Doc Mailloux : « Les hommes plus beaux sont souvent narcissiques et égocentriques »

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4 Catherine le matin Voici le [musique] doc Maillou. Bonjour docteur Maillou. Ouais ouais ouais. Nous autres les pas beaux on rame plus fort et plus efficacement dans le courant. [rires] Vous vous incluez là-dedans vous autres les pas beau ? C'est sûr. Vous inclu évident. Ah oui ! Euh il y [raclement de gorge] a une dimension, Raphaël et Catherine. Oui. Effectivement euh les hommes qui sont souvent plus beaux entre guillemets sont nettement plus narcissiques. Ouais. Alors ils utilisent euh la femme pour comme faire valoir à leur beauté. Hm hm. Ils sont égocentriques souvent. Alors, époilé, parfumé, tout ce genre le [raclement de gorge][toux] l'accoutrement tiré à 4p et cetera. Alors, de véritables gonzesses insécurisent leur partenaires, parce que souvent ils sont peu masculins et relativement peu viriles. Ben, c'est intéressant ce que vous amenez là parce que ça va nous amener. Oui, ça va plus loin que ce que Raphaël a dit là. C'est c'est une belle lancée mais continuons. Il faut introduire le narcissisme. Oui. Souvent là ils sont plein d'eux même ça a pas de maudit bon sang. Ouais c'est c'est un bon point que vous que vous soulevez là. J'étais poli là. Oui oui, je le sais, je l'ai senti toute votre politesse là dans dans les dernières secondes. Moi ce que je trouve intéressant, c'est que tu sa vous venez de parler aussi des hommes justement qui pour qui l'apparence physique est importante. Ils vont passer beaucoup d'heures au gym, ils vont passer beaucoup d'heures devant le miroir à se préparer. On envoie beaucoup, tu sais le métro sexuel aussi par excellence là l'homme qui de plus en plus en passe achète des crèmes de beauté. Puis je me demande docteur Maillou puis je faire une gonzesse une gonzesse et la conjointe mesdames méfiez-vous de ça ? c'est qu'ils sont pleins d'eux-mêmes, ils ont pas de place pour vous. Alors, qu'est-ce qui va arriver ? C'est que votre confiance en vous-même va tomber et va fondre comme neige au soleil. Et pourtant, docteur Maillou, ça semble plaire à une bonne catégorie de femmes. Je m'excluanément. Momentanément. Ben oui, mais regardez à la télé, regardez ce qu'on voit maintenant. Je le dis souvent puis je le dis avec aucun mépris là. C'est un constat que je fais à la télébécoise. De plus en plus, il y a des hommes métrosexuels. C'est beaucoup ça. Des hommes très masculins, tu sais, des Dave Mauricet. OK, je vais prendre l'exemple de Dave. Tu sais, pour moi, Dave, c'est le gars, tu sais, je dis pas que ça prend juste des Dave Mauricet, mais on en voit moins des hommes comme ça. C'est pas un métro sexuel. Non, non, non, c'est ça, c'est tout le contraire. Écoute, on lui fait prendre le métro. [rires] Pauvre Dave. Oui. Qu'est-ce que tu voulais dire concernant Dave que j'aime bien ? Non, en fait c'est ça c'est parce que Dave est l'exemple typ évidemment dans le domaine du sport souvent bon on a des hommes un petit peu plus masculins, mais encore là on intègre de plus en plus des hommes métroxuels qui parfois on ne sait pas de leur [raclement de gorge] orientation sexuelle. C'est pas clair là. C'est puis je vous le dis là, c'est plus en plus en plus en su en su oui oui oui oui. Alors je me dis mais visiblement ça doit plaire parce que les gens qui écoutent la télé docteur Maillou en majeure partie ce sont les femmes fait qu' doit avoir des femmes qui aiment ça. Oui mais de de là c'est que c'est un attrape noo il y a un piège parce que il y a un manque de sensibilisation chez les femmes à l'égocentrisme masculin. Ouais. Et l'étude est vraiment savoureuse parce que comme Raphaël l'a mentionné, les hommes qui sont moins beaux sont moins pleins d'eux-mêmes, sont plus ouverts, accueillant, gentil, serviable, attentionné parce que ils sont moins égocentriques, sont plus accueillants, sont plus ouverts à l'autre. Ouais. Si vous êtes fermé à l'autre là ou si vous