les plateformes de podcast Apple, Spotify, Amazon, et toutes les autres. Vous pouvez donc nous suivre un peu partout et tout le temps. Et si vous ne voulez pas rater un seul épisode, le meilleur réflexe, c'est de vous abonner. C'est gratuit, ça prend 2 secondes et ça nous aide vraiment à faire grandir jamais dit. Mon invité aujourd'hui, vous le connaissez tous, pas parce qu'il est célèbre, quoique, mais parce qu'il est partout dans les rues, dans les centres commerciaux, à la télé ou à la radio et surtout dans votre tête quand vous entendez Tinchin. Il a réussi un truc que personne n'avait réussi avant lui. Donner envie aux français de porter des lunettes, ce qui, avouons-le, est un peu comme donner envie aux gens d'aller chez le dentiste. Alain Flulou, bonjour et bienvenue merci d'avoir accepté mon invitation. C'est gentil et je suis sûr que vous allez honorer votre messe de dire quelque chose ici que vous n'avez jamais dit ailleurs. Alors on va commencer au début, on est à Bordeaux, c'est le point de départ de tout. Il y a une boutique, il y a des clients qui rentrent et ils espèrent tous en fait ressortir sans lunettes parce que franchement à l'époque c'est pas vraiment le truc qu'on a envie de porter. C'est quoi le profil du client type à l'époque ? quelqu'un qui est vraiment résigné ou qui est franchement de mauvaise humeur. C'est quoi le profil des gens qui considéraient des lunettes ? C'était très spécial. Il y avait des jeunes qui avaient l'impression de pouvoir jouer avec. Il y avait des gens qui voulaient ressembler à quelqu'un en fonction de la lunette. Il s'identifiait. Il y avait la lunette J Chirac, la lunette Gardestin, il y avait la lunette du professeur sud-africain qui a fait la première transplantation où il avait des petites lunettes percées comme ça et il était chaud. Et j'avais des médecins ou des avocats qui venaient qui me disent la même lunette. Vous avez la même lunette que le doc que monsieur Intel qu'on voit. Et donc il y avait ce genre de chos et les ps disaient que les gens se cachaient derrière leurs lunettes. [souffle coupé] Du reste avait un concurrent qui faisait la pub en disant quit à se cacher derrière derrière quelque chose autant se cacher derrière ses lunettes. Et moi je et donc on mettait une très voyante et moi je considérais au contraire jusqu'à présent que quelqu'un qui a de belles lunettes c'est quelqu'un qui a une lunette qui ne se remarque pas. Euh si on dit vu Isabelle ou ou Alain ou Jean-Pierre, c'est le mec à lunettes. Alors pour moi ça veut dire que la lunette se voit plus que la personne. C'est ce qu'on retient de la personne en fait. Ouais. Donc voilà, il y avait ça et il y avait des gens qui considéraient que que porter des lunettes, c'était un problème d'âge. Euh la moyenne d'âge, la durée de vie, c'était 65 ans. Regardez, par rapport aujourd'hui. Et donc quand on donnait prise vite à 40 45 ans, on avait souvent l'impression d'être au fond au bout et donc d'être vieux. Et les gens disent tu pour des lunettes, mais ça va pas, je suis jeune moi. Ouais, on voulait pas le dire. Donc c'était un produit qui était mal vu si on peut dire sans faire de jeun mou et donc je trouvais que c'était très difficile d'avoir de donner envie aux gens de payer pour un produit qu'ils auraient préféré ne pas porter. Mais à ce moment-là, vous dites "Je vends je vends de la santé ou je vends des trucs moches à des gens qui n'en veulent pas ?" Non, je je me suis dit bon il faut que les gens qu'on dédramatis le por des lunettes déjà. Vous savez, ça m' arrivé deux ou trois fois d'avoir une cliente. Ma force, enfin, si je veux dire, c'est que j'ai eu la chance de vendre pendant 5 ans de début de ma vie toute la journée des lunettes dans mes magasins, dans mon magasin. Donc, j'ai eu le temps de comprendre de comprendre les besoins des gens et c'est à partir de la compréhension des besoins qu'on peut proposer quelque chose. Et donc j'ai vu des mamans pleurer en magasin quand elles venait mercredi avec leur enfant après sortie chezmou en rendit compte c'est de ma faute c'était la honte c'est moi qui l'ai fait je non mais culpabilisé s'il voit mal c'est à cause de moi je madame il y a un personne sur deux dans sa vie qui a besoin de lunett mais c'est pas toutes les mères qui ont été voties voul et j'ai constaté j'ai dit je donnerai jamais envie aux gens de porter des lunettes il y avait des concurrents qui disaient Vous devez avoir au moins deux paires mais ils veulent pas une paire, qu'est-ce qu'ils vont prendre deux paires ? Et en plus en payant parce que il y avait ça aussi, c'est qu'on trouvait tous les défauts. Un achat d'une paire de lunettes, c'est ça coûte cher, on est mal remboursé et puis voilà. Bon, donc l'idée ça était de pour moi de dire il faut dédramatiser et donc euh les opticiens qui avaient des blouses blanche des j'ai on dirait qu'on va dans un laboratoire d'analyse c'était très médical très paramédical en tous les cas on assimiléit ça un pharmacien et moi bon moi j'ai démarré j'ai 23 ans. On est en 72, je sortais pratiquement de de mes 68 et donc à l'époque on mettait des coles roulées, on est on est pas de cravate et la blouse blanche mon pas. Et donc j'ai dédramatisé à mon petit niveau dans mon magasin du Busca et j'ai choisi de vendre des montures que j'aurais aimé porter. Donc on les essayait ma femme et moi avant de les acheter alors qu'on portait ni moi de lunettes mais si on se plaisait ou si on les trou pas. Voilà. Et vous avez aussi compris qu'en fait les gens il fallait qu'ils acceptent d'être vu avec des lunettes. Il fallait qu'ils acceptent d'abord la normalité. Euh être miope ou être hypermétrope, c'est banal. Être presbite, c'est obligatoire si on a passé 40 45 ans. Donc c'est une fatalité de porter lunettes. C'est c'est pas un accident, ce n'est pas une maladie, ça ne se soigne pas. On met des lunettes pour corriger la vue. On appelle vert correcteur. C'est veut dire que quand je les mets, ça me corrige. Quand je les enlève, je C'est pas grave. Ouais. Voilà. Je vois moins bien. Donc j'ai dédramatisé ça et puis un jour euh j'ai décidé de de casser les prix, de disconter pour être très terre à terre et j'ai fait mal. Enfin, je fais mal. Les professionnels à Bordeaux avaient l'impression que que je tué le métier, que Mais vous vous levez un matin et vous dites je il faut que je fasse quelque chose, je vais casser les prix. D'où c'est venu ? Quand je voyais que les gens me demandaient de plus en plus des devis, qu'il comparaient les prix, qu'on me demandait des remises, euh mon mari travaille au PETT, est-ce que vous pouvez me faire une remise ? Mon mari est et et moi je suis à la SNCF, ainsi de suite. Mais moi quand je prends le train, ils me font pas de remise. Alors j'ai dit c'est dans l'esprit français de demander une remise et pourquoi pas. J'ai dit mais plus que faire une remise parce que les gens qu'on fasse 10 % un qui fera 20 j'ai qu'est-ce qui pourrait être utile dans la vue me personne n' lunette de secours et ben je offrir une deuxième paire tout de suite. J'ai peut-être mis 8 jours à trouver d'idée parce que ça vient pas comme ça. C'est tellement fou comme idée. Ouais et ça c'était chinchin. Voilà il fallait que je fasse la pub j'en avais déjà fait. Il fallait que je communique, il fallait que je trouve un nom. Il fallait que je trouve les produits, il fallait que je me plainde par rapport à la concurrence qui allait me boycotter et je risquais de pas avoir les produits. Il fallait que j'ai des belles marques pour pas dire je fais des trucs sur des produits chips. Et donc j'ai préparé ça pendant deux ou 3 mois. J'ai fait des stocks de de monture de marque resté en dehors truc parce qu'elle voulait pas me livrer hein. Les concurrents. Disaiit si vous vendez des Diors à Flot, moi j'achète plus de Dior. Ah ouais. Et là ça était une première leçon de ma vie. Et moi