fréquentez quelqu'un qui est fermé à l'autre, déguerpissé au plus sacrant. Ouais. Ben ça c'est clair. Puis tu sais je pense est-ce que ça se peut que dans plusieurs cas on parle beaucoup là on parle de la beauté plastique donc le physique oui c'est important d'être attiré par la personne mais le tu sais le côté le charme le charisme le discour de l'humour sais il y a plein d'aspects aussi qui séduisent là moi oui. Les yeux la couleur les yeux les yeux [rires] vous rzez de moi là mais ça c'est pas non mais pour continuer dans ta foulée ouais [rires] c'est parce que je l'ai tellement entendu moi je demande régulièrement aux personnes qui me consultent aux hommes ouais qu'est-ce qui t'a attiré chez cette femme-là invariablement me dire qu'elle mouche les a piqué ses yeux ah ah comment on voyons ses yeux avait un beau décolleté ce soir là [rires] Finalement en grattant un petit peu, vous avez les vrais affaires. Mais ben c'est quoi cette histoire là ? Depuis quand que les yeux d'une femme nous attirent ? Mon œil. Ben ben ça mais quel mensonge ? On on grandit dans une culture de mensonge à soi. [rires] Mon œil en plus. Docteur, vous fait dans les jeux de mots ce matin. Oui. E brièvement et est-ce qu'on Oui. Euh écoute, c'est triste. Parallèle parallèle. Hier, j'ai débuté un parallèle entre notre institution euh universitaire de Trivière, l'UCTR et l'hôpital Sainte-Marie, l'hôpital de Tois Rivière. Hm hm. As-tu un nouvelle un matin ? Un avis disciplinaire remis aux infirmières. Oui, je l'ai lu tout à l'heure. Oui, Brunel, je suis pas écoute, il reflète il reflète ce que j'ai vu en est vécu de 79 à 89 à l'hôpital de Trois Rivières. Le mépris envers les infirmières. Mais on peut pas faire ça les amis. On peut pas mépriser nos professeurs à l'université et on ne peut pas mépriser nos infirmières. C'est le patient et c'est l'élève qui va payer le l'étudiant qui va payer la note. Écoutez le propos méprisant de cet illuminé Louis Brunel. On le savait absences [raclement de gorge] entre entre parenthèses mais notre bassin était insuffisant et on a dû répartir notre bassin de main d'œuvre pour couvrir les manques de personnel dans les différents centres d'activité. Ouais. Et ça il continue en disant ce n'est pas un manque de planification, on cherche jour et nuit. Là j'ai mon temps de dire que je suis intervenu au mo 79 89 à l'hôpital Sainte-Marie à l'époque puis ça cherchait pas fort jour et nuit. Ben moi, je peux vous confirmer qu'en 2018 ce que je me fais raconter par des sources pas mal bonnes à l'interne que ça cherche pas toujours très bien tant que ça puis surtout pas jour et nuit. Moi docteur Maou je suis intervenu je suis intervenu en faveur des infirmières vers 1983. Euh Mathieu Vancour mentionnait que il fermait sep lits durant l'été euh par manque de main d'œuvre. Ferma cette lit en psychiatrie. Manque de main d'œuvre. Alors que je savais qu'il y avait une liste une longue liste d'infirmières disponibles qui étaient toujours à temps partiel depuis des années. Ah ouais. Et je te l'ai apostrophé dans le corridor devant la caféria. Je m'en rappelle comme c'était hier. En tout cas, Mathieu qui faisait un 61 avec Midget, j'avais mes deux pattes dans le temps, mais tu peux être sûr que il était beaucoup plus grand que moi, mais le type, je l'ai fait fondre de 8 pouces, ça a pas été trop long. Je suis pas inquiète là-dessus. Mais c'est quoi cette histoire là ? J'ai dit Mathieu, j'ai dit a des infirmières disponibles. Il dit il y en a pas. E j'avais une liste dans mes poches tout fort devant la cafétéria. Ouais. Le gars m'a haï, tu as pas idée ? Ben je oui, je suis convaincu de ça. Euh docteur, quel maudit hypocrite ? Le type m'a dit, il dit "Nous n'avons pas pendant les vacances de personnel de main d'œuvre de remplacement, j'avais une liste d'au moins 18 noms dans mon dans ma poche. Je lui sors ça. Ça m'avait été remis par les infirmières." Ben mais c'est c'est c'est plat. Mais c'est plat. Puis c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui. Ce que je n'aime pas de ce discours là, vous avez raison de le dire. Il y a il y a du mépris là-dedans. On le sent très bien. Moi, j'aime pas qu'on s'exclut de la problématique. Quand ils nous disent que ce n'est pas un manque de planification, ça veut dire qu'OK, il y a rien qui est qui est mal fait par les cadres. Les cadres, ils ont rien à se reprocher. Tout le monde cherche jour et nuit. C'est de la faute des infirmières. C'est pas vrai. Mais c'est faux. Ils ont écœuré. Ça fait il y a une tradition. Écoute, écoute-moi bien. À l'hôpital Sainte-Marie de Trois Rivières, il y a une tradition depuis minimalement 79, [grognement] un peu avant, puis je je vais dire après, d'écœur les infirmières, ce qui n'était pas le cas à l'hôpital Saint-Joseph. Ah oui, il y avait vraiment deux cultures très différentes de gestion. Et à l'hôpital Sainte-Marie de Trois Rivières, il y avait au début des années 70 300 lits, deux femmes pour gérer l'hôpital. OK. Hm hm. Il y avait la sœur supérieure, la sœur économe à la fin 70 78, ils ont pris le pavillon des sœurs et ils ont remplacé deux femmes, deux religieuses par 40 personnes. directeur deux secrétaires directeur le directeur adjoint ou directeur général adjoint il y en avait une ensuite il y avait le service de la pay le service de la pay alors que c'était toujours un hôpital avec exactement le même nombre de lit 40 personnes pour en remplacer deux commencez-vous à me suivre ouais absolument OK fait ça c'est mais là ça ça fait quelques années Marcel Gervet mon confrère psychiatre décédé Marcel Gervet m' écoute Marcel est un bon compteur et j'aime me faire raconter des histoires. Je suis un bon public et il m'a raconté des tas d'histoires. Par exemple, il dit Pierre et dit c'était pas compliqué. On avait une demande, on allait voir la supérieur, elle nous disait oui non, ça s'arrêtait là. Ouais. Mais là, on est plus on n'est pas là. C'est oui ou non. Ouais. On peut se le permettre ou on se le permettra pas. Et c'était pas plus compliqué que ça. Mais là, c'est devenu compliqué. Docteur, on est on n'est plus là. C'est et attends un peu. Mathieu Vanancour s'est installé dans la chapelle des religieuses. Peux-tu croire que dans les années 80, il a réussi à grimper son nombre de secrétaires à trois ? OK. Pourquoi ? C'était quoi la raison ? Aucune alors que c'était toujours un hôpital de 300 lit. Hm hm. C'est épouvantable ce qui s'est fait là. Fa ça veut dire que ça a pas beaucoup changé. C'est devenu ben pardon, ça a pas beaucoup changé. C'est juste pire parce que c'est plus gros fait que c'est plus dur à c'est on c'est plus dur à gérer. Il y a pas de planification. Combien il y a-t-il de lit à l'heure actuelle à Sainte-Marie ? Euh je sais pas par cœur docteur Maou. J'avoue que là j'ai j'ai pas la Il y a des services Oui, il y a quelques services qui se sont annexés. Oui, ça c'est sûr. Mais là c'est clair qu'il y en a plus qu'avant là avec le CU c'est tellement devenu gros. Mais là j'ai j'ai pas les chiffres devant moi. Non à l'hôpital au char. Ouais le char en plus je m'habitu jamais. C'est le ch le temps fait un petit peu docteur Maillou, je veux juste qu' qu'on revienne dans tu sais en 2018 là aujourd'hui il y a une situation qui est là et là ce qu'on me dit moi j'ai l'information qui rentre de partout là alors là chez nous il c'est pas un manque de planification il y en a un manque de planification on est en mode réaction historique historique un manque de planification du personnel infirmier pas la main d'œuvre eouis là si tu me sors la main d'œuvre encore là je pense que tu vas m'avoir sur le dos longtemps. C'est méprisant cela. Planification du personnel infirmier. Ouais, c'est de ça dont on parle. Ouais. Ben entre autres. Oui. Ben des infirmières prépos infirmiers. Ouais. En majeure partie, c'est ça. C'est pas la main d'œuvre. Mais là, il y a des auditeurs qui m'écrivent là pendant pendant qu'on discute. Il y a quelqu'un qui me dit Catherine infirmière qui demande