je disais au représentant mais vous verrez de toute façon ils vont pas vous acheter une lunette de plus pour compenser ce que je vous achète plus. Dit oui si et ils sont venus me revoir les uns après les autres au bout de 6 mois en disant vous aviez raison il y en a pas un qui par solidarité a dit puisque vous livrez pas flot je vais vous acheter. Enfin ils ont essayé de me boycotter et puis bon il faut être un peu démerde. En France c'était des importateurs exclusifs. J'ai dit où est-ce qu'on les trouve ? Aux États-Unis, il y avait des la marque du cit marque à l'époque pour les maintenant il y en a 3000 mais à l'époque donc j'ai un copain qui était chifonné à Bordeaux mais ses parents étaient marocains et ils avaient [grognement] émigré à à à Los Angeles. Il parlait pas un mot de français déjà mais parce que leur fille pas loin de Bordeaux, il y avait une base militaire américaine qui datait de la guerre et la fille était tombée amoureuse d'un américain qui a épousé. Donc du coup, ils sont repartis vivre aux États-Unis chez lui et lui étant américain, il est devenu américaine et étant américaine avait le droit de faire venir ses parents qui arrivit directement de Casablanca ou je sais pas où via Bordeaux et ils sont allés vivre aux États-Unis mais des merdes quand il pas permis comme les gens qui n'ont pas de métier ils n'ont pas fait d'études mais qui n'ont qu'une envie de travailler et donc il est chifognier et quand je dis j'ai un copain qui est chifogonnier qui va me procurer des lunettes de arrête tes conneries. Et donc était chifuné, c'est qu'il achetait rien du tout. Il n'achè rien. Il récupérait les chiffons des gens. Ouais. Les chiffons. Les chiffons. Il est lavé. Ouais. Il est découpé pour faire des comme des torchons et les vendait au garagistes pour s'essuyer les mains. À l'époque le papier était D'accord. Et donc c'était des chiffons et voilà et il avait une camionnette et il chargeait sa camionnette et il vendait au garagistation service tous les gens qui besoin de voilà au passage il a découvert qu'il pouvait vendre de l'huile. Il vendait de l'huile. Bon et quand j'ai dit trouve-moi toi qui a démerde des opticiens pas des grossistes pas des fabricants, je m'en fous. Moi, il me faut des produits parce que il y avait 18 grossistes aux États-Unis, un par état. Mais pourquoi vous aviez besoin de lui ? parce que moi je veux pas aller là-bas acheter. D'accord. D'accord. Donc lui lui il va le prospecter. Mais lui comme il était des meres, il m'a trouvé le premier jour 10 opticiens qui avait des magasins et qui on dit "Oui, mais je veux bien mais je fais des remises et trucs." Donc j'ai eu des toutes les montures que je voulais. Donc vous achetiez pour que les gens comprennent les les opticiens américains achetaient des montures et vous les livrer en France. J'ai acheté un distri un opticien. Ouais. Via via mon copain. Ouais. David Levy. Ouais. Il il a racheté des montures. Ouais. Eux ils avaient des quantités, c'est pas comme les Français. Donc ils avaient 25 ou 30 % de remise. Il gardait 5 % pour eux. Je donnais 5 % mon copain et donc j'avais les diors exclusif - 20 % par rapport au marché français. Ah oui c'était en quelle année ça ? Ben quand j'ai démarré en 78 79. D'accord. [grognement] Donc vous étiez seul à voir ça Ah oui, certains modèles. Oui, modèles exclusif que l'importateur pour les États-Unis avait des modèles que les Français n'avaient pas et réciproquement et donc je pouvais même me permettre de mettre en vitrine modèle exclusif collection exclusive moins cher et et l'importateur qui était rue de Saintonge à Paris dans le 3e disait aux opticiens vous inquiétez pas jou plus livré et [rires] dans le non seulement il en a mais il a des modèles exclusifs et moins chers que nous donc il devait avoir un peu il voir ça fait pouvez pas me faire ça ? J'ai dit quoi ? J'ai dit qu'est-ce que vous voulez que je vende ? Je voulais vendre. Je dit non mais on va trouver un accord, on va je vais vous redonner les collections mais 3 mois de décalage avant tout le monde. Ouais je pense. Bon bref et donc de là donc ça a commencé à faire du bruit et ça s'est su. Ah ben j'ai eu tous les produits que je voulais grâce à mon copain David Devi. Vous l'avez revu ? Oui, bien sûr, on est resté très pro mais on était très proche à Bordeaux et voilà et de temps en temps on s'appelle c'est il vit à Los Angeles, il est chauffeur de ma en fait tous les métiers, il fait ce que vous voulez si ça lui permet de gagner un peu d'argent les systèmes des voilà et il sait toujours pas parler anglais, ça fait 40 ans qu'il est là-bas grâce à Dieu. [rires] Est-ce que réussir tôt ça donne l'impression d'avoir toujours raison ? Écoutez aujourd'hui depuis 3 4 5 ans, j'ai plus de enfin relativement récemment, j'ai réalisé la réussite mais quand je fais chinchin, j'ai réussi mon coût. J'ai pas réussi la vie entreprise. C'était un one shot. C'est ponctuel. Je me suis dit euh j'ai eu l'idée, j'ai fait et je savais que c'était une bonne idée parce que tout le monde a critiqué les franchis. Ça pas marché. J'ai Ça prouve que c'est original. Ça prouve que ça va surprendre et que et que voilà. Et on a fait un carton, mais vraiment un carton. Et jusqu'à présent [grognement] tout le monde et plus les gens nous ont critiqué les opticiens plus c'est bien vivement et ils vont tous copier. Mais ce qui est intéressant c'est que que les concurrents critiquent, c'est normal mais quand tous les franchisés vous disent non, je suis pas sûr, vous dites "On y va !" Mais vous savez, les gens sont un peu terre à terre et oui mais c'est risqué donc et on le voit dans la politique aussi c'est pareil, on ne croit que ce qu'on voit. H donc il y avait quelques-uns qui étaient dévoués à l'idée et il disait c'est fabuleux on va faire un carton et d'autres qui disent mais non mais on en voit pratiquement pas deè paire j'ai mais moi je parle pas de les vent on les donne est-ce que vous allez avoir moins de clients parce que dire j'ai pas cherche parce qu'il fait cadeau une deuxième père alors c'est la démonstration par l'absurde et donc quand ils ont vu des gens qui disaient on va avoir trop de boulot Hein ? Vous rendez compte, ça va doubler le nombre de clients. On va doubler le nombre de clients, le nombre de vent de lunettes, vous rendez compte de temps, il faut trouver le personnel. Et il y en avait d'autres. J'avais un franchis qui s'appelle Michel Bouin mais plus avec nous malheureusement et qu'ils aimaient que Dieu vous entende. Oui. [rires] Et oui. Et voilà. Et et donc il faut savoir s'imposer aussi. Et plus une idée critiquée, ça veut pas dire qu'elle est très bonne mais ça veut dire qu'elle est au moins originale. Ça veut dire qu'il y a quelque chose. Voilà. et toutes les autres choses que j'ai pu créer. Donc je me suis pas enorgueilli de dire j'ai réussi j'ai réussi mon coup parce que si je m'étais planté ça aurait été ennuyeux parce que on m'avait prédit on m'aurait dit tu es vraiment con tu as voulu faire des trucs et ça marchait donc en fait de la monture à moitié prix à chinchin en passant par les lentilles et même les aides auditives aujourd'hui vous avez passé 50 ans à casser du coup les codes comme on l'a dit et les prix de l'optique. Et donc au milieu de ça, il y a chinchin. C'est deux paires pour le prix d'une. De là est venue l'idée de dire voilà, les gens rêveraient d'avoir une deuxième paire mais ils peuvent pas les acheter mais si je les enf est-ce qu'ils vont les refuser ? Je me suis dit je crois pas qu'ils refuseront. Donc j'ai décidé de faire une deuxième paire. J'ai mis j'ai construit la façon d'y arriver avec des collections. J'ai j'avais un industriel chinois qui travaille toujours avec lequel je travaille toujours. C'est lui qui m'a toujours fait nos lunettes et qui continue de les faire et il fait un peu plus de 3 millions de lunettes par an pour nous. Waouh ! Et ben vous saviez que vous ça allait marcher Tin ? Vous étiez sûr de ça ? Parce que écoutez non mais ça parait une évidence. Si j'en ferai une deuxième lunette, je vois pas pourquoi les gens ils la refuseraient. Oui, mais en fait avant les gens ils se contententaient d'avoir une paire parce qu'ils n'imaginaient même pas que c'était possible d'en avoir une deuxième. Oui, mais donc euh c'est vous quelque part c'est vous qui leur avez ouvert les yeux parce que c'était un besoin peut-être qui n'avait pas quand vous faites cadeaux les gens se précipitent. C'est vrai. C'est pas le problème de j'ai besoin, j'ai pas besoin. Il offre une deuxième paire déjà si la première me plaît si le prix est convenable j'ai une deuxième. On me remercie. Il y avait des gens dans les rues qui me remercient en disant "J'ai jamais eu de lunettes de soleil à ma vie et grâce à vous j'ai ça." Et donc ça a marché tout de suite après Chinchin. Vous avez tout de suite ? Alors il a fallu trouver le nom. Ouais, parce qu'on pouvait pas dire votre deuxième père comme ça et 8 jours avant la conférence ou 15 jours avant la conférence de presse pour lancer le concept au niveau de la médiatique, ma chef de produit me souvient aux Champ d'Élysée me dit "Monsieur était c'était voyez les choses en noir [soupir][grognement] monsieur Felou mais vous rendez compte les journalistes il vont dire on est obligé de marquer made in China ça va être j'ai alors vous vous appréciz le produit il est bien oui Il est bien et c'est la qualité. Vous êtes d'accord avec ça ? Je m'en fous moi que ça marqué du reste on va faire mieux au lieu de mettre in China, on va trouver un nom qui fasse un peu chinois. Elle me dit alors je sais pas moi tin voilàin et en même temps mes revenus ont mangeait ça la musique de la chanson cheat cheat d'un d'un anglais que Richard Antonier avait traduit en chin chinez. C'est pas c'est pas tout. Donc j'ai j'ai appelé Richard Anthony et il a fait la chanson pour on a fait la chanson ensemble, j'ai fait les paroles avec lui et c'est donné Chinchin. Donc ça été un rat de maré médiatique. Ça a été exceptionnel. C'est génial parce que je je suis sûr qu'il y a plein de gens qui ne savent pas que chinchin au départ ça vient de Chine de enfin voilà aujourd'hui c'est tellement rentré dans les murs que Richard Anthony avait traduit la chanson qui s'appelait cheat cheat en chin chin. Ouais. Et c'était l'histoire d'un mec qui buvait parce que sa femme l'avait quitté qui était noir ça rien à voir avec nous mais il fait alors on a fait les paroles. Je me souviens j'étais àat à l'époque et lui il était chez lui à Nice ou dans le coin là-bas et il m'envoie les paroles. Me ditin d'Aflou tin les rend fou mettre au boulot ou bien au dodo. C'est lui qui avait écrit ça tout. Ouais changer le look ça les rending chin chin chin chin d'elou et j'ai fa oh yeah [rires] par c'était des chansons y à l'époque il fait oh yeah [rires] du coup ça ça fait un carton et ça l'a fait revivre le pauvre plus plus personne se souvenait qu'il existait [grognement] ça avait été une grande vedette dans les années 60 ouais il était pas au niveau de Johnny mais tout de suite en dessous. Ouais. Voilà. Donc beaucoup de pub le nom qui a été dans la contrainte de dire on peut pas prendre marqué chinois. Ben j'ai dit bien allons-y. Au contraire pourquoi pas. En fait c'est de faire une les gens vont pas se demander pourquoi d'une contrainte une valeur ajoutée en fait. Oui. J'ai de toute façon ils sauront que c'est chinois. Autant le dire. Hm hm et personne ne m'a plus jamais fait la remarque chinois. Ça veut dire c'est pas bien. La qualité est exceptionnelle les gens et moi-même je je m'efforcé de porter des montures de la gamme chinchin. Quand les gens me disaient c'est des belles lunettes, j'ai com la mienne à me dire elle est belle mais c'est la vote. On dit oui ben regardez il y a écrit Richinchin dessus. Voilà donc euh c'est une jolie histoire et ça marchait. Ouais c'est une histoire. Il a de quoi faire un roman avec ça. Ouais vraiment. Est-ce qu'il y a une épreuve parce qu'on en vit tous des épreuves dans la vie ? Est-ce qu'il y a une épreuve ou un moment euh où vous êtes dit voilà c'est compliqué, je vais pas m'en sortir ? Le vôtre c'était quoi ? C'était comment quel quel est l'événement où vous az dit là je vais essayer de de pas m'effondrer parce que c'est c'est un élément structurant. Il y a vraiment un avant et un après. J'ai vécu un événement que d'autres ont vécu mais euh c'est extraprofessionnel. H c'est judiciaire. J'ai prêté de l'argent à quelqu'un avec ma naïveté, ma crédulité, quelqu'un qui avait su me charmer, il avait énormément de difficultés à rembourser puisque c'était des grosses grosses sommes. Je lui ai couru après pour me faire rember. Il m'avait remboursé juste 30 %. Et après le reste a été perdu mais c'est son énorme. Je peux pas les dire à l'antenne. Et là j'ai vécu noir parce que là-dessus comme il était un peu escroc, il s'est fait attraper pour autre chose. Et quand on a regardé le dossier, on a trouvé mon nom. C'est allé au tripunal, c'est allé et on m'a accusé. Je sais même pas que ça pouvait exister même mes avocats [grognement] recleur d'abus de bien. C'est que non seulement je n'avais pas volé, personne pouvait dire on me doit j'avais tous les papiers qui prouvaient que pour accepter cet argent quand même qui était à moi. Je c'est la banque officielle qui enfin tout était fait blanc bleu h et je suis tombé sur une juge. Je vais pas citer son nom parce que vous voulez que je fasse comme vous voulez. C'est mieux, c'est jamais dit. C'est [rires] madame Veski. Ouais. Laurence Laurence quand je pense que cette femme tu es passé enfit je pense pas elles étaient deux avec Eva Jolie, elle travaillait souvent ensemble. C'est-à-dire que Eva Jolie qui était débordé dans ce qu'elle faisait avait choisi genre une petite main pour l'aider et c'était Vigetski [grognement] et qui s'est prise pour plus que Vajoli. Alisé c'était elle je tremblais pour rien. J'avais rien fait de mal c'est moi qui m'étais fait piquer. Toutes les preuves étaient là en plus j'étais acquitté. Oui. Non mais toutes les preuves de votre bonne foi. Plus que épreuves c'est vrai. Mais elle pouvait pas accepter l'idée. Donc elle était elle avait envie de se payer à Felou quoi. Donc elle s'est acharnée, elle a fait du zè. Oui oui oui oui elle a fait du zel. Et c'est le poiv Hervé Tim. Ouais. Qu'on m'a conseillé de de de d'aller chercher qui a tout trouvé. C'était un bon. Il a tout trouvé dans les papiers. Tout était là. Et à la fin de l'instruction, c'est allé chez le procureur. Procureur, ils se connaissent tous. Il a dit "Alors, où tu en es pourelou ?" Il dit "Pourquer de moi, je requère non lieux pour tout." Alors, il était content, il dit "On va faire champagne." Il dit "Attends parce que je crois que Laurence Vichinsky n'a pas l'intention de le lâcher." Elle lui a dit "Oh moi j'aimerais bien qu'il aille au tribunal quand même." Voilà. Donc je suis allé au tribunal au palais de justice de Paris. J'ai été acquitté parce que et ce qui a été beau c'est que le procureur a dit je sais pas pourquoi monsieur se jouer là en tout cas moi j'ai rien à lui reprocher. Il m'a dit monsieur ben vous êtes acquité enfin vous êtes libre je sais plus comment on appelle ça relaxé. Hm hm. Je vous demande d'excuser la justice. Enfin, j'étais tellement heureux que et c'est là où j'ai vu, mais il a pas attendu ça, mais dans la joie, on peut pleurer autant que dans le dans la douleur. J'ai pleuré pas de la joie, mais soulagement. Soulagement. Ouais, vraiment. Ça c'est Et depuis vous avez arrêté de prêter de l'argent ? Non, j'en prête [rires] parce qu'on se refait pas. Mais mais ça ça vous a rendu plus méfiant ou ça vous a rendu meilleur ou ça vous a changé un petit peu ? Non, ça m'a ça m'a fait donner un regard sur les gens et je me dis comment en j'ai eu à juger cet homme qui est un escroc donc il a fait son boulot d'escroc. Ouais mais ouais je suis tombé dans son mais la justice c'est pas possible quelqu'un qui a un pouvoir pareil. Du coup vous regardez des affaires judiciaires avec un autre œil quand même avec beaucoup de tolérance. Ouais, je je suis loin de jeter la pierre à quelqu'un en apprenant que je me dis et moi les gens ça été très médiatisé donc compliqué pour le boulot aussi compliqué avec mes clients les franchisés compliqué avec ma famille les enfants fait une garde à vue c'est enfin tout d'un coup on passe du stade de de la colombe qui qui vole en paix à à l'aigle qu'on a qu'on a chassé quoi. Puis c'est des réputations quand c'est médiatisé, c'est toujours compliqué à répond. Oui, réputation c'est il y a pas de fumé sans feu. On a il a bien réussi trop vite. Tu vois celui-là c'était pas normal. Après on c'était je savais bien que c'était vous étiez quelqu'un de propre et de bien. Vous l'avez recroisé cet escroc là ? Oui, je crois que j'ai croisé il y a encore quelques années. [grognement] Il continue, il descend plazard, il continue son job d'escroc. Ouais, il a je sais pas, je sais pas s'il a été protégé. Je veux dire, franchement, ça m'intéresse même plus. Je comprends de savoir ce qu'il est devenu. J'ai occulté ce dossier et ma femme me dit arrête d'y penser parce que tu j'ai l'impression que tu l'as tué l'autre. Non mais là vous y pensez plus là. Ben quand on en parle. Oui mais bon c'est fini. [rires] Alors vous avez été donc le premier opticien à devenir un un homme marque en France si on peut le dire comme ça. Les gens ne disent plus aujourd'hui je vais chez l'opticien. On dit on va chez Aflelou. Qu'est-ce que ça fait de devenir un nom commun ? La première fois que j'ai vu mon nom sur un magasin qui ne m'appartenait pas, c'était un rouan. Hm. Et je remarqué un chelou. Et j'étais là quand ils ont posé l'enseigne. Je sûr que j'ai pris un coup dans l'estomac. Ça fait bizarre hein. Ah vraiment ? J'ai merde c'est mon nom, c'est mon truc. Écrit en grand. Rue Jean d'Arcouru, la rue principale de Rou. Maintenant ça me fait absolument plus rien maintenant. Mais il y a déjà longtemps depuis que j'ai décidé de dire chez Tinchin d'Aflelou. C'est plus Alain Afflelou. Allain Flelou c'est l'enseigne maiselou c'est la marque et du rest c'est les gens qui l'ont fait comprendre en m'en parlant moi c'est pas des afflelou mes lunettes hein je suis désolé regardez monsieur Flelou c'est des aflelou mes lunettes et j'ai pas cédé Alain Flelou et c'est tellement plus logique bien sûr que c'est devenu une marque dans l'esprit des gens et avec Lionel mon fils on a matérialisé cela en disant maintenant il faut que toutes les lunettes qu'on ait une collection complète et [grognement] et donc aujourd'hui toutes les lunettes sont griffel. On a d'autres marques mais n'empêche que 60 % des lunettes vendues sont les lettes qu'on a conçu, dessiné, fait fabriquer et commercialisé. Mais il y a la marque, il y a l'enseigne mais il y a un moment où vous devenez àelou, c'est-à-dire parce que c'est presque un personnage votre les lunettes, votre sourire, le slogan, ça c'est c'est comme s'il y avait quelqu'un qui se dédoublait. Oui, le fait de mettre d'avoir été utilisé dans la pub ça y a fait beaucoup parce que c'était un événement bien sûr qu'un chef d'entreprise se mettre dans la pub. C'était nouveau, c'était la pub de la pub h et puis il y a eu un autre événement important, c'est Gérondin de Bordeaux qui médiatiquement m'ont propulsé tout d'un coup et puis à l'époque il y avait Tapis qui faisait l'OM donc on avait l'impression que c'était des parcours à peu près similaires. Voilà, ça nous a aidé. lui enfin lui je sais pas il a pas besoin de ça mais moi ça m'a fait connaître encore davantage c'est que j'étais identifié dans la rue après de passer la [grognement] télévision les gens de télévisé pour autre chose que mon métier et un jour on a j'ai fait une étude pour savoir tu dis aux gens fou c'est quoi et la majorité des gens disent c'est le football c'était le la première chose qui en ressortait ou et après l'autre c'est un opticin où j'ai dit non je vivrai pas du football ni je saurais pas vivre mes franchisés avec le football. Donc j'ai laissé tomber le le le foot progressivement mais jusqu'à présent des gens quand les girondin monsieur Felous encore maintenant. Ouais ça va mal Bordeaux. J'ai oui oui mais [rires] je quitté il y a 30 ans. Ils se sont peut-être jamais remis mais voilà [grognement] voilà donc ça a été tout d'un coup l'homme que j'étais est devenu une personnalité médiatique en France d'une part par sa professionnelle et puis par le foot. C'est important. Mais ce personnage là, parce que c'est c'est vous sans êvous, il vous protège ou parfois ça vous pèse ou en fait vous y pensez pas du tout ? Écoutez, je vis avec sans m'en rendre compte. Aujourd'hui, il y a encore des gens qui m'arrêtent dans la rue pour dire "Bravo monsieur Felou". Franchement, ça ne travaille pas. C'est très bien veillant quand on vous arrête dans la rue. Oui. Oui. Je ne me souviens pas, peut-être que les gens le pensaient mais ne disaient pas m'être fait engueuler ou insulter dans la rue pour ce que je suis. Il y a personne qui vient vous dire "Mais mes lunettes sont cassées, c'est à [rires] cause de vous." Non non. Bravo monsieur. Il y a des gens qui me disent "Félicitations pour votre carrière et ça me touche beaucoup plus que Kinchin ou le foot ou les Gérondins. C'est dire que j'ai dû je laisser une trace aux gens de quelqu'un qui a qui [grognement] a su réussir dans sa vie professionnelle et sa vie tout court. Alors justement, on va parler de vous. Est-ce que vous auriez aimé vous avoir vous ? Comme quoi d'ailleurs ? Comme m'associer, comme ami, comme mari ? [souffle coupé] Une question, c'est jamais dit, hein. Je ne sais pas. Écoutez, il y a des gens avec lesquels je m'entends bien, mais vous savez, on ne se refait pas. Je sais naturel, il revient au galot. Donc, je crois connaître certains de mes défauts et en fonction de la personne qui est en face de moi, je sais si ça va marcher ou pas. C'est c'est physique tout de suite. Non, je me trompe encore tous les jours mais globalement les gens lesquels je me suis trompé, je me suis je suis vraiment con, je je [raclement de gorge] j'aurais je le voyais, je vous je fermais les yeux. Donc ça c'est une chose que j'ai appris à savoir s' y a un truc qui va pas, il faut le voir tout de suite et le dire et pas dire c'est pas grave. Je crois que c'est ça les divorces. On divorce parce que les défauts on les voit mais au début l'amour est aveugle et on c'est que c'est des qualités au début mais ces qualités parfois deviennent des faux. Non mais elles sont occultées on décide de les occulter. Elle est comme si ouais mais c'est pas grave rien. Alors qu'on le savait au début. Alors qu'on le savait et s'éclate et et on s'en veut doublement. Mais bon c'est la vie. C'est comme ça chez tout le monde surtout. Sans fausse modestie et j'insiste bien sur le sans fausse modestie. Est-ce qu'il y a une chose dont vous êtes vraiment fière mais pas d'afflelou de vous ? Fier de moi ? Ouais. Écoutez, quand je vois les problèmes des gens autour Ouais. Des gens qui ont des familles plus ou moins nombreuses, des enfants. J'ai vu chez mes franchisés des gens qui ont des problèmes parce que et moi j'étais le plus jeune de ma génération dans l'activité. J'étais plus jeune que n'importe quel franchisé. Aujourd'hui, je suis quasiment plus âgé. Donc j'ai eu le temps de voir et vivre des expériences. Les successions sont pas simples, les héritages sont très compliqués. Les égos fusillent tout et puis pire de tout que il y a des pièces rapportées dans les familles. C'est la belle fille ou le gendre. Et là ça pose des problèmes. Et moi ce dont je suis le plus fier je crois