congé et c'est refusé. Elle doit déclarer malade le matin même pour obtenir son congé. Donc obligé de réagir au lieu de planifier. Docteur Maillou, on est en mode réaction. Moi quand j'entends mais ça a toujours été ce que j'essaie de vous dire, c'est une c'est une tard historique à cette institution-là. Comment ça se fait qu'on tolère ça d'abord si c'est une terre historique qui prenez écoute qui s'est opposé ? Qui a dénoncé ? Mais pas gra, il y en a eu un mais c'est ça Maillot. Ouais, mais là de plus en plus, j'étais le seul depuis le début des années 1980 à dénoncer un style de gestion. Catherine, tu m'as entendu à plusieurs reprises ce la gestion du char est historiquement inacceptable. Ouais. Bah oui, vous le vivez depuis des années. Moi je je peux pas Ouais. Moi je peux pas vous raconter ça. Moi je me ramène à aujourd'hui. Moi ce qu'on me dit aujourd'hui quand on on me raconte que des infirmières qui obtiennent de nouveaux postes, une fille de soir qui obtient un poste de jour que son poste est pas remplacé et c'est ce qui fait entre autres que le soir et la nuit on a des problématiques. Expliquez-moi comment c'est pas un problème de planification. Expliquez-moi ça là. Je m'excuse écoute dans les années 80 la gestionnaire je la nommerai pas parce qu'elle est probablement encore vivante la directrice adjointe du nuring parce que je t'ai je t'ai mentionné tantôt deux religieuses remplacées par 40 alors du côté de signe il y avait la directrice avec sa secrétaire la directrice adjointe sa secrétaire et la directrice la majeure partie du temp j'ai été témoin elle de la directrice adjointe des soins infirmiers. Son travail consistait à faire des tournées et à vérifier la teinte de blanc des bas des infirmières. H puis là elle les avertissait. Il y avait des teintes de blanc bon à l'époque. Ouais ou aujourd'hui c'est une joke là mais c'était écoutez je la voyais je me promenais moi je faisais des consultations dans l'hôpital elle venait à la clinique externe de psychiatrie examiner les tu l'avais vu arriver toi c'était c'était honteux mais c'était toléré ouais mais c'est ça mais c'est c'est un exemple parmi tant d'autres là c'est aujourd'hui c'est autre chose mais on est dans encore une fois dans le même mépris docteur Maillou quand j'entends que sur des étages Il y a des ces qui sont pas capables de saluer leurs employés euh si c'est pas du mépris parce que je puis c'est vous remarquez quelque chose, c'est souvent les gens qui ont été sur le plancher mais dans les années tranquilles hein à l'époque mais c'est par ça a changé aussi puis aujourd'hui son cadre puis son cadre puis bah salu les vous êtes qui vous de de simples employés moi quand j'entends ça non main d'œuvre main d'œuvre la main d'œuvre vous êtes de la main d'œuvre oui de la main d'œuvre hm bref euh OK on va sais ce sont des person Oh oui. Puis parlant d'une chose, c'est que il y a pas compris que les infirmières ont un ordre professionnel. Il a pas compris ça Louis là, faudrait lui expliquer. Ce sont des professionnels qui ont un ordre professionnel et à le QTR, j'ai hâte que les professeurs aient leur ordre professionnel. Ouais. Mais en ça fait ça fait une différence. Mais ça fait Ouais. Mais ma question est la suivante en terminant, ça fait une différence à quel niveau l'ordre là depuis depuis tout c toutes ces problématiques de setin puis de de manque de personnel l'ordre il a fait quoi ? Ils font quoi l'ordre ? Bah d' au gaz bah c'est ça mais l'ordre c'est pas pour protéger les patients de toute façon hein quand ça leur tente. Ben c'est ça mais c'est gen pense qu'on va leur reparler. La formule est bonne mal appliquée mais elle est bonne. Faut faire attention là. OK, ben peut-être là, mais adapte, il me semble que c'était tranquille dans leur solution qui qu'ils apportent à au dossier. OK, [rires] je pense qu'on a assz dit 7h29, on vous retrouve à la commission avec Robert. à tantô docteur maillou

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