c'est d'avoir participé à la réussite de la fraterie. Mes enfants, j'ai quatre fils, ils s'entendent merveilleusement bien ensemble et il ne se jalousent absolument pas. Chacun fait son activité. Anthony est devenu PDG, on en parle beaucoup dans la presse et dans le truc et il en est fier mais il s'en vente pas. Il n'aura pas une occasion de dire c'est mon frère Lionel qui a créé le truc, c'est Laurent qui développe, il s'aime. Voilà, je crois tout simplement il s'aime, il se respecte. Pour moi, ça c'est ma réussite. L'appréhension qu'on pouvait avoir c'était dire mais aujourd'hui tu es là, tu es le ciment, tu es le lien, si demain tu es plus là. Donc je me suis mis en retrait de la gestion opérationnelle depuis maintenant 5 6 7 ans, mais je suis quand même omniprésent psychologiquement et je vois ce qui se passe. Je m'emêle pas mais il me demande très régulièrement non pas des conseils mais me tiennent informé de ce qui se passe de ce qui se va. Voilà. Et donc ma plus grande réussite pour répondre aux questions, c'est d'avoir des enfants qui s'adorent et qui sont travailleurs. Et quand on me dit tes fils, ils sont fabuleux, ils sont gentils, aimables, euh bien élevés et surtout surtout ils n'ont pas la grosse tête. Je vois pas pourquoi il aurait eu mais en fait c'est les gens qui me font marquer les mettre en compte comment ils sont et j'en ai aucun qui met en avant son nom. Je crois qu'ils sont conscientes. Moi, j'ai jamais eu ce comportement. Donc pour eux, c'est naturel de le voir comme ça. Jamais dit attention, je sais qui je suis parce que j'ai l'impression d'être juste le fils de mon père. Est-ce que vous êtes, c'est énorme. Mais voilà. Est-ce qu'il y a une chose sur dans laquelle vous étiez certain et sur laquelle vous avez complètement changé d'avis avec les années ? Pas une petite nuance, mais un vrai retournement. J'ai pas spécialement changé d'avis de manière fondamentale sur des choses essentielles. J'ai évolué. C'est ce qui s'appelle l'expérience ou ou les coups qu'on prend dans la vie. J'ai pas perdu mon enthousiasme, mais j'ai appris à savoir le modérer. J'ai appris à ne à savoir non pas ne plus m'enflammer parce que c'est quand on s'enflamme qu'on fait des belles choses ou qu'on réussit ou qu'on échoue. Mais en tous les cas, si on vit sans passion, il faut pas y aller. Toutes les choses que j'ai pu faire, je la vois professionnelle et ça a été fait avec passion, avec amour. Et pas un jour de ma vie, je me suis dit "Merde, il faut que j'aille bosser aujourd'hui, j'en ai marre. Pas un jour je me suis vivre je prends de la retraite. Pas un jour je me dis je vais vendre et j'en ai marre je ne demande jamais des comptes à mes enfants et il me les donne de même mais pas parce qu'ils m'en doivent des comptes mais parce qu'ils estiment mal de m'en parler parce que je suis qui je suis fait ce que j'ai fait et que ça inspire beaucoup de ça en terme de philosophie de gestion que que pour dire c'est comme ça qu'il faut faire. Ça c'est de l'éducation. Je suis très fier de la réussite en tant qu'homme. C'est c'est des garçons que humain de mes quatre fils vraiment. Et est-ce qu'il y a une journée que vous aimeriez revivre ? Revivre une seule ? Oh, il y en a tellement. Une une [raclement de gorge] Et bien l'année la [grognement] naissance de mon premier fils. Ouais. Le 23 janvier 72. Je sais pas pourquoi j'ai persuadé queil fall il faudrait que j'ai un garçon pour faire plaisir à mes parents et pour moi. Et puis après je pouvais avoir autant de filles que je voudrais. J'ai tellement peur de pas avoir de garçons que j'ai tout fait enfin tout fait. Comment vous faites [rires] ? Et j'ai que des garçons. J'ai tout fait pour le jour où il est né, j'étais fou de joie parce que c'était un garçon. J'assiste à l'accouchement donc il sort avec eux et il avait des avant de nettoyer ça fait moi j'ai dit mais c'est pas possible il y a vraiment typiquement pied noir hein celui-là. Oh là parce que tout de suite il est bruné. [rires] Le lendemain, je les ai chanté était blanc aux yeux bleus. Ah oui et c'est les gens que je connais savent. Je me souviens de chaque heure de son évolution. Ça c'est le moment que j'aimerais vivre. Ben c'est le moment que j'ai partagé avec mes enfants. Ma vie pour moi c'était mes enfants et mon boulot. Voilà. Et l'amitié avec des des gens que j'ai connu que j'ai fréquenté. Malheureusement, c'est quelque chose que je remarque dans la vie, c'est qu'avec le temps même ça se souffle. Quoi ? L'amitié. Des gens avec lesquels j'étais très amis, peut-être parce que je suis devenu ce que je suis devenu et que on évolué dans une autre direction, on ne se fréquente plus. Après, [toux][raclement de gorge] il y a des gens qu'on croise et il y a des gens qu'on rencontre. Oui. Et c'est les gens qu'on croise, on peut les croiser. C'est vrai qu'il y a il y a c'est moins profond, mais les gens qu'on rencontre, je pense que même si vous les voyez moins ou plus, c'était une vraie rencontre à un moment donné. Oui, mais j'ai pas eu cette chance de faire des rencontres. Les gens que j'ai rencontré, j'étais déjà connu. Avant d'être connu, j'avais beaucoup de copains. J'avais même deux ou trois amis sincère. Vrai. Mais après, les gens que j'ai pu rencontrer parce que j'ai beaucoup bougé. Je vivais à Bordeaux, je suis venu vivir à Paris. Je suis allé vivre à Londres. Maintenant, je suis à Genève. C'est J'ai beaucoup voyagé. Donc les amitiés s'éloigne h et s'égar ou se perdent. Donc je réalise avec le temps que des amis que j'avais il y a 20 ans, je ne les connais pratiquement plus et eux non plus. On va en reparler après. On va juste parler un un tout petit peu d'argent parce que à quel moment au début de votre histoire vous regardez votre compte en banque et vous dites "OK, là c'est différent. pas je suis riche hein, c'est pas ça. C'est juste le moment où quand vous démarrez, vous dites "Ah, il y a quand même quelque chose qui a changé." Écoutez, toute ma vie professionnelle jusqu'à il y a 10 15 ans, je me faisais du mauvais son pour les fins de mois. Oui. Jusqu'à il y a 15 ans. Oui. Oui. Je m'inquiétais, je C'est récent. [souffle coupé][soupir] Et puis euh, mais pourquoi ? Un jour, mon directeur financier m'a dit "Monsieur Fou, vous êtes tranquille. Même si on fait plus un centime de recettes pendant 3 mois, on peut payer nos échéances et de personnel et c'était nouveau pour moi. Mais pourquoi cette inquiétude ? Parce que parce que j'étais pas sûr que ça durerait. L'angoisse de de de la chute m'a comparé. Ouais. Et donc euh j'ai passé mon temps non pas à essayer d'avoir plus mais à consolider ce que j'avais. Ça vous fait rire mais quand j'ai découvert mon premier magasin, j'ai j'ai beaucoup de dettes. Enfin beaucoup de dettes pour moi c'était aujourd'hui c'est peins. Mais à l'époque quand je savais que mon échéancier j'avais telle échéance à la fin du mois et que s'il me rentrait pas je sais pas 2000 ou 3000 francs de recette, j'aurais du mal avec la banque. Enfin, j'aurais du mal téléphone mes clients en disant "Je sais que vos lunettes sont prêtes." Genre venez chercher. Dis oui, ça fait trois fois qu'on m'appelez. Ah ben écoutez, voyez, je je peux pas faire confiance à mes collaborateurs, je leur ai dit pas. Voilà. Et donc quand il venait, j'étais Mais c'est une angoisse hein. Hm. Et je vous assure que j'ai toujours bien vécu de mon travail. J'ai jamais rien demandé à personne. J'ai vécu de mon travail. Je me suis adapté au au moyen que j'avais. J'ai dit on a les besoins de ces moyens. C'est spécial de dire mais mais pourtant vrai j'ai pas de problème d'argent. J' jamais eu quand j'ai pas d'argent, je faisais avec. J'en ai, je fais avec. Vous dirz c'est plus facile de faire que mais je veux dire ça n'a jamais été un objet pour moi essentiel dans ma vie. J'ai pas fait pour avoir de l'argent, j'ai fait pour réussir ce que j'entreprenais et la conséquence c'était que ça marchait. Donc on gagnait notre vie. [grognement] Ce que je dis à mes franchis pas pour la recette du jour. travailler pour que les clients soient contents et l'argent vient ensuite et c'était pas dans l'esprit hein. H un jour j'avais réuni une fois une vingtaine de de dirigeants de mes succursales à Paris et genre on va faire un un ploring et puis je leur dis quand c'est vous considérez qu'une vente est réussie ? J'ai failli être malade de de voir quand j'ai vendu les étuis quand j'ai fait le truc quand j'ai vendu plus cher. Il y en a pas un. Le dernier m'a dit "Moi, je pense c'est quand je suis content, c'est quand le client est content." C'était la réponse. J'ai dit voilà. Et pour moi c'est pas un livre hein, mais j'ai mais oui parce que si le client est content et c'est là où où j'ai cherché, il y avait des études qui étaient faites quand et je découpe qu'un client comptant ramène sep clients. Un client mécontent en éloigne 11. Donc on a intérêt quand on a un client et quand on a pas beaucoup on a intéress à les soigner les chouchoter et on dit à la fin de la journée ben on aura le tiroir casse qui se remplira. C'est pas l'objectif c'est la conséquence. C'est la conséquence et il faut pas la perdre de vie parce qu'on veut pas travailler si on gène pas d'argent c'est stupide quoi. Est-ce que quand il y a quelque chose de bien qui vous arrive un chouette truc je parle pas d'une bonne news business vous appelez qui en premier au téléphone ? À l'époque ma mère était vivante, je l'ai appelé. Ouais. Et j'étais très proche de ma mère. Ouais. Je pense que c'est surtout dans la relation avec les enfants, c'est la relation qu'on a eu avec ses parents. Elle était tellement dépendante de mon père, elle s'est pas remplir un chèque. Quand il est mort, ben on s'est ma sœur, mon frère et moi, on s'est occupé d'elle comme si on s'occupait d'un enfant. Et donc ça nous a vraiment rapproché. On avait pas besoin de ça. Mais tout d'un coup, on s'est senti le point de la responsabilité. Alors moi je prenais la voiture le matin pour aller au bureau. J'habitais à Ven Marceau et j' bureaux à Boulogne. Première chose que je faisais c'était séphoner à ma mère. Bonjour maman, ça va ? Le soir je rentrais je m'occuper et ça tué le temps dans la voiture dans les embouteillages. Je parlais à ma mère peut-être encore de tr mois après son décès. Un jour je parlais avec quelqu'un. J'ai dit "Attends bouge pas, il faut que j'appelle ma mère." Et je me suis vois elle est elle est venue présente et elle nous aimait. Elle aimait les enfants. Les enfants l'adorit. Elle est gâté parce qu'elle faisait des des mousses au chocolat avec elle qui savait les faire. Et quand on venait les amener avec Laurent Lionel chez elle, la première chose qu' faisait, ils allaient au frigo. Oui, ils avaient mis il y a la mousse, il y a la mousse. Voilà. Donc ça a été une relation très forte. C'est elle que j'appelais. Quand j'avais une bonne nouvelle, je savais que je vous faisais plaisir. Mais aujourd'hui, j'appelle mes enfants. Ouais. Mais il y a moins l'occasion d'avoir des des bonnes nouvelles. [grognement] Je suis un peu triste de soir que Romain est parti vivre à Miami avec ses enfant et moi j'étais heureux savoir que vivent à Londres eux aussi. Et quand ils sont nés, j'ai dit bah j'ai profité un peu, ça pas duré longtemps. Et quand ça va mal, quand il y a une nouvelle un peu moins bonne, c'est aussi Je suis stressé par ce qui se passe en Israël au Moyen-Orient. Je suis très proche de de des gens qui vivent. J'ai des affinités très fortes et en ce moment on sait pas ce qui va se passer. J'étais parti en Israël pour aider en tant que volontaire. Je faisais accueill des horicot dans la kibou et moi on a gardé 6 jours et j'ai appris des choses. J'étais vécu j'ai vécu des choses au plan humain très fortes. Est-ce qu'il y a une personne qui a compté pour vous ? Une personne que vous mettez au-dessus de toutes les autres. Mon frère. Hm. Mon frère a énormément compté pour moi et jusqu'à présent donc on est proche l'un de l'autre. Nos vies nous ont un peu éloigné mais enfin on se téléphone deux trois fois par semaine, on se voit dès qu'on peut. Et c'est ce qui représente pour vous. Oui parce que je pense que c'est réciproque. Voilà. Et lui aussi on s'aime beaucoup hein. Vous lui avez dit et je sais je lui ai dit sans lui dire. Je dis oui, j'ai dit j'ai moi j'ai pas besoin d'un ami et j'ai pas eu d'amitié très forte parce que j'ai mon frère h on a tout fait ensemble, on été élevé ensemble nos vies nous ont séparé à cause des des vies professionnels. Il s'est marié, il a vécu à Paris, il a ses enfants et il a huit petits enfants aujourd'hui. Donc on est très proche. C'est une chance. Ouais. On n'est pas obligé de se voir pour le savoir. On s'appelle et avec les événements là, on s'appelle à chaque fois on une demi-heure au téléphone et on refait le monde. Qu'est-ce qui vous bouleverse encore ? Pas ce qui vous impressionne. Est-ce qu'il y a des choses qui vous bouleversent encore ? Ben la fin de vie. Ouais. Vous savez qu'il y a des moments je quel âge j'ai exactement ? Je sais plus si j'ai 77 ou 78. Ça change quelque chose ? Si parce que quand vous voyez que euh un est mort à 84, l'autre à 82. Oui, mais il y en a qui meurent même à 20. Oui, mais donc c'est pas c'est pas l'âge le critère. Non, mais vous avez le temps d'y arriver mais vous verrez quand on approche du mur, on le voit grossir de plus en plus. Et c'est ce qui se passe autour qui vous y fait penser. Regardez les gens célèbres qui disparaissent. On a l'impression que c'est brutal parce qu'on est pas au courant qu' était malade ou partant. Mais mais ce qui est bouleversant c'est ça quoi. Et moi j'ai dérange une chose, c'est pas la peur de mourir que j'ai, c'est la peur de plus vivre. H ma vie j'ai traversé très vite et je l'ai bouffé de tous les côtés de la et debout la la chandelle. Elle est pas finie. Non, tu es encore très jeune. Donc Non. Donc c'est ça. Alors on va parler de la transmission parce qu'on en a parlé tout à l'heure. Passez la main à votre fils. Est-ce que c'était le jour le plus beau ou le jour le plus long de votre vie ? Alors écoutez, ils étaient à part Lionel, tout le monde travaillait dans l'entreprise, ils ont fait leurs études et Lionel est opticien. Laurent fait du droit, il fait du développement et Anthony a fait du du commerce et il est PDG de l'affaire. Donc ils avaient, je leur pas demandé de venir travailler chez moi dans la boîte, mais quand ils ont cherché à ils m'ont dit "Moi j'aimerais bien faire ça, ça dans l'entreprise et ben mais je les ai jamais incité à venir rejoindre l'entreprise parce que je suis conscient quand même de l'importance et de la taille et il fallait pas qu'il soit là parce qu'il était le fils d'eux. Même si le fils d'eux a pu avoir une place pour démarrer, aujourd'hui, ils ont des places parce qu'ils sont bons. Donc, je voulais éviter qu'après moi, ce soit le déluge qui se bagarre ce truc et que donc j'ai fait des transmissions de patrimoine depuis quelques années de mon j'allais dire de mon vivant. Oui, avec ma force, mon état d'esprit est capable d'imposer des choses s'il avait fallu. Mais il y a eu aucun aucun aucun problème entre personne n'a dit. Donc, j'ai fait en sorte que après moi, il puisse pas y avoir de bagarre. Il n'a pas de testament à faire et rien. Mais du coup, quand on s'appelle à Flelou et qu'on passe la main à quelqu'un qui s'appelle aussi à Flelou, est-ce que on lâche vraiment quelque chose ? Pour moi, c'est une fierté. Ouais. Je suis content que ce nom qui a été tellement écranché quand j'étais à l'école au lycée que j'ai eu tellement d'appréhension à le mettre sur les frontons des magasins que ce nom mes enfants le portent dignement et l'amène encore plus loin et plus haut. Donc c'est une fierté vraiment. Mais on donc on lâche pas vraiment quelque chose, c'est une continuité. Non, on lâche pas. Quand c'est pour ces enfants avec amour qu'on a et le respect qu'ils ont, la réciprocité c'est de l'amour. Hm. Vraiment, je veux pas tomber dans la bêtise de dire non mais mais vraiment c'est ça, il y a jamais quoi que ce soit en eux vis-à-vis de moi ou en moi vis-à-vis d'eux qui soit euh un déput de commencement, jalousie, d'co de trucs. J'ai jamais eu à leur dire moi si c'était moi ce que je ferais. Mais ils le font prospérer. Hm. Parce que l'affaire est réévaluée tous les tous les ans et à chaque fois elle progresse, elle vaut plus. Donc euh je dirais que les mauvaises langues diront que heureusement que j'ai pris la retraite et je suis très fier de ça. Mais dans la transmission, il y a pas quelque chose que vous avez l'impression de leur avoir transmis qui était peut-être sans le vouloir moins euh c'était pas parfait l'outil que j'aurais laissé. Donc ils ne l'ont pas abîmé. Au contraire, ils l'ont développé. Et puis il y a des choses mais c'est sûr je ferai différemment si c'était moi. Ouais. Oui, si c'était Lionel qui s'occupe différemment de voilà sûr. Et c'est bien que les personnalités puisse s'exprimer. Est-ce qu'il y a une chose que vous auriez voulu en tout cas par exemple Anthony qui a repris aujourd'hui l'entreprise, est-ce que vous auriez voulu lui épargner quelque chose ? Non, j'évite de leur dire moi j'ai fait ou de mon temps, je leur raconte des anecdotes quand on parle de franchisé par tu sais lui c'est papa c'est incroyable ce que tu as vécu mais oui mais c'était des épopés chaque franchisé était une entreprise chaque franchisé venait me voir enfin chaque candidat en en se remettant entre mes mains. Donc j'avais la responsabilité de leur morale de les aider à réussir parce qu'ils venaient pour ça et il me payent pour ça. Donc c'est comme si tu vends une lunette et ben tu veux qu'elle soit bien puis le client fera ce qu'il veut. Et quand quelqu'un vient, il paye ton nom en espérant que ta politique commerciale, ton aura, ton truc va rejillir sur lui, tu peux pas le décevoir. Donc j'ai toujours dit respectez vos clients, respectez vos fournisseurs, respectez les clients dans les magasins, respectez les franchisés, respectez tout le monde. Il faut pas respecter que par rapport au pouvoir qu'on les gens. Et ça, je l'ai vécu de mon père qui était boulanger et qui se levait tous les matins à 6h en plein chaleur en Algérie pour aller livrer le pain à des gens qui le regardaient un peu un peu de haut. Ça me faisait mal au cœur parce que mon père baissait la tête. Mais voilà, il a été fier de il a vu le début du commencement de notre réussite. Salut. Et du coup Anthony qui est maintenant aux affaires, est-ce qu' lui il vous a appris quelque chose que vous ne vous attendiez pas ? Il est au courant des dernières technologies h de communication médiatique, truc que que moi j'ignorais complètement et ce qu'on fait là, lui il sait ce que c'est par cœur. Moi j'en sais rien. J'en savais rien. Bon mais je crois que c'est normal, c'est la vie. Il y a une évolution et lui aussi un jour il sera dépassé. Il a une petite fille. [rires] [souffle coupé] la réussite enfin parce qu'on des règ que vous avez réussi. Est-ce que ça prend toujours quelque chose ? Est-ce que vous avez l'impression que vous allez laissé quelque chose au passage que vous ne récupérerez pas ? Je n'ai pas sacrifié des choses pour la réussite parce que mon objectif pas de réussir. Mon objectif c'est demain je rencontre un tel [ __ ] je devais lui faire ça, il va faire ça, il vient me faire confiance, il faut que je Donc j'étais pris par les problèmes du quotidien. Ouais. Et j'ai jamais eu le temps de m'asseoir comme je fais là en en revoyant ma vie, en faisant des projets de vie. Jamais. Vous avez l'impression un jour d'avoir été injuste avec quelqu'un en vous disant que c'était nécessaire ? Oui, bien sûr. Ouais. Bien sûr, bien sûr. Il y a des moments où je pense que j'ai dû abuser un peu de mon pouvoir parce que quelqu'un m'énervait parce que parce que j'étais en colère et qu'après je m'en voulais. Mais bon, vous lui avez dit après. Je l'ai dit deux ou trois fois. Oui. Pas toujours non parce que j'ai l'impression que c'était J'ai pas complètement tort. Ah non, [rires] c'est moitié moitié. Non mais j'avais tort d'agir, d'avoir agi comme j'avais agi mais je pas dire qu'elle le méritait mais c'est la méthode qui était pas bonne. D'accord. Mais le fond était juste. Le fond était justifié. Oui. D'accord. [rires] Un jour, j'avais une jeune jeune jeune opticienne qui aurait 23 24 ans. Elle était mignonne comme un cœur et je lançais des succurs dans Paris et j' décidé de mettre une tenue aux gens mais elle il y avait des gens qui étaient là depuis 3 4 ans ils ont ils ont vécu ça comme un casernement. Moi je vais pas mettre votre tailleur ou votre truc rien à [ __ ] Et moi je voulais pas je bon mais si vous voulez pas je vous vire quoi. Enfin vous partez et moi j'étais pas au magasin donc je et on me dit elle prend ma pauvre elle est malheureuse j'ai avant ce point elle m'a cri une lettre en je suis rentré chez fou je pensais chez quelqu'un de bien truc mais j'ai [grognement] convoqué j'ai venais je me suis excusé de avoir si malheureuse pour quelque chose qui était pas essentiel mais à cause de ma faiblesse d'avoir accepté ben plus personne n' porté les tenu d'accord et j'ai compris que il va des choses comme ça l'imposer au début et pas en cours de route. Mais aujourd'hui personne n'a uniforme. Non non on a jamais pu faire. Donc peut-être c'était elle qui avait raison. On a jamais pu le faire. Les gens me badge. Bon puis je m'en fous. C'est surtout ça. C'était mon problème. Euh vieillir pour vous est-ce que c'est perdre quelque chose ou bien c'est arrêter de faire semblant ? Non c'est c'est être handicapé. Non. Oui. C'est être handicapé. C'est être handicapé. euh pas moteur ou physique, c'est c'est dire j'ai plus accès à ça quoi. Je vous accès à quoi ? Je m'autocensure pour laisser les enfants avoir l'autonomie. Et je dis si je voulais m'imposer, je pourrais mais à leur détriment et je leur rends pas service. Il vaut mieux qu'il fassent leur béti tout seul comme ça ils apprécient d'avoir réussi un truc. Ils sont très fiers de me dire "Tu as vu papa ce truc ? On a fait ça, ça marche toute la journée que je suis fière de vous n'avez jamais fait semblant de toute façon. Donc c'était pas Est-ce qu'il y a un endroit où vous vous sentez vraiment bien ? Un endroit où vous dites c'est voilà je suis ici et c'est vraiment c'est juste bien. Je je Si j'il y avait un regret un formulé c'est de pas avoir vécu sur la Côte d'Azur. Ouais. En Méditerranée. C'est ma c'est ce sont mes racines. Voilà. Mais vous auriez pu travailler et avoir la vie que vous avez eu en étant sur la côte d'Azure ? C'est compliqué à part. Je pense que oui parce que j'avais envisagé mais je l'ai pas fait parce que ça pas être possible. Bon [souffle coupé] euh si vous pouvez remonter le temps Oui. Euh et que vous vous retrouvez face au gamin de 20 ans que vous étiez, vous lui diriez quoi ? Vous lui donneriez des conseils ou euh vous le metteriez en garde ? Non, parce que je pense que ce que j'ai mal fait, j'ai bien fait de le faire parce que ça m'évitait de faire des feux plus graves et ça m'a permis de rectifier des choses avant que certaines choses ne se passent. J'étais pas têtu. C'est si ça se si j'étais vous êtes pas têtu. Non, [rires] on va couper après. Non mais si quelque chose n'allait pas et que j'en étais conscient, je changé d'avis. Ouais. Voilà. J'ai passé moi et j'ai raison. H souvent j'ai raison quand même. Voilà, on va y arriver. [rires] [souffle coupé] Donc côté têtu, c'est de dire si je pense que c'est blanc, c'est que je crois que c'est blanc. Vous avez le droit de dire que c'est noir mais tant que vous aurez pas prouvé que c'est c'est noir, je dirais c'est blanc. Mais quand on vous prouve que c'est un peu noir, ça fait quand même mal de reconnaître que c'est noir. Non non non, ça me dérange pas de reconnaître de reconnaître. Je me suis trompé, ça ne dérange pas. Mais c'est rarement tout blanc ou tout noir. C'est surtout ça. Ouais. Voilà. Il y a quelque chose qui a provoqué une étincelle au départ pour envie de travailler ou pour arrêter de travailler. Voilà. Puis chacun a son tempérament. H et je suis jugé par les gens comme moi je juge les gens. Hm. Euh ça peut être jugé rapidement et mal ou bien et on le prendra la gueule quoi. Si vous pouviez déjeuner avec quelqu'un mort, vivant, une personnalité, quelqu'un que vous admirez, réel ou fictif, ce serait qui ? Et des gens que j'ai aimé, fréquenter, côtoyé, des gens qui on rien à voir avec ma vie. un ami de mon père boulanger en Algérie. Il avait tellement d'amour pour mon père que j'en avais pour lui. Pour lui, pas mon père. H je lui rendais l'amour qu'il donnait à mon père. Voilà. S'il était vivant, ce serait un bonheur que de pouvoir le revoir. C'est quelqu'un qui avait une personnalité forte. Oui, mais c'est quelqu'un cher à vos à votre cœur. Et voilà. Il a fait quelque chose assez unique. Ils étaient boulangers tous les deux en Algérie. Lui, il avait une situation plus importante que mon père de loin. Mais quand il au des événements d'Algérie, il avait pris des précautions, il avait un hôtel à salon de Provence si jamais un jour avendance. Mon père a dit jamais il y aura l'indépendance. Bon et quand ils sont rentrés, il avait son hôtel à salon et il avait quand même loué une maison à salon de Provence pour que ses enfants ne vivent pas à l'hôtel. Et nous on est rentré main devant, une main derrière. Mes parents le temps qu'on trouve quelque chose à faire, je vais vous laisser la maison pour vous. Vous logez les enfants, la famille, vous êtes chez vous, moi je fais le tel et puis on va travailler ensemble. Je pense que sans ça, on serait pas là. il a donné un coup de main et gentiment, il a rien demandé en retour, gracieusement enfin et moi j'ai tous les jours c'était le l'ange que demandé envoyé à mon père ils se sont fâchés bêtement pour des questions d'argent mais et je les ai rabé bioché. Ah c'est bien. Ouai oui. Euh mon père était très malheureux d'être fâché parce qu'il avait sentiment [grognement] de pas devoir tout ce que ce que l'autre lui demandait mais il était conscient de lui devoir quelque chose. Mais l'autre a exagéré. Mon père était sous mauvaise influence de son frère. Enfin tu devrais faire cis faire ça. Et un jour j'ai [raclement de gorge] appelé la ce monsieur qui était à Marseille je vais venir vous voir. Faut que je je passe à Marseille avec mon père. Ils étaient restés très proches effectivement. Donc je suis à Marseille, j'avais 19 ans 20 ans. J'ai quitté l'école enfin je suis parti Paris pour venir avec mon père. Mon père était tellement émotif que dès qu'il parlait, il pleurait. Il avait l'impression de avec cet homme h et il avait la conscience pas tranquille mais en même temps a dit il exagère demande quatre fois trop. Ben moi, j'ai pris la partie bien sûr de mon père [souffle coupé] et on a passé de jours fabuleux voyager dans des grands restaurant puis 2h avant partir j'ai écouté Roger moi je suis venu je voudrais que vous rz ce problème avec mon père c'est pas normal ah mais il y a pas de problème il y a pas de problèm j'ai mais si il y a un problème mon père il va mourir de la peine. Ah mais non mais il faut pas mais j'ai il faut pas mais il est comme ça donc il faut qu'on règle le problème. Donc combien vous en voulez ? Je prends les devant et il me dit un prix et moi je savais com mon père pensait que ça valait. Alors je lui passé ça sinon il aurait dit alors j'ai dit bon mais il faut couper pour pir faire quelque chose enfin elle me dit ok et trouve un prix qui était le double de celui que mon père avait envie de donner mon père t'inquiète pas on est d'accord on signe et puis après tu verras et je suis rentré et mon père on était dans l'avion entre Marseille Toulouse et Bordeaux et il pleurait tout le temps. rentré, il pouvait pas parler à ma mère. Alain nous a fait regarde ce qu'il a fait. Ma mère m'a dit "Mon fils, c'est fabuleux mais et comment il va payer ?" J'ai qui t'a dit de payer ? Il a emmerdé papa il a fait du chantage mais il sera payé mais quand on pourra et donc l'autre attendait l'argent [grognement] mon père qu'est-ce que je fais ? Tu l'as pas ? Et un dimanche à Bordeaux, il y a un monsieur qui sonne en bas de chez mes parents un dimanche matin. Dit je suis monsieur Bordonado. [grognement] C'était de suite et dit j'aurais parler à monsieur fait monter. Il a dit vous savez je suis Rogé il pleure il comprend pas il a besoin de cet argent truc. J'ai mais il est où ? Il en bas dans la voiture. Alors, je suis allé chercher et j'ai vu mon père et ce monsieur tomber dans les bras l'un de l'autre s'embrasser comme s était. Alors, ils sont convenus, j'ai rangé la sauce avec l'autre intermédiaire. C'est était pouvait plus non pas se parler mais ils étaient trop émotifs et trop sous le coup de de la joie et de la déception. Et mon père lui a payé une partie le lendemain et puis j'ai dit écoutez d'ici 15 jours 30 je sais pas je à mon père moi j'y connaissais rien donc quand elle me dit je vais faire ça et ça ça va marcher le faire il a tout payé et je lui fait faire un éloge funèbre pour mon père j'ai demandé au rap de raconter la vie de l'exode d'Algérie. Ce qui s'est passé et bien sûr qu'il était au première loge de l'enterrement. Il pleurait il pleurait pleurait. C'est un homme qui a qui a été pour nous, mon père, mes parents, mon frère, ma sœur. Mais moi, j'étais plus conscient des choses que Eliot et Maurice. Il a des enfants ce monsieur ? Oui. Mais que j'ai très peu connu parce qu'ils étaient tout petits en Algérie. [souffle coupé] Et puis après il a je crois qu'il a eu problèmes familiaux, il a divorcé donc chacun en tout cas c'est à votre initiative qui se sont parlé. Pour moi, il est responsable indirectement au moins 60 70 % de ce que je suis. L'amitié qu'il a eu et le coup de main qu'il a donné à mon père, mon père demandait rien mais il a dit je vous laisserai pas tomber. Il voyez qu'il était malheureux, je vous laisserai pas tomber mais fait on fera les choses ensemble. C'est lui qui a trouvé le pressing. Enfin, mon père était pas capable de de gérer la chose. Il était trop affecté. Il avait une peine énorme. Il s'est retrouvé comme ça comme les pieds noirs. Mais il s'en voulait parce qu'il avait travaillé toute sa vie. Il se retrouve avec un petit capital mais pas de quoi faire vivre sa famille toute la vie. Avec ma sœur qui avait 15 ans, moi 14 et mon frère 12. Pas facile hein. H dans un pays, on est arrivé à Marseille l'année où il a neigé depuis il avait neigé tout l'hiver. Oh, c'est une jolie histoire. On va terminer. Est-ce que vous vous rappelez de votre dernier four rire ? [rires] Hier, je rentrais en train de de Paris avec Lionel et il m'a montré un truc qu'il voit sur Instagram. J'ai fourir tout le train. On a rigolé et [rires] c'est la première fois qu'une équipe de football gagne la coupe du monde en étant [rires] on travaille à domicile. Le Maroc a gagné. Ah ouais. Qu'est-ce que vous aimeriez qu'on pense de vous après avoir écouté ce podcast ? Je sais pas que chacun se fasse son idée [souffle coupé] et j'essayer de faire de faire des choses proprement dans ma vie. Je suis conscient de pas avoir tout réussi. L'in s'en fout. [grognement][rires] Mais je me souviens pas avoir eu envie de faire quelque chose pour faire du mal. Alain Flelou, merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation. C'est la fin et puis je vous dis à bientôt pour le prochain numéro de Jamie.
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